Archives de l'hebdo des socialistes
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Ressources N°20 : articles et études, puisés « ailleurs sur le net »

Voici une série d’articles ressources -études, analyses, documents, statistiques- puisés « ailleurs sur le net », utiles pour nourrir la réflexion . Cette semaine entre autres thèmes abordés: “Les caractéristiques des handicaps ; Hommes et femmes cadres en 2002 : inégalités d’accès aux emplois et inégalités salariales ; Comment la précarité de l’emploi influence l’opinion ; Mauvais calcul sur le chômage ; Chiffrages et suffrages : les chiffrages se concentrent sur le coût des dépenses, sans se préoccuper du coût économique et social de certaines économies”, etc…

Société, environnement

Les caractéristiques des handicaps en fonction de leur période de survenue ,

Suzanne Scheidegger et Philippe Raynaud, ,

Études et résultats N° 559, mars 2007, Drees, Ministère de la santé et des solidarités ( www.sante.gouv.fr )

L’enquête Trajectoire des enfants passés en commission départementale d’éducation spéciale (CDES), menée par la DREES en 2004-2005 pour trois générations d’enfants, permet de mieux connaître la situation des jeunes handicapés au regard de l’origine et des caractéristiques de leur handicap. En effet, les handicaps peuvent être rapportés à trois périodes de survenue différentes : prénatale, périnéonatale et postnatale. S’y ajoute une quatrième catégorie correspondant à des handicaps d’origine indéterminée, liés le plus souvent à des pathologies psychiatriques ou des retards mentaux inexpliqués. Un tiers des handicaps des enfants passés en CDES remontent à la période prénatale et sont notamment dus à des anomalies chromosomiques ou génétiques. La période de survenue du handicap s’avère très discriminante en termes de déficiences, principales ou associées, et d’autonomie. Les enfants dont le handicap est d’origine indéterminée sont à cet égard beaucoup plus autonomes que les autres. Le délai entre la découverte du handicap par les familles et le passage en CDES varie également en fonction de l’origine du handicap. De deux ans pour les enfants atteints d’anomalies chromosomiques ou touchés en période postnatale, il atteint quatre ans pour les enfants dont l’origine du handicap est indéterminée. Ce délai tend pourtant à s’améliorer pour les trois générations d’enfants observées sur la période de dix ans couverte par l’enquête.

Pour en savoir plus : http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er559/er559.pdf

Inégalité de la taxe d’apprentissage ,

février 2007, Observatoire des inégalités ( www.inegalites.fr )

Les entreprises verseront fin mai la taxe d’apprentissage. Cet impôt bénéficie en fait le plus souvent aux établissements scolaires déjà les mieux dotés, d’où un accroissement dans les inégalités de moyens. Une analyse de François Colas du magazine Alternatives Économiques.

Les entreprises sont appelées à verser avant la fin du mois de mai la taxe d’apprentissage. Celle-ci correspond à 0,5 % de la masse salariale. En théorie, elle bénéficie aux établissements scolaires pour leur permettre notamment d’acquérir du matériel éducatif. Mais elles ont la possibilité d’en verser une partie (environ les trois quarts) aux établissements de leur choix.

En pratique, l’essentiel échoit aux établissements d’où sont issus les dirigeants des entreprises assujetties, ou bien aux établissements où sont scolarisés leurs enfants. En effet, les dirigeants ayant généralement fréquenté des écoles disposant déjà de budgets de fonctionnement confortables, ou leurs enfants fréquentant des établissement situés dans « les beaux quartiers », le produit de cette taxe profite donc rarement aux établissements qui en auraient le plus besoin (même si des limitations contingentent les versements selon les niveaux de formation). On ne prête qu’aux riches, et les écoles de commerce ou d’ingénieurs, par exemple, profitent largement du pouvoir de décision acquis par leurs anciens élèves au sein des entreprises où ils travaillent, et par conséquent ils peuvent décider d’affecter cette taxe à tel lycée ou telle école.

Pour en savoir plus : http://www.inegalites.fr/spip.php?article646&id_mot=31

Social, santé, emploi

Hommes et femmes cadres en 2002 : inégalités d’accès aux emplois et inégalités salariales ,

Premières Informations Premières Synthèses 2007-10.3, 5 mars 2007,

Dares, Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement ( www.travail.gouv.fr )

En 2002, seulement 15 % des femmes qui travaillent dans une entreprise de 10 salariés ou plus sont cadres, contre 23 % des hommes. Lorsqu’elles sont cadres, les femmes perçoivent, en moyenne, un salaire horaire 20 % inférieur à celui de leurs homologues masculins. Les différences de caractéristiques observables entre hommes et femmes, comme le diplôme ou l’expérience, justifient une faible part de ces écarts. En revanche, la situation familiale des salariés explique une part importante de l’écart d’accès aux emplois de cadres et des inégalités salariales entre les hommes et les femmes, évalués « toutes choses égales par ailleurs ».

