Archives de l'hebdo des socialistes
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Ressources N°25 : articles et études, puisés « ailleurs sur le net »

Voici une série d’articles ressources -études, analyses, documents, statistiques- puisés « ailleurs sur le net », utiles pour nourrir la réflexion . Cette semaine entre autres thèmes abordés :

L’accès à la culture ; Ségolène Royal répond aux questions de l’Observatoire des inégalités ; La nouvelle donne démographique pourra-t-elle sauver la ‘Sécu’ ? ; Les particuliers employeurs : une croissance soutenue en 2005 ; Pénibilité au travail et santé des seniors en Europe ; Interrogations autour de l’accord de sécurité nippo-australien

Société, environnement

L’accès à la culture

le 17 avril 2007, Observatoire des inégalités

En 2005, 50 % des cadres sont allés à un concert ou à un spectacle au moins une fois dans l’année contre 22% des ouvriers. Le niveau de vie et le diplôme conditionnent toujours les pratiques culturelles.

Les pratiques culturelles (livre, cinéma, musée, théâtre, etc.) se sont diffusées au cours des trente dernières années, notamment parce que l’élévation du niveau de diplôme et des niveaux de vie se conjugue avec la croissance de l’offre (bibliothèques, patrimoine culturel, expositions notamment). Malgré tout, les écarts restent nets : 50 % des cadres sont allés à un concert ou à un spectacle au moins une fois dans l’année contre 22% des ouvriers.
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Le sport au service de la vie sociale

André Leclercq

avril 2007, Conseil économique et social

Sur l’ensemble du territoire national, métropole et Outre-mer, le sport fédère le réseau associatif le plus important animé par deux millions de cadres bénévoles. La couverture géographique du tissu associatif sportif est un trait remarquable de l’influence du sport dans la population. La place du sport organisé, du mouvement sportif associatif, s’est confirmée, amplifiée. Son audience s’est accrue. La mission que lui assigne la société a pris d’autres dimensions. Sur le plan de l’égalité des chances ou de l’équilibre de vie, il est de plus en plus sollicité et contesté.

En vingt ans, le phénomène le plus spectaculaire, plus encore que la progression du mouvement associatif, est le formidable développement des pratiques sportives sous les formes les plus diverses : pratiques collectives (en groupe, en famille, entre amis…) ou individuelles.
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Ségolène Royal répond aux questions de l’Observatoire des inégalités sur ses engagements pour réduire les inégalités

Les propositions de Ségolène Royal en matière de réduction des inégalités, le 6 avril 2007, , Observatoire des inégalités

Quelles sont, selon vous, les principales inégalités qui marquent la société française ?

Les principales inégalités qui touchent aujourd’hui notre population relèvent de cinq aspects majeurs : les revenus, l’éducation, la formation et l’emploi, le logement, et enfin la santé.

En matière de revenus : si en France les écarts de revenus hors revenus du patrimoine vont de 1 à 3 entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres, le patrimoine vient creuser ces inégalités, qui se renforcent depuis 2002 : un cadre supérieur a un patrimoine 22 fois plus élevé qu’un ouvrier. Et la moitié des ménages en France vivent avec moins de 1 800 €.

En matière de logement, beaucoup reste à faire pour que chacun puisse disposer d’un logement digne -surpeuplement, inconfort, voire insalubrité, la fondation Abbé Pierre estime à 3 millions le nombre de personnes vivant dans des conditions difficiles, alors que les communes qui auraient dû construire des logements sociaux n’ont, pour 50% d’entre elles, pas rempli leur obligation, l’actuelle majorité de droite dirigeant le majeure partie de ces villes.

Du point de vue de l’accès à l’éducation et à la formation , seulement 9% de la population adulte dispose d’un diplôme bac + 2, et les fils de cadres ont 2,9 fois plus de chances que les ouvriers d’avoir leur bac et 8 fois plus d’obtenir un bac scientifique.

