Archives de l'hebdo des socialistes
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Disponibilité et diplomatie

«M’occuper de mon village est la suite logique de mes engagements syndicaux pendant ma vie active », explique simplement Gérard Gire. À 64 ans, cet ancien fonctionnaire du trésor public, est le premier adjoint du maire socialiste de Fons-Outre-Gardon (Gard).

Et, cela va de soi, il est chargé des finances de cette commune de moins de 1 000 habitants, où il s’est installé il y a 28 ans avec son épouse. Adjoint une première fois entre 1988 et 1994, il a été réélu en 2001. Et envisage de se représenter pour un troisième mandat l’année prochaine.

« En plus des finances, je touche un peu à tout, explique celui qui passe quotidiennement entre trois et quatre heures dans les bureaux de la mairie. Notre maire, William Dumas, étant député depuis 2004, je fais en quelque sorte l’intérim quand il est Paris, du lundi au jeudi matin. Il ne peut plus être autant présent sur le terrain qu’avant. »

Au menu des journées du jeune retraité : recevoir les habitants en mairie, répondre au courrier, suivre les chantiers en cours en lien avec les services du conseil général. Entretien de la voirie, construction d’une nouvelle salle de classe, réfection de la charpente de l’école : « Le travail ne manque pas ! » Du travail, Gérard Gire en a aussi en tant que délégué à la nouvelle communauté de communes de Leins-Gardonnenque. À la suite du partage des tâches entre les 13 communes, deux postes lui sont revenus : la gestion des ordures ménagères et la petite enfance, incluant le centre de loisirs et les deux crèches. En outre, il participe au syndicat intercommunal de regroupement scolaire.

Être élu d’un petit village, en plus de la disponibilité, demande aussi « pas mal de diplomatie » : «On doit gérer les plaintes de personnes qui râlent contre le coq qui chante ou un chien qui aboie, ou encore le carillon de l’église, alors qu’on est à la campagne ! Il faut apprendre à régler ces problèmes avec beaucoup de tact. » Cependant, cette activité, même avec ses contraintes, lui apporte beaucoup de satisfaction : « Parfois, des amis me demandent comment se passe ma retraite.Je leur réponds que j’ai l’impression d’avoir encore moins de temps libre qu’avant ! » Pour aussitôt ajouter : « Mais ce n’est pas plus mal. La coupure avec la vie active est souvent brutale. Être premier adjoint, cela m’a donné un coup de main. Ça permet de rester jeune ! »

M.B.

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