Les femmes ont une probabilité plus faible que les hommes d’occuper un emploi de cadre ; cet écart de probabilité atteint 29 % parmi les hommes et les femmes vivant en couple avec ou sans enfant alors qu’il se réduit à 13 % parmi les hommes et les femmes sans enfant vivant seuls. Pour ce dernier groupe de salariés, l’écart de salaire horaire moyen entre les hommes et les femmes, évalué « toutes choses égales par ailleurs », alors qu’il n’est pas significatif, est de 19 % pour l’ensemble des cadres.

Pour en savoir plus : http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/2007.03-10.3.pdf

Comment la précarité de l’emploi influence l’opinion,

le 1er mars 2007,

Observatoire des inégalités ( www.inegalites.fr )

Les effets de l’instabilité professionnelle sur certaines attitudes et opinions des Français, depuis le début des années 1980. Extrait d’une publication du Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie ( Crédoc ).

Les enquêtes du Crédoc montrent que les opinions et les attitudes de nos concitoyens sont, en partie, déterminées par leur situation professionnelle : le fait d’être au chômage, en contrat à durée déterminée ou en contrat à durée indéterminée change le regard que l’on porte sur soi-même ou sur la société. Ce n’est certes pas toujours le cas : l’instabilité professionnelle joue beaucoup sur certaines opinions et attitudes, même si elle est parfois moins décisive. Mais ce facteur joue souvent et ce, toutes choses égales par ailleurs (c’est-à-dire, par exemple, à âge, sexe ou profession égale). Il serait imprudent d’en déduire que la modification des relations salariales au cours des vingt dernières années est responsable d’un bouleversement profond de l’opinion publique. Mais force est de constater qu’une société plus « flexible » est traversée de courants d’opinions spécifiques, dépendant de la situation professionnelle de chacun.

Pour en savoir plus : http://www.inegalites.fr/spip.php?article649&id_mot=40

Faut-il réformer le contrat de travail ?

Denis Clerc, mars 2007, Alternatives économiques ( www.alternatives-economiques.fr )

Pour améliorer la performance de la France en matière d’emploi, nombreux sont ceux qui poussent à la réforme du contrat de travail. Analyse des propositions et de leurs effets.

La société française est en mal d’emplois. Elle n’en crée pas assez pour satisfaire à la demande. Elle pousse vers la sortie les seniors avant que ce soit l’heure. Et les emplois qu’elle crée sont trop souvent de médiocre qualité : des emplois temporaires, comme les contrats à durée déterminée (CDD), les missions d’intérim, les vacations, les emplois aidés et les stages (mal) rémunérés ; ou alors des emplois à temps partiel subi, comme nombre d’emplois familiaux et la plupart des contrats aidés, les uns et les autres en pleine croissance.

Certes, une partie des emplois temporaires ou à temps partiel constituent une transition vers l’emploi « normal », c’est-à-dire à temps plein et à durée indéterminée (CDI). Mais cela ne concerne qu’une minorité de ces travailleurs. Et l’expérience montre au contraire que, dans certaines branches (les emplois familiaux, la grande distribution, l’hôtellerie-restauration, le nettoyage…), commencer son parcours professionnel par un emploi à temps partiel ou un emploi temporaire tend à rendre plus difficile, voire impossible, le passage vers un emploi « normal ».

Pour en savoir plus : http://www.alternatives-economiques.fr/site/256_003_contrat_de_travail.html

Mauvais calcul sur le chômage

Denis Clerc, mars 2007

Alternatives économiques ( www.alternatives-economiques.fr )

L ‘Insee a décidé de reporter à l’automne 2007 la publication des résultats 2006 du chômage, du fait d’anomalies de mesure. Une erreur politique.

Comment y voir clair dans les statistiques du chômage ? Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE a spectaculairement diminué depuis le point haut de mai 2005, passant de 3,9 millions de personnes à un peu moins de 3,4 en décembre 2006, toutes catégories confondues.

Poudre aux yeux, avance le collectif ACDC (Autres chiffres du chômage) : la fonte des effectifs depuis deux ans « résulte non pas du retour à l’emploi des chômeurs, mais des pressions de plus en plus fortes qui aboutissent à les exclure des listes de l’ANPE » , estime-t-il (2). C’est le résultat des radiations administratives, des arrêts de recherche ou des défauts d’actualisation. Les radiations administratives sont effectuées lorsqu’un demandeur d’emploi ne se présente pas à une convocation sans motif valable (maladie, par exemple) ou à titre de sanction (refus non motivé d’une proposition d’emploi, par exemple). Or, depuis 2006, l’ANPE a mis en place un suivi mensuel des demandeurs d’emploi, ce qui se traduit par des convocations beaucoup plus fréquentes, donc par des absences – puis des radiations – également plus fréquentes.

Les défauts d’actualisation correspondent à des personnes qui n’ont pas signalé leur situation à la fin du mois dans les délais requis : oubli, indisponibilité… ; les causes en sont multiples. Une partie se réinscrivent le mois suivant, mais une autre partie abandonne, estimant que le jeu n’en vaut pas la chandelle : ce sont les arrêts de recherche, qui peuvent d’ailleurs être temporaires (congés maladie, entrées en stage de formation…).