En matière d’emploi, face au chômage, ainsi le taux de chômage des non diplômés est deux fois plus élevé que celui des diplômés de l’enseignement supérieur, et l’insertion professionnelle des jeunes sans diplôme est très difficile aujourd’hui.

Enfin, la santé traduit aussi de fort clivages sociaux (écart d’espérance de vie de 7 ans en moyenne entre un ouvrier et un cadre supérieur, prévalence plus forte de pathologies lourdes comme l’obésité ou les lombalgies invalidantes, dans les catégories les plus modestes…). Elles conjuguent leurs effets avec les inégalités géographiques d’accès aux soins.
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Les inégalités sociales de santé

Mireille Elbaum, le 3 avril 2007, Observatoire des inégalités

Les inégalités sociales de santé ont donné lieu, en France comme à l’étranger, à de multiples travaux de recherche, mais ceux-ci restent largement ignorés par les professionnels et les décideurs, qui n’en ont jamais fait, comme au Royaume-Uni ou en Suède, une priorité politique.

Certains résultats sont pourtant frappants. Les différences de mortalité entre milieux sociaux ne se sont pas réduites entre le début des années 80 et le milieu des années 90. Elles se sont même accrues chez les hommes, avec un écart d’espérance de vie qui à 35 ans atteint sept ans entre les ouvriers et les cadres, et des disparités liées à la fois au diplôme, à la catégorie socio-professionnelle et aux revenus. On retrouve ces différences dans pratiquement tous les domaines de la morbidité, qu’il s’agisse des maladies cardio-vasculaires ou du cancer, en passant par les accidents, les problèmes dentaires et la santé mentale. Elles persistent aussi en matière de recours à la prévention et aux soins, où la qualité des couvertures complémentaires joue une rôle déterminant, même si la CMU a, malgré ses limites, diminué les renoncements aux soins des ménages les plus modestes. Et, au-delà des pathologies et de leur prise en charge, les conséquences des problèmes de santé s’avèrent d’autant plus graves pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes atteintes qu’elle sont au départ dans des situations socio-économiques moins favorables.
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 Social, santé, emploi

La nouvelle donne démographique pourra-t-elle sauver la ‘Sécu’ ?

Mathieu Plane,

Vendredi 13 avril 2007, clair & net@ofce, une e-contribution des chercheurs de l’OFCE aux débats économiques et sociaux, OFCE

Plus de bébés et d’immigrés, une hausse de l’espérance de vie moins rapide : la population de la France pour le prochain demi-siècle serait moins vieillissante que prévu il y a cinq ans. Tel est le constat établi par l’INSEE dans ses dernières projections à 2050 ( Insee Première n°1089 – Projections de population pour la France métropolitaine à l’horizon 2050)

Ce nouveau dynamisme démographique est une bonne nouvelle pour les comptes sociaux, d’autant plus que la remontée de l’activité des seniors devrait encore améliorer la situation ( Insee Première n°1092 – Projections 2005-2050 : des actifs en nombre stable pour une population âgée toujours plus nombreuse ).

Pourtant, le diagnostic dans l’air du temps est clair et net : la France surendettée ne pourrait continuer à vivre au-dessus de ses moyens. Nous devrions donc réformer en profondeur notre modèle social pour ne pas laisser aux générations futures le fardeau d’une dette accumulée par des aînés irresponsables.
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Sortie des minima sociaux et accès à l’emploi premiers résultats de l’enquête de 2006

Anne Pla

Études et résultats N° 567, avril 2007, Drees, Ministère de la santé et des solidarités

La reprise d’un emploi est le premier motif de sortie du RMI et de l’ASS : la moitié des sortants de ces deux minima sociaux occupent un emploi, emploi aidé pour un quart d’entre eux mais CDI pour environ un tiers. Tel est le résultat de l’enquête menée mi-2006 auprès de 6 800 allocataires inscrits au RMI, à l’ASS ou à l’API au

31 décembre 2004 et interrogés 18 mois plus tard.

