Archives de l'hebdo des socialistes
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La France d’après Nicolas Sakozy

7 mai 2007

Je suis crevé. Pas dormi. Toute la nuit, mon fils malade… Comme le 21 avril 2002. Comme si je lui transmettais mes angoisses… Sarkozy vient d’emporter l’élection présidentielle. Je n’ai pas réussi à relativiser.

Café noir. Je dépose le p’tit à l’école. Il donne l’impression d’avoir récupéré. Pas moi. Ma tête de déterré se reflète dans la vitre du RER. Autour de moi, la banlieue défile. Marne-la-Vallée, Seine- Saint-Denis, Val-de-Marne… Changement gare de Lyon.

Les passagers ont les yeux lacés à leurs chaussures. Le dos plus voûté qu’à l’habitude. Silence dans les rames. Mais où sont-ils les électeurs de Sarko ? Ils ne doivent pas vivre sous terre. Ou peut-être qu’ils doutent déjà de leur propre vote…

8 mai

Les télégrammes de félicitations se sont accumulés à la permanence du nouveau chef de l’État. «Chef de l’État»… Tu te rends compte ? Au milieu des communiqués de circonstance, quelques hommages appuyés et amicaux signés Berlusconi, Aznar, Barroso… Moi, je reçois des SMS. Désespérés. Désespérants. «Putain cinq ans ! »

10 mai

Il a le sens des symboles le nouveau président. Choisir le 10 mai pour annoncer l’identité de son Premier ministre ! Pour rien au monde, il ne raterait une provocation .

Cela faisait quatre jours qu’il n’occupait plus la télé. Une éternité. Comment a-t-il pu résister devant tous ces micros ouverts ? Maintenant il nous regarde. Sur le plateau, il sourit. D’une oreille à l’autre. Il a l’air content, surtout de lui-même.

Dans le Canard – pas encore enchaîné – d’hier : « Nicolas Sarkozy n’a pas besoin d’euphorisants. Tous ses visiteurs décrivent un président en verve : « Je les ai tous niqués ! Niqués ! Chirac est mort,Villepin je vais le pendre moimême au croc d’un boucher, Bayrou je viens d’offrir une boîte de clous pour sa crucifixion. Quant à MAM, je vais l’humilier en lui proposant un sous-ministère ». La gauche n’est pas épargnée : « Les socialistes ? Pas besoin de les taper. Je les connais. Ils vont s’entretuer pendant dix congrès pour déterminer les raisons de leur défaite. Je suis là pour vingt ans » !

17 mai

Le secrétaire général de l’Élysée est sur le perron pour annoncer le nouveau gouvernement. Et moi, je suis encore coincé dans le RER. Dans la rame, il y a un passager qui a été plus prévoyant que moi. Il a l’oreille vissée à un vieux transistor. Je ne comprends pas tout. Un nom que j’attrape… celui du Premier ministre… François Fillon. Je saisis encore que nous avons échappé à Balkany à la Justice, mais pas à Estrosi au nouveau ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale…

23 mai

Assemblée nationale. François Fillon, mèche plaquée désormais, récite son discours de politique générale. Triste et sec, comme une blanquette sans sauce. Le porte-plume a dû changer. Oubliés Jaurès et Blum. La droite, rien que la droite…

20 heures.Borloo est envoyé dare-dare à l’antenne pour corriger le tir. C’est sa mission dans le gouvernement: mettre le carré de beurre dans les épinards. Il ne manque pas de charme: parler simple, gueule de gamin ridé,sourire affleurant. Pas suffisant pour nous rassurer.

