Archives de l'hebdo des socialistes
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Ressources N°19 : articles et études, puisés « ailleurs sur le net »

Voici une série d’articles ressources -études, analyses, documents, statistiques- puisés « ailleurs sur le net », utiles pour nourrir la réflexion . Cette semaine entre autres thèmes abordés: “Projections de ménages pour la France métropolitaine ; L’accès des ménages à bas revenus aux technologies de l’information et de la communication ; Le niveau de diplôme des Français ; La gestion du RMI décentralisé ; PIB régionaux par habitant dans l’UE27”, etc…

Société, environnement

Mortalité aux grands âges : encore des écarts selon le diplôme et la catégorie sociale, Isabelle Robert-Bobée et Olivier Cadot, Insee Première N° 1122 – février 2007, Insee (www.insee.fr )

À 86 ans, dans les conditions de mortalité des années 2000-2002, les femmes ayant un diplôme supérieur ou égal au baccalauréat vivraient encore 7,1 ans en moyenne, contre 6,1 ans pour les femmes sans diplôme. Pour les hommes, la durée de vie restante est moindre que pour les femmes. Mais comme pour les femmes, elle est plus longue pour les plus diplômés : 5,2 ans à 86 ans pour les hommes les plus diplômés contre 4,5 ans pour ceux qui n’ont pas de diplôme. Pour les deux sexes, les plus diplômés peuvent donc espérer à cet âge vivre encore 20 % plus longtemps que les non-diplômés. Les différences selon le diplôme et la catégorie sociale s’estompent avec l’avancée en âge. Elles ont disparu parmi les femmes et hommes de 94 ans ou plus.

Pour en savoir plus : http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1122/ip1122.html

Projections de ménages pour la France métropolitaine, à l’horizon 2030, Alain Jacquot, Insee résultats N° N° 60 soc, février 2007, Insee (www.insee.fr )

Les dernières projections du nombre de ménages pour la France métropolitaine à l’horizon 2030, réalisées fin 2006, s’appuient sur les premiers résultats du nouveau recensement de la population. Elles reposent sur les hypothèses d’une fécondité stable à 1,9 enfant par femme, d’une évolution tendancielle de la mortalité, d’un solde migratoire annuel de + 100 000 personnes, et d’une évolution à un rythme soutenu – sans fléchissement – des comportements de cohabitation des individus (à sexe et âge donnés).
Des mises en couple plus tardives, des unions plus fragiles, mais aussi et surtout une proportion de plus en plus importante de personnes âgées : tous ces facteurs devraient conduire à une forte hausse du nombre de ménages (de l’ordre d’un quart entre 2005 et 2030) et à une forte baisse du nombre moyen de personnes par ménage.
Même dans l’hypothèse où les comportements de cohabitation – à sexe et âge donnés – restaient ce qu’ils sont aujourd’hui, la taille moyenne des ménages baisserait très sensiblement à l’horizon de la projection. Seule une fécondité plus forte atténuerait en partie cette évolution.

Pour en savoir plus : http://www.insee.fr/fr/ppp/ir/accueil.asp?page=projmen2030/synt/synthese.htm

L’accès des ménages à bas revenus aux technologies de l’information et de la communication (TIC), Olivia Sautory, Études et résultats N° 557, février 2007, Drees, ministère de la santé et des solidarités (www.sante.gouv.fr )

Les ménages à bas revenus ont moins souvent accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) que les autres ménages. Ce constat est particulièrement visible dans le cas du micro-ordinateur et de l’internet, technologies globalement moins diffusées que la téléphonie (mobile et fixe) ou la télévision. L’effet de substitution du téléphone portable à la ligne téléphonique fixe est très marqué au sein de ces ménages : un quart des ménages à bas revenus ne disposent que d’un téléphone portable (sans téléphone fixe), contre 12 % des ménages à revenus moyens. En tenant compte des effets des autres caractéristiques des ménages, le niveau de vie apparaît étroitement corrélé à l’accès aux TIC, même si le moindre accès des ménages à bas revenus à un micro-ordinateur et à l’internet s’explique en partie par le fait que ces ménages ont, en moyenne, un plus faible niveau de diplôme. Les ménages à bas revenus justifient plus souvent l’absence de micro-ordinateur, de l’internet et de téléphone portable par un coût trop élevé. Les chômeurs et les étudiants, qui sont surreprésentés parmi ces ménages, ressentent des manques spécifiques liés à l’absence de l’internet : près de la moitié des chômeurs considèrent que ne pas avoir l’internet limite leur recherche d’emploi et trois étudiants sur dix que cela les gêne pour suivre correctement leurs études.