30 % des personnes qui étaient au RMI ou en ASS ne sont plus allocataires mi-2006. Du fait de la durée limitée de l’API, près de la moitié des parents isolés sont aussi sortis du dispositif, mais un sur deux s’inscrit ensuite au RMI. Quels que soient les dispositifs, la situation professionnelle des personnes interrogées s’est améliorée, leur taux d’emploi ayant pratiquement doublé (de 12 % environ en décembre 2004 à 25 % mi-2006). Parmi les allocataires toujours inscrits dans les minima sociaux, la majorité recherche un emploi, bien que certains d’entre eux travaillent déjà. Ils cumulent alors durablement faible rémunération et minimum social ou bénéficient temporairement du mécanisme d’intéressement.

Le manque de formation reste la principale raison invoquée par les enquêtés pour expliquer la persistance du chômage. L’abandon de la recherche d’un emploi par une minorité de personnes toujours en minimum social s’explique quant à elle le plus souvent par des problèmes de santé et des contraintes familiales.
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10,7 millions d’allocataires bénéficient de prestations versées par les CAF

l’essentiel n° 60, Avril 2007, Cnaf

Au 31 décembre 2006, les caisses d’Allocations familiales (CAF) ont versé des prestations à

10 715 600 allocataires, soit 55 500 de moins qu’en décembre 2005 (- 0,5 %). Cette diminution s’observe en Métropole où 10 263 500 allocataires ont perçu au moins une allocation (- 0,6 % par rapport à 2005) : elle résulte avant tout du recul du nombre des bénéficiaires d’aides au logement et, dans une moindre mesure, de celui des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI).

Dans les CAF des départements d’Outre-mer (DOM), la tendance est toujours à la hausse (+ 1,2 %) mais moins soutenue qu’en 2005. On y dénombre 452 100 allocataires.

Comme en 2005, on compte à la fin 2006, 29,5 millions de personnes couvertes par les CAF (conjoints et personnes à charge compris).
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Les particuliers employeurs : une croissance soutenue en 2005

Acoss stat n°48 – Mars 2007 et ses annexes, Acoss

Le nombre de particuliers employeurs de personnel à domicile continue de croître. Ils sont plus de 1,8 million fin 2005, soit une progression de 5 % en un an. Les utilisateurs du Chèque emploi service sont toujours plus nombreux avec une croissance constante d’environ 10 % par an depuis 2003. La baisse du nombre d’utilisateurs de la Déclaration nominative trimestrielle simplifiée (DNS) s’accélère. Elle est essentiellement imputable au transfert progressif des employeurs bénéficiant de l’Allocation de garde d’enfant à domicile (Aged) vers le dispositif de garde d’enfant à domicile prévu dans le cadre de la Prestation accueil du jeune enfant (Pajemploi – Ged). Plus de 650 000 salariés ont été déclarés par les dispositifs Pajemploi-Ged et CES. Les salariés du CES ont effectué en moyenne un nombre d’heures moins important que les salariés Pajemploi-Ged. Toutefois, leur rémunération nette horaire est plus élevée. En outre, 662 000 particuliers font garder leurs enfants au domicile d’une assistante maternelle. Poursuivant le développement observé depuis l’introduction de la Paje, leur nombre augmente de 2,3 % en un an.
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Aide à l’acquisition d’une assurance maladie complémentaire : une première évaluation du dispositif ACS ,