29 mai

Je déjeune avec Manon, dans le Xe arrondissement. Comme à chaque fois qu’elle arrive de son boulot à Aulnay, elle est en retard. Le restau de la rue d’Enghien où nous mangeons est à deux pas de l’ancien siège de campagne de Sarko.Tout a été remballé. Les anciens clients ne sont pas revenus pour autant. Du coup, on a presque la salle pour nous tout seuls.Elle fait une drôle de tête… Elle a eu un entretien avec son boss :
– Je voulais vous voir… pour travailler plus. Faire des heures sup, quoi…
– quelles heures sup ?
– Ben… je voudrais gagner plus !
Pour seule réponse, elle a eu le rire du taulier.
Zéro perspective. Trente-cinq piges et déjà au taquet…

17 juin

Deuxième tour des élections législatives. Les Français ont commencé à comprendre. Pas encore assez pour priver le nouveau président d’une majorité. Mon ex-beau-père va pouvoir s’arsouiller dans tous les rades du quartier pour fêter ça… Il y a des jours comme ça où je me dis que j’ai vraiment bien fait de divorcer. J’aurai pas à vivre ça : Georges beurré, carbonisé, déchiré… Tout ça au nom de l’ordre et à l’ombre de la croix de Lorraine !

Sans jouer les zombies-du-bar, je décalotte quand même une bouteille. Il faut bien essayer d’oublier quelques heures que Sarkozy dispose à présent d’un pouvoir illimité : institutions, médias, grand patronat… De toute façon, sobre ou pas, demain, j’aurai le casque.

1er juillet

Session extraordinaire à l’Assemblée. « Extraordinaire », c’est le mot juridique qu’ils utilisent à la télé. C’est pas moi qui le dis… Séances autour de la LNMSF. En français, ça veut dire « loi pour un nouveau modèle social français ». Tout un programme : limitation du droit de grève, contrat de travail unique sur le modèle du CPE… On avait été prévenus… Les syndicats s’indignent et se scandalisent. Sauf que les Français, eux, pschiiiiiiit… Ils sont partis sur la route des vacances. Ils ne veulent plus entendre parler politique pendant au moins deux mois. Soleil et silence de plomb.

17 juillet

Manon n’est pas forcément à classer parmi les révolutionnaires. Elle serait plutôt du genre « aquaboniste ». Quand elle est arrivée, c’est tout juste si je l’ai reconnue… Les yeux rougis et les lèvres tordues par la colère.

Le fameux plan social de 10 000 salariés à PSA dont l’annonce n’a fait l’objet que de quelques toutes petites lignes pendant la campagne présidentielle, eh bien le voilà ! Ils vont tout bonnement fermer le site d’Aulnay. Sarkozy a renvoyé la responsabilité au marché. « Ce n’est pas le rôle de l’État de se mêler de ces questions. La stratégie industrielle des entreprises ne relève que d’elles. » Manon est licenciée.

3 août

Gouvernement et Parlement sont enfin partis se mettre au vert. Quinze jours sans Sarko. Drôle d’effet. D’un seul coup, l’atmosphère change. Comme un goût de permission.

Où est parti le couple présidentiel ? C’est pas que la question me taraude tant que ça, mais juste un peu de curiosité. Je me dis qu’ils sont peut-être chez les Lagardère, les Bouygues ou les Dassault… Comme ça, ils peuvent réfléchir ensemble à la grille des programmes pour la rentrée… Est-ce qu’ils vont oser ? Après tout qu’est-ce qui peut les retenir maintenant ?

Côté France télévisions, la nouvelle équipe de direction plaît beaucoup au président de la République : pas le genre à vous oublier devant la salle de maquillage, ni à vous importuner avec des questions de journalistes que les Français n’auraient pas eu le (mauvais) goût de poser.

