Archives de l'hebdo des socialistes
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Ressources N°21 : articles et études, puisés « ailleurs sur le net »

Voici une série d’articles ressources -études, analyses, documents, statistiques- puisés « ailleurs sur le net », utiles pour nourrir la réflexion . Cette semaine entre autres thèmes abordés: “ Les inégalités de niveau de vie des femmes en couple ; L’implication des parents dans la scolarité des filles et des garçons : des intentions à la pratique ; Le nombre d’allocataires du RMI au 31 décembre 2006 ; L’écart des salaires entre les femmes et les hommes peut-il encore baisser ? ; Disparités de retraite entre hommes et femmes : quelles évolutions au fil des générations ? ; Les agents de l’État au 31 décembre 2004 ; Discriminations à l’embauche – Un testing sur les jeunes des banlieues d’Île-de-France ; Des TIC de plus en plus diversifiées dans les entreprises ”, etc…

Société, environnement

Différentiels sociaux et familiaux de mortalité aux âges actifs : quelles différences entre les femmes et les hommes ?

Christian Monteil et Isabelle Robert-Bobée,

Économie et statistique N° 398-399 – mars 2007, Insee

Les différences de mortalité selon la catégorie sociale sont moins marquées pour les femmes que pour les hommes. Les risques de décès varient aussi selon la situation familiale et la situation sur le marché du travail, qui sont corrélées à la catégorie sociale. Après prise en compte de ces deux éléments, on n’observe plus de différences selon la position professionnelle pour les femmes alors qu’elles demeurent, certes amoindries, pour les hommes. En revanche, le niveau de diplôme continue à jouer un rôle important, prédominant pour les femmes et complémentaire à la position sociale pour les hommes. Il est donc plus pertinent d’analyser les différentiels sociaux de mortalité à travers le diplôme pour les femmes, qu’à l’aide de leur seule catégorie sociale.

La moindre variabilité des risques de décès pour les femmes ne s’observe pas uniquement selon la catégorie sociale. Le chômage, l’inactivité non liée à la retraite sont ainsi associés pour les deux sexes à une surmortalité, mais de moindre ampleur pour les femmes. Les effets de chocs liés à un changement de situation (par exemple veuvage suite au décès du conjoint) sont également moins marqués pour ces dernières.

L’échantillon démographique permanent (EDP) permet d’étudier les risques annuels de décès des hommes et des femmes sur trois périodes allant du début des années 1980 au milieu des années 1990, en tenant compte des caractéristiques socio-démographiques des individus (âge, sexe, catégorie sociale et diplôme), de leur situation sur le marché du travail (emploi, chômage, retraite et inactivité hors retraite) et de leur situation familiale (situation de couple). Un complément est apporté sur la période la plus récente sur les risques de décès selon la durée de chômage et le temps de travail des actifs occupés, la vie matrimoniale de fait ou légale et le nombre d’enfants, ainsi que sur l’influence des caractéristiques des conjoints, pour les personnes vivant en couple.

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Homogamie socioprofessionnelle et ressemblance en termes de niveau d’études : constat et évolution au fil des cohortes d’unions

Mélanie Vanderschelden

Économie et statistique N° 398-399 – mars 2007, Insee

En 1999, près d’un couple sur trois est composé de deux personnes de même position sociale, soit deux fois plus que si les couples s’étaient formés au hasard. Cette proportion est un peu moins forte pour les unions formées dans les années 1990 que pour celles ayant débuté dans les années 1930 et 1940. Dans le même temps, la structure socioprofessionnelle de la population a évolué. Ces changements expliquent dans une large mesure l’évolution de l’homogamie socioprofessionnelle sur la période considérée. Mais une fois les modifications de la structure socioprofessionnelle prises en compte, l’évolution de l’homogamie reste indéterminée : il est difficile de dire si les hommes et les femmes se mettent plus ou moins que par le passé en couple avec un conjoint de même catégorie socioprofessionnelle.

Les conjoints ont aussi dans la majorité des couples des niveaux d’études identiques. Cependant, la proportion de couples composés de deux personnes de même niveau d’études est moins élevée pour les unions récentes que pour les unions formées dans les années 1950. Cette évolution résulte en partie des changements importants dans le domaine de l’éducation et en particulier de l’élévation du niveau d’études. Mais indépendamment de cet effet structurel, la tendance à l’homogamie en termes de niveau d’études s’est affaiblie. Les facteurs favorisant la proximité entre conjoints du point de vue de leur niveau d’études sont variés mais s’être mis en couple avant la fin de ses études est déterminant.