Franc C., Perronnin M.,

Questions d’économie de la santé IRDES n° 121, avril 2007, Irdes

Cette étude propose une évaluation du dispositif d’aide à l’acquisition d’une assurance maladie complémentaire en santé appelé Aide complémentaire santé (ACS), depuis sa mise en place en janvier 2005. L’objectif de cette aide financière est de faciliter l’accès à une couverture complémentaire pour les personnes ayant un revenu juste au-dessus du plafond permettant de bénéficier de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC). Malgré une montée en charge régulière, le dispositif ne concernait un an après qu’un peu plus de 200 000 personnes. Résultat bien en deçà des 2 millions de personnes visées par la mesure et annoncé par le gouvernement lors de sa mise en oeuvre. L’analyse du contenu et du prix des contrats d’assurance maladie complémentaire montre que la participation financière des ménages souscripteurs reste après bénéfice de l’ACS rela-tivement importante au regard de leurs revenus. En effet, le dispositif laisse à la charge des bénéficiaires près de 60 % du prix du contrat, c’est-à-dire 389 € en moyenne par an, représentant environ 4,5 % de leur revenu annuel. Ce reste à charge demeure plus élevé que celui supporté en moyenne par les autres assurés et ce, malgré un choix de contrats moins chers et proposant en conséquence des niveaux de remboursement moyens, voire faibles pour les soins mal remboursés comme l’optique et le dentaire.
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Pénibilité au travail et santé des seniors en Europe

Thierry Debrand, Pascale Lengagne,

Questions d’économie de la santé IRDES n° 120, mars 2007, Irdes

L’évolution rapide des conditions de travail au cours des dernières décennies est marquée par l’apparition de nouvelles formes d’organisation du travail et de nouvelles pénibilités. Dans un contexte de vieillissement des populations actives, ces problèmes sont particulièrement préoccupants en matière de santé, d’emploi et de financement des systèmes de retraite. Cette étude propose une analyse des corrélations entre pénibilité au travail et état de santé des 50 ans et plus ayant un emploi, à partir La pénibilité est approchée par trois dimensions : la demande psychologique, qui intègre pénibilité physique perçue et pression psychologique, la latitude décisionnelle, renvoyant aux possibilités d’action et d’évolution professionnelle et enfin la récompense

reçue, monétaire ou non. Prises une à une ou combinées, elles sont liées à une modification de l’état de santé des seniors. Le lien le plus fort est observé pour la récompense reçue : ainsi, recevoir une récompense élevée est corrélé à une probabilité plus forte de se juger en bonne santé. Les résultats montrent aussi l’existence de relations entre un mauvais état de santé et une forte demande psychologique associée à une faible latitude décisionnelle ou à une récompense reçue insuffisante. Enfin, ils mettent en évidence l’importance du soutien au travail et de la sécurité de l’emploi. Dans l’ensemble, ces liens sont plus forts pour les femmes que pour les hommes.
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Question et relations internationales

Interrogations autour de l’accord de sécurité nippo-australien

Valérie Niquet , Centre asie ifri, 10 avril 2007, Ifri

Le 13 mars 2006, le Japon et l’Australie ont signé une déclaration conjointe sur la coopération en matière de sécurité. Cet accord, en dépit de sa portée relativement modeste, est significatif à plusieurs titres. Pour le Japon, il signale la volonté de Tokyo de jouer un rôle plus important, y compris en matière de sécurité au niveau régional à l’heure où l’agence de défense a officiellement obtenu au mois de janvier 2007 le statut de ministère à part entière. Pour l’Australie et le gouvernement de John Howard, il s’agit de rééquilibrer en direction du Japon une politique régionale qui, récemment, avait paru plus orientée vers le géant chinois et les perspectives offertes par son développement économique.

Au niveau bilatéral la portée de l’accord n’est pas négligeable. Le cadre des manoeuvres communes pour des missions humanitaire ou dans le contexte des opérations de maintien de la paix de l’ONU, est précisé ainsi que celui des activités de l’armée japonaise sur le territoire australien. Dans le domaine spatial et celui de l’observation, le champ d’activité est étendu. Un approfondissement de la coopération en matière de lutte contre le terrorisme est également prévu avec notamment des mécanismes de partage de l’information.
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