Pour en savoir plus : http://www.alternatives-economiques.fr/site/256_005_chiffres_chomage.html

Contexte et analyse économiques

Chiffrages et suffrages : les chiffrages se concentrent sur le coût des dépenses, sans se préoccuper du coût économique et social de certaines économies

Philippe Frémeaux, mars 2007,

Alternatives économiques ( www.alternatives-economiques.fr )

30 milliards par ci, 60 milliards par là, la mode est au chiffrage des programmes électoraux. Face à une droite qui n’hésite pas à promettre des baisses d’impôts massives, et à une gauche qui propose une croissance des prestations de toute sorte, il est bon que des experts s’attachent à évaluer le degré de réalisme des promesses qui nous sont faites.

Ainsi, Nicolas Sarkozy a déjà dû en rabattre sur les baisses d’impôts annoncées, et notamment sur la réduction des prélèvements obligatoires à hauteur de quatre points de produit intérieur brut (PIB), promise pour la fin du quinquennat. Aux dernières nouvelles, un point serait déjà une belle performance… Côté Ségolène Royal, il faudra parvenir à relancer l’activité pour concilier l’impératif de réduction de la dette publique, affirmé avec force au début du discours de Villepinte, et les promesses formulées dans la suite du même discours.
Pour en savoir plus : http://www.alternatives-economiques.fr/site/256_001_presidentielle.html

Question et relations internationales

Monde : un développement inégal , 27 février 2007,

Observatoire des inégalités ( www.inegalites.fr )

L’indicateur de développement humain (IDH) des pays développés atteint 0,946 en 2004, celui des pays les moins avancés 0,464. Cet indicateur développé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) cherche à mesurer le développement dans le monde. Il intègre le niveau de revenu (mesuré par le Produit intérieur brut par habitant), mais aussi la santé et le niveau d’éducation.

La santé est mesurée par l’espérance de vie à la naissance : elle est de 52,4 ans en moyenne dans les pays les moins avancés, de 79 ans dans les pays de l’OCDE à revenu élevé. L’éducation prend en compte deux éléments : le taux d’alphabétisation des adultes (pour 2/3) et le taux brut de scolarisation qui intègre les études secondaires et supérieures (pour 1/3). Près d’un tiers des adultes des pays les plus pauvres ne sont pas alphabétisés et seulement 45 % des moins de 24 ans sont scolarisés.

Pour en savoir plus : http://www.inegalites.fr/spip.php?article514&id_mot=74

10 ans après la réforme du Welfare américain,

Hélène Périvier, Lettre de l’OFCE n° 279, janvier 2007, OFCE ( www.ofce.sciences-po.fr )

Depuis la fin des années 1980, l’aide sociale américaine a changé. La montée en charge du crédit d’impôt, EITC ( Earned Income Tax Credit )1, qui associe le droit à l’aide publique au devoir de travailler, a enclenché le passage du Welfare au Workfare . Le vote du Personal Responsibility and Work Opportunity Reconciliation Act (PRWORA), le 22 août 1996, a entériné cette transition. Les fondements de l’aide sociale ont été bouleversés, Bill Clinton en appelant à la fin du Welfare traditionnel (« The end of the Welfare as we know it »). Les dispositifs sociaux, qui pour certains dataient des années 1930, ont laissé place à d’autres, qui exigent des bénéficiaires une implication sur le marché du travail. Dix ans après son vote, le bilan du nouveau dispositif est l’objet de controverses. Certains voient dans ces orientations de l’État providence la clé de voûte d’une politique efficace de lutte contre la pauvreté. D’autres, plus sceptiques, dénoncent les effets pervers d’une politique sociale qui laisse de côté des personnes inemployables et dont les bons résultats dépendent du dynamisme du marché du travail. Ce débat permet d’ouvrir des pistes de réflexion pour la France.

Pour en savoir plus : http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/279.pdf

La tournée européenne d’Abe Shinzo et l’autonomisation du Japon sur la scène internationale

Céline Pajon ,

Lettre du centre Asie Ifri n°13 05/03/2007, Ifri ( www.ifri.org )

Le nouveau premier ministre Abe, nommé en septembre, n’a pas réservé sa première visite à l’étranger à son allié américain. Il s’est d’abord rendu en Chine et en Corée du Sud, avant de débuter une tournée européenne qui l’a mené à Londres, Berlin, Bruxelles puis Paris.

Cette visite marque symboliquement la volonté d’Abe d’élever le rang du Japon sur la scène internationale, en se positionnant comme un partenaire crédible et démocratique, prêt à agir pour garantir la sécurité mondiale.

Le dirigeant japonais venait également promouvoir les intérêts de son pays auprès des interlocuteurs européens qui tendent actuellement à privilégier leurs liens avec la puissance chinoise. Le premier ministre s’est assuré du soutien européen à la candidature du Japon à un siège permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il a prêché pour la formation d’une coalition contre la Corée du Nord proliférante et a sensibilisé les dirigeants européens aux enlèvements de citoyens japonais dans les années 1970-1980 par le régime de Pyongyang. Il a enfin tenté de convaincre l’Union Européenne de maintenir l’embargo sur les armes à destination de la Chine, en vigueur depuis la répression de Tienanmen.

Pour en savoir plus

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