Archives de l'hebdo des socialistes
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Alexis Bachelay : L’épreuve du feu

La France de demain, citoyenne et plurielle, Alexis Bachelay souhaite l’incarner. Et c’est aussi pour elle qu’il s’engage en politique. Candidat aux élections cantonales à Colombes (Hauts-de-Seine), sur un ticket commun avec sa suppléante Yaye Ami Diop, ce jeune homme de 34 ans symbolise une volonté de renouvellement.

« Je veux montrer aux gens que l’on peut s’engager en politique en étant jeune et issu d’un milieu peu favorisé. Je suis un enfant de la banlieue, mes parents, commerçants, n’étaient pas très fortunés, mais j’ai toujours eu le sens du collectif. »

À 19 ans, Alexis crée un club de football à Nice,où il a vécu quelques années.« Le football amateur est très compartimenté, explique- t-il. Moi, je voulais jouer avec des gens de tous les âges, venus d’horizons différents. C’était la France black, blanc, beur, avant l’heure. » De retour à Paris pour suivre des études de science politique à la Sorbonne, les contours de ses convictions se précisent. Premier déclic : l’élection présidentielle de 1995.Déjà,l’extrême droite affiche des scores inquiétants. Alexis Bachelay n’attend pas que Le Pen soit au second tour, en 2002,pour lutter contre des idées qui vont à l’encontre de ses « valeurs humanistes ». Il rejoint le Manifeste contre le Front national, fondé par Jean-Christophe Cambadélis. En 2001, il entre au PS et s’investit dans la campagne municipale parisienne. Une autre étape fondatrice vient jalonner alors son parcours militant: la Convention pour la VIe République,créée par Arnaud Montebourg, dont Alexis est membre fondateur.

Aujourd’hui,son implication dans la vie locale est la somme de tous ces combats. « Je suis mû par un fil directeur :l’envie d’améliorer le fonctionnement de la démocratie. » Et à l’échelle du canton qu’il brigue,il y a fort à faire.«La droite au pouvoir a bafoué les principes démocratiques. Elle n’a pas organisé de concertation avec la population au sujet de deux grands projets de renouvellement urbain.» Lui souhaite au contraire cultiver le contact avec les habitants et les réconcilier avec la politique: «Quand on s’engage localement, on ne peut pas mentir. Les gens nous interpellent sur des questions très pragmatiques.»

Parmi celles qu’Alexis Bachelay place au coeur de sa campagne : l’écologie qu’il souhaite rendre « populaire », la démocratie – toujours – et la solidarité. Pour lui, la réussite d’une politique locale est avant tout une affaire d’audace, plus que de moyens. Une qualité qui ne devrait pas manquer à ce garçon qui sait aller de l’avant.

Élisabeth Philippe

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