28 août

Université d’été de l’UMP. Sarkozy confirme : il garde la présidence de son parti. Pas le genre à lâcher du pouvoir. Pas maintenant que ça va changer… Il faut bien reconnaître que Nicolas Sarkozy est parfois un homme de parole. Dans le public, au premier rang, il y a le secrétaire d’État aux Questions éthiques, Éric Besson, plus connu comme auteur à succès. Cette année, le même mois, il a réussi deux best-sellers. Le premier sur Sarko, le second sur Ségo. Dans le monde de Nicolas Sarkozy, tout s’achète : les idées, les amis, la fidélité, la loyauté…

1er septembre

Ce soir :émission spéciale à la télé.Trois heures pour « mieux connaître notre nouveau président », a dit le présentateur. Je me demande ce qu’il peut encore nous dire de lui que nous ne sachions déjà. Manon me dit que, peutêtre, il va nous révéler le code de sa carte bleue…

Non franchement, j’étais mauvaise langue. Il a été époustouflant. A 21 h 30, on a bien senti l’émission vaciller. Discours trop attendu, trop classique. Et la bête de scène a ressenti ça. Il y a du Johnny dans Sarko. Il a suffi d’une toute petite perche de Michel Drucker pour que tout bascule.

– « vous savez Michel, je voudrais vous dire que pour moi, tout n’a pas toujours été facile »… Et là, le président arrogant, le Machiavel de l’UMP, est redevenu le gentil petit garçon qu’il n’avait jamais cessé d’être.

Ému aux larmes, Sarko n’est jamais aussi touchant que lorsqu’il parle de lui. Jamais aussi compatissant que lorsqu’il pense à lui. Jamais aussi lumineux que lorsqu’il évoque sa propre réussite. Il y a aussi du Jean-Marie Messier dans Nicolas Sarkozy.

S’aimer à ce point… ça fait plaisir à voir ! Voilà un président qui n’a visiblement pas le gène du suicide.

15 septembre

Dingue ! Tout ça en bas de chez moi, presque sous ma fenêtre ! Ce matin, j’ouvre les volets de la cuisine et qu’estce que je vois ? Une éclosion de mobile homes. Quatre-vingt-dix ! Je n’avais pas compris jusqu’alors que le « droit opposable au logement », c’était le droit des sans-logis opposable dans les quartiers des mal-logés. Ce n’est pas à l’ouest de Paris, pas à Neuilly, qu’ils vont recaser les « gueux » du canal Saint-Martin… C’est à l’est de l’Île- de-France.Welcome in the ghetto…

20 septembre

Présentation de la loi de finances pour 2008. Ils n’ont plus peur de rien. Xavier Bertrand, le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, balaie d’un revers de son blazer bleu marine à boutons dorés les questions insolentes des journalistes : « Oui, la droite est de droite ! Oui, il faut en finir avec ces politiques de redistribution par l’impôt ! Toutes ces idées fleurent bon le XXe siècle socialiste. Il est temps de libérer les énergies. De rendre aux Français le produit de leur travail ! »

C’est l’avalanche : bouclier fiscal, fin des droits de succession, réforme de l’ISF, nouvelles baisses pour les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu, exonérations fiscales pour l’emploi de personnel de maison… Comme ça, les riches seront enfin égaux avec les pauvres : ils ne paieront plus d’impôts !

1er octobre

Je ne m’étais pas encore relevé de cette première salve fiscale que le gouvernement attaque à nouveau en piqué ! C’est pas possible, ils ont dû retrouver Alain Madelin !

Ce matin, ils ont présenté la loi de financement de la sécurité sociale : franchise annuelle de 100 euros, déremboursements de médicaments, nouvelles restrictions d’accès à l’aide médicale d’État, création d’une TVA sociale…

Si je n’avais pas peur de terminer le bras couvert de bleus, je me pincerais bien. Je crois que même les plus masochistes n’avaient pas anticipé ça quand ils ont glissé leur bulletin Sarkozy dans l’urne.