Pour en savoir plus : http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er557/er557.pdf

Le niveau de diplôme des Français, février 2007, Observatoire des inégalités (www.inegalites.fr )

Seulement 9% de la population adulte dispose d’un diplôme supérieur à bac +2. Moins de 9 % de la population adulte dispose d’un diplôme supérieur à bac +2 et 32% possède au maximum un certificat d’études primaires ou aucun diplôme. On confond souvent le niveau scolaire des jeunes générations qui sortent du système scolaire – dont près des deux tiers avec le bac – et celle de l’ensemble des générations, dont certaines ont étudié à un moment où le système éducatif était beaucoup moins développé.

Une partie de la population sortie du système de formation initiale peu diplômée s’est formée par la suite, via la formation professionnelle ou à travers des expériences personnelles. Il n’en demeure pas moins que le décalage reste grand entre l’image que se donne la société et la réalité du niveau d’éducation.

Pour en savoir plus : http://www.inegalites.fr/spip.php?article34&id_mot=31

Le baby-boom : suite et fin, Alain Monnier, Population et sociétés N°431, Février 2007, Ined (www.ined.fr )

Les baby-boomers ont marqué la démographie des pays développés ces soixante dernières années. Leur départ à la retraite, puis leur mort, va peser sur les cinquante prochaines. L’entrée des jeunes générations sur le marché du travail va-t-elle en être facilitée ? Les besoins d’assistance aux personnes âgées dépendantes vont-ils exploser ? En comparant différents pays européens, Alain Monnier montre que beaucoup dépend de l’ampleur du baby-boom dans chaque pays.

Pour en savoir plus : http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1227/publi_pdf1_pop.et.soc.francais.431.pdf
Social, santé, emploi

L’évolution des retraites versées entre 2000 et 2004, Carine Burricand et Alexandre Deloffre, Études et résultats N° 556, février 2007, février 2007, Drees, ministère de la santé et des solidarités (www.sante.gouv.fr )

Dans la plupart des régimes de retraite, les revalorisations des pensions sont fixées en fonction de l’évolution des prix hors tabac. À ces revalorisations générales, s’ajoutent dans certains régimes d’éventuelles mesures catégorielles. Entre 2000 et 2004, ces réévaluations ont assuré une quasi-stabilité des avantages de droit direct : +0,2 % en euros constants (hors tabac) au cours de la période. Cependant, la pension de droit direct perçue en moyenne par l’ensemble des retraités a augmenté beaucoup plus rapidement au cours de la même période : +4,9 % en euros constants (hors tabac). Cette plus forte progression est attribuable au phénomène de renouvellement de la population : les nouveaux retraités perçoivent des avantages plus élevés que ceux qui sont décédés. Cet effet est beaucoup plus important pour les femmes, l’amélioration des carrières et des rémunérations entre anciennes et nouvelles générations étant plus marquée pour celles-ci que pour les hommes.

Pour en savoir plus : http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er556/er556.pdf

La gestion du RMI décentralisé : trois ans après, L’essentiel n° 58, février 2007, Cnaf (www.cnaf.fr )

Le revenu minimum d’insertion (RMI) est décentralisé depuis le 1er janvier 2004 (loi du 18 décembre 2003). La loi met fin au système de cogestion du volet insertion par l’Etat et le département, sans remettre en cause le caractère national de la prestation, le montant et les conditions d’attribution du RMI restant fixés au niveau national.
Les caisses d’Allocations familiales (CAF) et les caisses de la Mutualité sociale agricole restent les organismes gestionnaires du paiement de l’allocation. Les relations partenariales sont précisées dans des conventions délimitant les attributions respectives des CAF et des départements. Si le rôle des CAF comme organisme payeur de la prestation se trouve ainsi consacré, de nouvelles relations de coopération avec le département se mettent en place.