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L’implication des parents dans la scolarité des filles et des garçons : des intentions à la pratique

Marie Gouyon et Sophie Guérin

Économie et statistique N° 398-399 – mars 2007, Insee

En 1992, les parents préféraient une formation technique ou scientifique pour leurs garçons et envisageaient un niveau d’études globalement plus élevé pour leurs filles que pour leurs fils. Ce constat est toujours vrai à la rentrée scolaire 2003. Mais si on s’intéresse plus précisément au souhait d’un baccalauréat scientifique car c’est la filière la plus rentable des filières générales sur le marché du travail, alors les parents sont plus ambitieux concernant l’avenir de leurs garçons.

Les ambitions scolaires des parents sont inégalement liées à la réussite scolaire selon qu’il s’agit d’une fille ou d’un garçon : à niveau d’études donné, les filles sont moins poussées vers la filière scientifique lorsqu’elles sont bonnes élèves. Par ailleurs, alors que la taille de la fratrie n’est jamais discriminante pour les garçons, elle influe significativement sur les orientations souhaitées pour les filles. Enfin, c’est parmi les parents les plus diplômés que les projets scolaires sont les plus homogènes entre les sexes.

Ces ambitions différenciées pour les filles et les garçons ne se traduisent pas à première vue dans le comportement des parents en termes de suivi et d’implication dans la scolarité de leurs enfants. Cependant, si les parents aident en moyenne autant les filles que les garçons dans leur travail scolaire, ils seraient plutôt moins investis dans la scolarité de leurs filles que dans celle de leurs fils si l’on prend en compte, outre le suivi des devoirs, le contrôle actif du travail scolaire ou la participation au choix des options et au processus d’orientation. Toutefois, lorsque les parents sont plus disponibles, le comportement vis-à-vis des filles se rapproche de celui adopté vis-à-vis des garçons. Il s’agirait donc moins d’un modèle d’éducation différent selon le sexe de l’enfant que d’un arbitrage fait au profit des garçons en comptant sur l’autonomie des filles.

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Les inégalités de niveau de vie des femmes en couple

Nadine Laïb

Études et résultats N° 560, mars 2007, DREES, Ministère de la santé et des solidarités

L’hétérogénéité des situations professionnelles et familiales expliquent l’essentiel des inégalités de niveau de vie entre les femmes en âge de travailler qui vivent en couple, même lorsque celles-ci ont un niveau de diplôme proche. Les femmes les moins diplômées, fortement concernées par le travail à temps partiel, le chômage ou l’inactivité, ont des revenus d’activité ou de remplacement très inégaux et en moyenne 2,8 fois inférieurs à ceux des plus diplômées, plus actives et mieux rémunérées.

À ces inégalités individuelles s’ajoutent celles liées à la situation familiale. Les femmes les plus diplômées sont plus homogames. Leurs conjoints, également diplômés, perçoivent des revenus élevés et disparates, ce qui augmente le niveau de vie moyen de ces femmes mais renforce aussi les inégalités entre elles. Pour les moins diplômées, la vie en couple réduit au contraire très fortement les inégalités de revenu, même si la présence d’enfants tend à les accroître.

Enfin, les transferts sociaux compensent en partie les écarts de niveau de vie. Pour les femmes peu diplômées, ce sont les prestations sociales et familiales qui sont les principaux leviers de la réduction des inégalités ; pour les femmes les plus diplômées, il s’agit de l’impôt sur le revenu.

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Social, santé, emploi

Le nombre d’allocataires du RMI au 31 décembre 2006

Sophie Cazain et Stéphane Donné, Marie Hennion et Emmanuelle Nauze-Fichet,

N° 561, mars 2007, DREES, Ministère de la santé et des solidarités

En métropole, le nombre d’allocataires effectivement payés au titre du revenu minimum d’insertion (RMI) par les caisses d’allocations familiales (CAF) a diminué de 0,5 % au quatrième trimestre 2006, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), et de 1,0 % entre décembre 2005 et décembre 2006. Ce recul rompt avec l’augmentation des quatre années précédentes. Il peut être relié à l’amélioration du marché de l’emploi depuis la mi-2005 et à l’activation des dispositifs d’aide à l’emploi ciblés sur les allocataires de minima sociaux.