13 octobre

Putain de soirée. Tant pis pour Jérôme, mais rien à faire. Je ne peux pas.
– Allez, Manon, on s’en va. On en a assez vu…
– Attends ! on ne peut quand même pas partir maintenant ! On vient à peine d’arriver. C’est quand même son anniversaire…
Moi, je me sauve avant d’attraper de l’urticaire. Il y a pire que Sarko : les sarko boys ! ils sont terrifiants. Ils ont été élevés par Casimir, mais ont basculé du côté obscur de l’Île aux enfants. Ados sous Mitterrand, ils n’ont pas pu assumer leur « droititude ». Depuis mai, ils se sont lâchés sur la France comme des fauves frustrés. Plus rien ne les freine. La victoire de l’UMP les a mis en état d’ivresse politique. C’est l’heure de la revanche. Libéraux jusqu’à l’os. Ils ne pensent qu’au fric. Ils ne croient en rien d’autre. Ils s’en vantent. Ils sont à pleurer. Je préfère m’en aller.

23 octobre

C’est formidable. Avec ce gouvernement, c’est une mauvaise surprise par jour ! On n’est jamais déçu… ou plus exactement, on est certain de toujours l’être. Pourtant, les dirigeants de l’UMP ne ménagent pas leurs efforts. Selon une méthode bien rodée,à chaque annonce difficile, le gouvernement met en avant une mesure positive qui l’équilibre médiatiquement. Aujourd’hui, le ministre de la Justice avait à s’expliquer sur sa mise en oeuvre d’une politique de détection précoce des jeunes délinquants. Pour contourner le mur des critiques, le Garde des sceaux a annoncé la création d’un nouveau métier. Un nouvel emploi face à de nouveaux criminels : puéricultrice pénitentiaire…

1er novembre

Il a fait froid aujourd’hui. Le président était en banlieue. Mobilisation générale. Gyrophares et uniformes partout. Des airs d’Omaha Beach, un jour de débarquement. Le conseiller com’ sur les dents. Comme à chaque déplacement difficile désormais, la police ratisse avant le meeting. Les éventuels persifleurs sont envoyés au poste. Clicclac, bracelets offerts et accrochage au radiateur : pas bouger, Sarko parler. Quand Sarko fini, vous relâcher… Jeunesse désireuse, jeunesse dangereuse.

Dans la ville voisine, il y a une usine occupée. Les gars avaient le projet de rencontrer le président en délégation. Pour l’occasion, ils s’étaient commandé une superbe banderole : « Rendez-nous notre dignité ». Trop subversif… Et eux qui croyaient que le président était maintenant celui de tous les Français.

« Mais je suis entouré d’incapables ou quoi ? Vous le faites exprès ? Il y a des milliers de personnes qui se pressent sur la place de Paris pour pouvoir travailler avec moi ! Alors, arrêtez-moi tous ces types ou je vous vire dans l’heure ! » Il ne faut pas gâcher la belle image pour le 20 heures.

Ce nouvel épisode a eu un seul avantage: cet avocat dont j’ai oublié le nom, mais qui devait être un peu de droite, s’est enfin réveillé :«La volonté du président ne peut conduire à ignorer la liberté d’expression et le droit de manifester.»

2 novembre

Une, puis deux, puis dix, puis cent. Dans la nuit noire, des feux de voitures éclairent les tours.Fumées âcres jusqu’au ciel. Les portables sonnent, vibrent. Les photos circulent en MMS. Après le «happy slapping»(1), la présidence sarkozy permet d’inaugurer le «happy burning»(2).

A 18 heures, invité sur Fun Radio, le chef de l’État est revenu sur ses propos et ceux de sa ministre Rachida Dati qui, dans une vidéo qui a fait le tour de l’internet, évoquait une « rénovation urbaine à coup de Kärcher ».
– «Mais qu’est-ce qui vous choque dans nos propos? C’est la marque allemande qui vous gêne? Parce que c’est le pays de la solution finale? C’est de cela qu’il s’agit? Alors je peux vous comprendre. Disons que si j’avais à recommencer… je proposerais de nettoyer La Courneuve à la sulfateuse. Cela permettra de protéger les braves gens contre tous les parasites. »

Message reçu 5 sur 5. Effet immédiat garanti…

3 novembre

Du coup,entre deux feux,le ministre de l’Intérieur est l’invité de Nicolas Demorand sur France Inter.