Pour en savoir plus : http://www.cnaf.fr/web/WebCnaf.nsf/090ba6646193ccc8c125684f005898f3/fe2779e95cda9d24c12572830034491e/$FILE/ESSENTIEL%20-%20D%C3%A9centralisation%20RMI.pdf

Des indicateurs de santé moins favorables pour les habitants des Zones urbaines sensibles, Caroline Allonier, Thierry Debrand, Véronique Lucas-Gabrielli, Aurélie Pierre, série résultats n° 117, janvier 2007, Irdes (www.irdes.fr )

La création des Zones urbaines sensibles (ZUS) répond à un phénomène de ségrégation spatiale, correspondant au regroupement, dans une zone déterminée, de personnes défavorisées. Cette ségrégation peut affecter l’état de santé du fait de la concentration de la pauvreté et d’une moindre qualité de l’habitat et de l’environnement. L’objectif de cette étude est de décrire l’état de santé des habitants des ZUS, à partir des données de l’enquête décennale Santé 2002-2003. D’après cette enquête, près du tiers des résidants en ZUS (32 %) se jugent en mauvaise santé contre un quart des personnes qui ne vivent pas en ZUS (26 %). Ils sont respectivement près de 23 % et de 20 % à déclarer au moins une incapacité. Les analyses, toutes choses égales par ailleurs, confirment que le fait de vivre en ZUS augmente la probabilité de se déclarer en mauvaise santé. En croisant le fait de vivre en ZUS avec le statut d’occupation des logements, la situation apparaît plus défavorable pour les locataires et plus particulièrement pour ceux qui résident dans un logement social. Les déterminants de l’état de santé (l’âge, le sexe, la catégorie socioprofessionnelle, le niveau d’études…) sont globalement identiques pour les habitants des ZUS et ceux vivant hors ZUS mais leur impact semble renforcé en ZUS.

Pour en savoir plus : http://www.irdes.fr/Publications/Bulletins/QuestEco/pdf/qesnum117.pdf

Contexte et analyse économiques

PIB régionaux par habitant dans l’UE27, Communiqué de presse 23/2007, 19 février 2007, Eurostat (http://epp.eurostat.ec.europa.eu )

Le PIB par habitant variait en 2004 de 24% de la moyenne de l’UE27 dans la région du Nord-Est en Roumanie à 303% dans celle d’Inner London. En 2004, exprimé en standards de pouvoir d’achat1, le PIB par habitant2 des 268 régions NUTS-23 de l’UE27 variait de 24% de la moyenne de l’UE27 dans la région du Nord-Est en Roumanie à 303% de cette moyenne dans la région d’Inner London au Royaume-Uni. Ces informations sont extraites des données publiées par Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes. Une région sur six au-dessus de 125% de la moyenne de l’UE27.

Pour en savoir plus : http://epp.eurostat.ec.europa.eu/pls/portal/docs/PAGE/PGP_PRD_CAT_PREREL/PGE_CAT_PREREL_YEAR_2007/PGE_CAT_PREREL_YEAR_2007_MONTH_02/1-19022007-FR-AP.PDF

Question et relations internationales

Le sommet de Cebu : un tournant pour l’Asean, Nathalie Hoffmann, Lettre du centre asie ifri n°12, 20 février 2007, Ifri (www.ifri.org)
Après avoir été reporté une première fois au mois de décembre 2006, le 12e sommet de l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN) s’est finalement tenu du 9 au 15 janvier 2007 à Cebu aux Philippines.

Sur le plan intérieur philippin, l’organisation du sommet est une réussite à plusieurs égards. Il s’est en effet tenu un mois après son ajournement alors que les problèmes de sécurité continuent d’affecter le pays (guérilla de la New People’s Army communiste toujours active mais aussi actions des différents mouvements musulmans dans le sud de l’archipel). Bien que la présidente soit confrontée à d’importants problèmes politiques internes (désignations à la tête de la Défense ou au sein des forces armées notamment) dans un contexte pré-électoral essentiel (élections législatives au mois de mai 2007), cette dernière a démontré son engagement vis-à-vis de l’association et sa détermination à faire avancer plusieurs des projets essentiels. Parmi ces derniers figurent notamment la rédaction d’une « Charte constitutive » (qui devrait être achevée pour le quarantième anniversaire de l’association, elle remettrait partiellement en cause certaines des règles actuelles de fonctionnement notamment en ce qui concerne le principe du consensus) ainsi que le projet de « communauté ASEAN 2015 » qui vise à atteindre une véritable cohérence en matière sécuritaire, politique et économique.

Pour en savoir plus : http://www.ifri.org/frontDispatcher/ifri/publications/publications_en_ligne_1044623469287/publi_P_publi_asie_lettre_du_centre_asie_n____1171963837184

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