En métropole et dans les départements d’outre-mer (DOM), le nombre d’allocataires ayant un droit ouvert au RMI et bénéficiant d’une mesure ciblée d’aide à l’emploi (dispositif d’intéressement, contrat d’avenir ou contrat d’insertion – revenu minimum d’activité [CI-RMA]) a progressé sensiblement en 2006, principalement sous l’effet de la montée en charge du contrat d’avenir et, dans une moindre mesure, du CI-RMA. Environ 65 000 allocataires bénéficiaient de ces contrats fin décembre 2006.

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L’activité féminine en France : quelles évolutions récentes, quelles tendances pour l’avenir ?

Cédric Afsa et Sophie Buffeteau

Économie et statistique N° 398-399 – mars 2007, Insee

Au début des années 1970, la moitié des femmes âgées de 25 à 59 ans étaient actives. Aujourd’hui, les trois quarts le sont. Mais dans le même temps leur lien à l’emploi s’est distendu : en trente-cinq ans, le taux de chômage de ces femmes est passé de 3 % à 12 %, et la part des emplois occupés à temps partiel de 13 % à 30 %.

Pour prendre la mesure de ces phénomènes et de leurs évolutions prévisibles, nous nous sommes appuyés sur la série des enquêtes Emploi annuelles de l’Insee couvrant la période 1982-2002. Nous avons estimé le nombre d’années en activité et en emploi qu’une femme aura passées au cours de sa vie (plus exactement entre ses 25e et 59e anniversaires). Nous avons calculé ces indicateurs pour toutes les générations comprises entre 1935 et 1970.

Si les tendances récentes se prolongent, l’activité féminine devrait continuer à croître de manière régulière. Les femmes nées en 1970 devraient, au cours de leur vie, être plus présentes sur le marché du travail que celles des générations précédentes. Elles devraient aussi être plus souvent en emploi, bien que de ce point de vue la tendance s’essouffle à compter des générations nées au début des années 1960. En revanche, si on tient compte du temps partiel, c’est-à-dire si on convertit les périodes passées dans des emplois à temps partiel en périodes d’emploi en équivalent temps plein, alors les femmes de la génération 1970 devraient sur ce plan connaître en moyenne le même déroulement de carrière que les femmes nées au milieu des années 1950. Cette stagnation concerne tous les niveaux de qualification, même si elle est plus récente chez les plus diplômées.

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L’écart des salaires entre les femmes et les hommes peut-il encore baisser ?

Dominique Meurs et Sophie Ponthieux

Économie et statistique N° 398-399 – mars 2007, Insee

En 2002, l’écart entre les salaires mensuels moyens des femmes et des hommes est de 25,3 %, soit à peine un point de moins que ce qu’il était en 1990. Qui plus est, les composantes de cet écart, qu’elles soient structurelles, c’est-à-dire résultant de différences de caractéristiques productives et d’emplois occupés, ou qu’elles proviennent des différences de rendement de ces caractéristiques, sont restées extrêmement stables : quelle que soit l’année considérée dans cette période, 75 % de l’écart des salaires proviennent des différences de structure des emplois, le facteur le plus important étant la durée de travail. Enfin, on constate également une grande stabilité de la dispersion des rémunérations sur la période, dans un contexte de faible progression des salaires.

La stabilité de l’écart des salaires mensuels entre les femmes et les hommes et de la composition de cet écart peut être jugée étonnante : en effet, le niveau moyen d’éducation des femmes a dépassé celui des hommes et continue de progresser, les dispositions légales interdisent la discrimination quelle qu’en soit la forme, et elles promeuvent l’égalité professionnelle. En outre, sur la période étudiée, la réforme de l’allocation parentale d’éducation en 1994 d’une part, la réforme des 35 heures d’autre part, auraient pu avoir un impact sur les différences de salaires. Mais la répercussion de ces tendances comme de ces chocs apparaît extrêmement modeste sur la répartition des femmes et des hommes par métier, fonction, secteur et durée de travail. C’est là la source majeure de l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes et le principal facteur de sa persistance. L’écart des salaires entre les femmes et les hommes pourrait encore baisser, à condition de trouver les leviers qui feront changer les comportements et les choix professionnels.

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Disparités de retraite entre hommes et femmes : quelles évolutions au fil des générations ?

