Archives de l'hebdo des socialistes
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Ressources N°22 : articles et études, puisés « ailleurs sur le net »

Voici une série d’articles ressources -études, analyses, documents, statistiques- puisés « ailleurs sur le net », utiles pour nourrir la réflexion . Cette semaine entre autres thèmes abordés :

“ Le mal logement en 2007 ; Niveaux de vie et inégalités sociales ; L’hospitalisation à domicile, une alternative économique pour les soins de suite ; La fiscalité dans l’UE de 1995 à 2005 ; Monde : un développement inégal ; Rome, le traité éternel ; La France : combien de sous-marins nucléaires ? La politique de défense de la France à la veille des élections présidentielles ”, etc…

Société, environnement

Transferts intergénérationnels entre vifs : aides et donations

Marie Cordier, Cédric Houdré, Henri Ruiz

Insee première N° 1127 – mars 2007, Insee

En France, il existe deux types de transferts entre vifs : les donations et les aides. Début 2004, plus d’un ménage sur huit avait déjà fait une donation à ses enfants et près d’un sur deux leur avait apporté une aide financière. Le niveau de revenu, le niveau d’études, la taille de la famille ainsi que la catégorie sociale sont discriminants dans ces pratiques de transmission. Les indépendants recourent plus fréquemment aux donations que les salariés et les utilisent notamment pour transmettre leur outil de travail tandis que les salariés transmettent plutôt des logements et de l’argent. Que l’aide soit financière ou sous forme de mise à disposition d’un logement, 60 % des ménages ayant aidé leurs enfants l’ont fait quand ces derniers étaient étudiants.

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Social, santé, emploi

Le mal logement en 2007

Observatoire des inégalités , mars 2007

Sur une longue période, le confort des logements s’améliore. Mais il reste beaucoup à faire : 100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 500 000 vivent dans des meublés.

Le nombre de logements sans confort de base a heureusement considérablement diminué ces trente dernières années : on en comptait 39 % en 1973 contre près de 3% en 2002. Cette évolution résulte à la fois de l’élévation du niveau de vie moyen mais aussi de la part croissante des dépenses que les ménages consacrent à se loger. Il s’agit de moyennes : cette amélioration est loin d’être aussi nette pour tout le monde, notamment pour les jeunes générations qui subissent de plein fouet les hausses de loyers et la forte montée des prix à l’achat.

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Niveaux de vie et inégalités sociales,

Groupe de travail du Cnis , Rapport N°103, mars 2007, Cnis

Le groupe de travail sur les niveaux de vie et les inégalités sociales a été créé suite à une proposition de l’assemblée plénière du Cnis. Comment mettre en place un système cohérent d’informations annuelles sur les inégalités sociales, les revenus et la pauvreté ? Comment faire en sorte qu’il soit facilement accessible au grand public comme aux initiés ? Quels indicateurs proposer ? Quel niveau de désagrégation ? Quelles améliorations apporter au dispositif actuel ?

Autant de questions auxquelles le groupe essaye d’apporter des réponses sous la forme d’une soixantaine de propositions. Certaines sont plus stratégiques, et conditionnent la création même d’un système cohérent d’informations sur les inégalités sociales. D’autres concernent des opérations en cours ; leur réalisation permettrait des progrès majeurs dans certains domaines.

Dans le cadre de sa réflexion, le groupe propose également deux listes d’indicateurs pour l’étude des inégalités : d’abord, une liste d’indicateurs de base, puis une liste restreinte à une dizaine, sur laquelle pourrait s’appuyer les efforts de communication.

Dans le temps, le suivi des recommandations et de leur mise en œuvre permettra d’évaluer les avancées dans les différents domaines.