Lancement du dernier disque de Moussa du 9.4 pour donner le ton de la matinale :

« T’as prétendu que t’allais venir nous nettoyer au Kärcher, On t’attend de pied ferme, tes paroles vont t’coûter cher…»(3)

Le ministre donne le sentiment de ramer à contre-courant avec une petite cuillère…

5 novembre

Il paraît que la chancelière allemande est furieuse. Dans le Monde d’hier, le correspondant à Berlin rapporte la colère d’Angela Merkel : « Pendant la campagne présidentielle, je n’ai pas réagi à ses propos sur les Allemands pour ne pas le handicaper face à Madame Royal. Mais là c’est trop. Recommencer avec l’Allemagne, pays de la solution finale… Il est vraiment fou. Il va finir par dire que les Allemands ont un gène nazi. » Après les émeutes dans les quartiers en France, il ne manquait plus qu’une crise franco-allemande. L’ambassadeur d’Allemagne s’est rendu dès hier au quai d’Orsay pour obtenir des explications de la part de Philippe Douste- Blazy, l’indéboulonnable ministre des Affaires étrangères.

17 novembre

C’est l’anniversaire de la création de l’UMP. Nicolas Sarkozy a commandé à Publicis un film relatant ses exploits. À Villepinte, 40 000 personnes sont attendues pour fêter cet événement avec le président. La journée ne coûtera que 3 millions d’euros, a révélé le trésorier du fameux mouvement du président.

À 16 h, pour clôturer cette mémorable journée, les géniaux animateurs font arriver, au bout d’une grue mécanique, un immense gâteau représentant la France. Le logo de l’UMP s’étale sous la forme d’une abondante chantilly.

À 16 h 05, une jeune femme à la chevelure peroxydée crève la pâtisserie et entame un « Happy Birthday Mr Président, poupoupidou ouah ! »… Le président, qui a attrapé la main de son fils Louis, ne retient pas sa larme. Elle coule – en gros plan et au ralenti – en direct sur la chaîne télé de son ami Martin Bouygues.

5 décembre

Nicolas Sarkozy s’est rendu ce soir avec son avion « Air France 1 » à Washington. Il doit rencontrer George Bush demain matin à la Maison-Blanche. Cette fois l’entretien ne se fera pas entre deux portes… La presse rapporte que dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on décrivait ces dernières heures un « président très excité » à l’idée de rencontrer « d’égal à égal » le patron de la première puissance mondiale…

6 décembre

20 h.Toutes les télés sont en boucle sur le déplacement américain de Nicolas Sarkozy. George Bush n’a pas lésiné. Pour une fois qu’il trouve un inconditionnel en France ! je m’avale mon pastis d’une traite… Et je crois que demain je recommence la cigarette…

En raccompagnant son invité, il s’est même allé à prononcer devant les caméras quelques mots en français (avec son inimitable accent texan) : « J’adooore votre new president. Avec lui nous pôvons changer le mooonde. Nous partachons l’essential. The same valeurs. Nous defendre the same civilisation. J’adooore son livre sur le religious dans le politique.Vive la France!»

Cela fait à peine six mois que Sarkozy est président. Je n’en peux plus. Je me dis que c’est pas possible… On va se réveiller… Le 6 mai 2007, les Français n’ont pas voté Sarkozy !

Thomas Colognac

1. Consiste pour ses adeptes à se filmer à l’aide d’un téléphone ou d’une caméra pendant qu’ils commettent un acte d’agression violente. La scène est ensuite exhibée. C’est en quelque sorte un « scalp numérique ».

2. consiste donc à filmer l’incendie volontaire d’un lieu public, d’une voiture, etc. 3. www.myspace.com/moussadu94

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