Carole Bonnet, Sophie Buffeteau et Pascal Godefroy

Économie et statistique N° 398-399 – mars 2007, Insee

Au fil des générations, la participation des femmes au marché du travail s’est accrue et les interruptions de carrière sont moins fréquentes, conduisant à une hausse des durées validées au titre de la retraite, celle des hommes étant orientées à la baisse. Par ailleurs, les écarts de salaire se sont réduits en particulier sous l’effet de la hausse de la qualification des femmes. Sur la même période, l’allongement des études retarde l’entrée dans la vie active pour les deux sexes.

Au final, ces effets socioéconomiques expliquent une part importante de la réduction pour les générations futures des écarts de niveaux de pension et d’âges de départ en retraite entre hommes et femmes observés sur les générations actuelles. Dans les simulations réalisées à l’aide du modèle Destinie, les écarts de pension demeureraient néanmoins importants. Les hommes retraités du secteur privé des générations 1965-1974 percevraient une pension supérieure de plus de moitié à celle des femmes. En effet, si ces dernières participent davantage au marché du travail, leur taux d’activité est encore inférieur à celui des hommes, le temps partiel est fréquent et les disparités salariales perdurent. De plus, les modifications des barèmes des systèmes de retraite auraient aussi joué un rôle dans l’évolution des disparités de pension entre les sexes. En effet, la réduction des écarts aurait été sensiblement plus importante si les réformes de 1993 et de 2003 n’avaient pas été mises en œuvre.

Les âges de liquidation convergeraient entre hommes et femmes. Un âge de fin d’études plus tardif et le durcissement des conditions de liquidation conduiraient à la hausse de l’âge de départ en retraite, mais cette évolution serait quasiment compensée pour les femmes par l’allongement de leur durée d’activité. De plus, la moindre pénalité associée à un départ précoce introduite par la réforme de 2003 pourrait inciter certaines femmes inactives à avancer leur âge de départ.

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Les agents de l’État au 31 décembre 2004

Stéphanie Lemerle-Guillaumat, Odile Verdes

Insee résultats N° 61 soc – mars 2007, Insee

Fin 2004, la Fonction publique de l’État définie comme l’ensemble des ministères et des établissements publics administratifs nationaux ou d’enseignement compte 2,57 millions d’agents. En y ajoutant les caisses nationales de sécurité sociale, La Poste, certains établissements publics industriels et commerciaux ou groupements d’intérêt public, ainsi que les enseignants de l’enseignement privé sous contrat, l’État au sens large emploie 3,08 millions de personnes. Pour la seconde année consécutive, le nombre d’agents de la Fonction publique d’État diminue entre 2003 et 2004 (- 1,8%).

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Discriminations à l’embauche – Un testing sur les jeunes des banlieues d’Île-de-France

Duguet emmanuel, L’Horty Yannick, Petit Pascal

mars 2007, Conseil d’analyse stratégique ( www.stratégie.gouv.fr )

Cette étude exploite les résultats d’un test de situation, ou testing, permettant d’évaluer les discriminations dans l’accès à l’emploi des jeunes de banlieue d’Île-de-France. Elle mesure de façon simultanée les effets de la commune de résidence (favorisée ou non), de la nationalité (française ou marocaine), de la consonance du nom de famille et du prénom, sur les chances d’obtenir un entretien d’embauche en réponse à une offre d’emploi. Nous nous appuyons sur deux expériences contrôlées, réalisées sur des professions différentes : les serveurs et les comptables. Nous avons construit 32 profils de demandeurs d’emploi et envoyé 2 112 réponses à 264 offres d’emploi disponibles fin 2006. L’étude consiste en une exploitation statistique et économétrique des résultats de ces envois.

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Contexte et analyse économiques

Des TIC de plus en plus diversifiées dans les entreprises

Sonia Besnard, Pascale Chevalier, Patrice Victor, Danièle Guillemot, Yusuf Kocoglu

Insee Première N° 1126 – mars 2007, Insee ( www.insee.fr )

En France, comme dans la plupart des pays européens, la quasi-totalité des entreprises d’au moins dix salariés sont aujourd’hui équipées d’ordinateurs connectés à l’internet. Les petites entreprises ont ainsi rattrapé leur retard. Cependant, les entreprises se différencient encore fortement quant à l’architecture et à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les plus grandes d’entre elles, ou celles appartenant à un groupe, utilisent dans leur majorité des dispositifs avancés tels que les réseaux spécialisés ou les progiciels de gestion intégrés (PGI). Le commerce électronique se développe également, prenant principalement la forme du commerce interentreprises par l’échange de données informatisées (EDI).

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