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Les revenus libéraux des médecins en 2004 et 2005

Nadine Legendre

Études et résultats N° 562, mars 2007, DREES, Ministère de la santé et des solidarités

En 2005, sous l’hypothèse d’un taux de charges inchangé par rapport à 2004, les médecins auraient perçu en moyenne 82 100 euros de revenu libéral net de charges. Un omnipraticien aurait en moyenne perçu 63 900 euros, tandis qu’un spécialiste aurait disposé de 103 900 euros de revenu libéral. Cela représente pour l’ensemble des médecins une stagnation en termes réels par rapport à 2004. Cette évolution moyenne correspond à une augmentation de 1,5 % pour les omnipraticiens – après une baisse importante de 7,1 % en 2004 – et à une diminution de 1% pour les spécialistes. La stagnation observée pour l’ensemble des médecins en termes réels entre 2004 et 2005 succède à trois années d’évolutions heurtées, respectivement +6,8 %, +4,9 % et -2,3% de 2002 à 2004.

Au total entre 2000 et 2005, le revenu réel des médecins a en moyenne progressé de 2% par an. Globalement, sur ces cinq années, entre 2000 et 2005, les omnipraticiens comme tous les spécialistes, ont connu en moyenne une augmentation de leur revenu réel.

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L’hospitalisation à domicile, une alternative économique pour les soins de suite et de réadaptation

Anissa Afrite, Laure Com-Ruelle, Zeynep Or, Thomas Renaud

Questions d’économie de la santé n° 119, Irdes

Le besoin en lits dédiés aux soins de réhabilitation et d’accompagnement sera croissant dans les années à venir, notamment pour les personnes âgées. Ce type de soins, dispensé principalement dans des structures hospitalières spécialisées en soins de suite et de réadaptation (ssR), se développe également en hospitalisation à domicile (HAD). Dans le contexte politique actuel, favorable à la création de nouvelles places en HAD, notre étude compare les coûts de ces deux modes de prise en charge pour des soins superposables. Ces soins que nous considérons comme réalisables dans l’une ou l’autre des structures représentent plus de la moitié de l’activité de ssR et d’HAD. Pour ces soins comparables, le coût d’une journée pour les financeurs publics est, en moyenne, de 263 € en SSR contre 169 € en HAD. Cette différence s’atténue pour les patients âgés et/ou fortement dépendants mais le coût moyen journalier en SSR demeure supérieur quels que soient l’âge, le niveau de dépendance et le profil médical du patient.

Pour faire face aux besoins de la population vieillissante, créer par exemple 10 000 places d’HAD représenterait à terme une économie de près de 350 millions d’€ par an pour les financeurs publics. L’HAD représente donc une alternative économique intéressante. Elle ne peut toutefois être envisagée pour tous les patients car elle nécessite presque toujours la présence d’un entourage aidant.

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Contexte et analyse économiques

La fiscalité dans l’UE de 1995 à 2005

communiqué de presse 41/2007 – 20 mars 2007, Eurostat

En 2005, les recettes fiscales ont représenté 40,8% du PIB dans l’UE27 et 41,2% dans la zone euro. En 2005, les recettes fiscales1 (c’est-à-dire le montant total des impôts et cotisations sociales) ont représenté 40,8% du PIB dans l’UE272, contre 40,4% en 2004. Dans la zone euro2 (ZE13), les recettes fiscales ont représenté 41,2% du PIB en 2005, contre 40,9% en 2004. Sur une période plus longue, les recettes fiscales, exprimées en pourcentage du PIB, étaient en 2005, dans l’UE252 comme dans la zone euro, légèrement inférieures aux niveaux enregistrés en 1995. Ces données sont extraites d’une publication3 d’Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes. Ce rapport fournit des informations supplémentaires sur l’évolution des recettes fiscales dans l’UE et dans les États membres entre 1995 et 2005, ainsi que sur la ventilation des recettes fiscales dans les États membres par grande catégorie d’impôts.

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Question et relations internationales

Monde : un développement inégal

Observatoire des inégalités , mars 2007

L’indicateur de développement humain (IDH) des pays développés atteint 0,946 en 2004, celui des pays les moins avancés 0,464. Cet indicateur développé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) cherche à mesurer le développement dans le monde. Il intègre le niveau de revenu (mesuré par le Produit intérieur brut par habitant), mais aussi la santé et le niveau d’éducation.

La santé est mesurée par l’espérance de vie à la naissance : elle est de 52,4 ans en moyenne dans les pays les moins avancés, de 79 ans dans les pays de l’OCDE à revenu élevé. L’éducation prend en compte deux éléments : le taux d’alphabétisation des adultes (pour 2/3) et le taux brut de scolarisation qui intègre les études secondaires et supérieures (pour 1/3). Près d’un tiers des adultes des pays les plus pauvres ne sont pas alphabétisés et seulement 45 % des moins de 24 ans sont scolarisés.

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Rome, le traité éternel

Laurent Éloi et Jacques Le Cacheux

clair & net@ofce, OFCE

Le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne, signé le 25 mars 1957 et entré en vigueur le 1er janvier 1958, fait l’objet pour son cinquantenaire d’une nostalgie un peu déprimante : il réalisa concrètement l’utopie européenne de paix par l’échange, le fit à l’aide d’idées géniales et pragmatiques, et il fut mis en œuvre avec détermination et souplesse. Bref, il incarne tout ce que l’Europe n’est plus. Les problèmes importants que rencontre l’Allemagne pour accoucher la « Déclaration de Berlin », clou des cérémonies du 50ème anniversaire, témoignent de la difficulté des Européens d’aujourd’hui à vivre ensemble, ou même simplement à définir ce que « vivre ensemble » veut dire.

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Nigéria 2007 : des élections à jeu ouvert ,

Laurent Fourchard, Kiosque mars 2007, Ceri

Les 14 et 21 avril, 61 millions de Nigérians choisiront leur nouveau président. Un scrutin qui se déroule à la fois sur fond de violences et de lutte anticorruption.

Pour la troisième fois depuis la fin de la dictature en 1999, le Nigeria organise des élections générales. Les 14 et 21 avril 2007, 61 millions d’électeurs devront choisir un nouveau président de la République, 469 députés et sénateurs ainsi que les gouverneurs et députés des assemblées des 36 États. L’enjeu principal est la succession du président sortant Olusegun Obasanjo, au pouvoir depuis 1999, mais de nombreuses batailles politiques se déroulent dans les divers États de la fédération.

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La France : combien de sous-marins nucléaires ? La politique de défense de la France à la veille des élections présidentielles

sous la direction de Bastien Irondelle

Au-delà des polémiques sur le nombre de sous-marins nucléaires dont dispose la France (4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et 6 sous-marins nucléaire d’attaque), il n’est pas de meilleur moment que l’élection du chef de l’État, chef des Armées, pour faire le bilan de la politique de défense. De surcroît, très vite après l’élection présidentielle, le prochain gouvernement devra mettre en chantier une nouvelle loi de programmation militaire, qui impliquera des révisions dans le modèle d’armée français. Il ne pourra pas ne pas s’atteler à la rédaction d’un nouveau Livre blanc sur la défense, le dernier datant de 1994, procédant à une réévaluation de l’articulation entre politique de défense, politique étrangère et politique européenne, alors que la France prendra la présidence de l’Union en 2008.

L’objectif de ce dossier est d’éclairer les grands dossiers de la politique de défense en s’attachant moins à dresser un état des lieux et des débats, ou de l’absence de débats entre les candidats à la magistrature suprême, tant un consensus de statu quo prévaut, qu’à offrir au lecteur une analyse des principaux enjeux et une mise en perspective des principales transformation de la défense française : dissuasion nucléaire, Europe de la défense, évolution du paysage industriel, ressources humaines, dynamiques budgétaires.

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Voir aussi le dossier du Ceri

  • La politique de défense française : effort financier et choix budgétaire par Martial Foucault
  • La politique de défense est-elle a-politique? par Bastien Irondelle
  • Les enjeux actuels de la politique des ressources humaines des armées françaises par Jean Joana
  • « Show us the Way Forward, Astérix » Europe Needs the French Involvement in EDSP par Claudia Major et Christian Mölling
  • A Comparison Between US, UK and French Nuclear Policies and Doctrines par Bruno Tertrais

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