Archives de l'hebdo des socialistes
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Ressources N°17 : articles et études, puisés « ailleurs sur le net »

Voici une série d’articles ressources -études, analyses, documents, statistiques- puisés « ailleurs sur le net », utiles pour nourrir la réflexion . Cette semaine entre autres thèmes abordés: “La loi Fillon prend un coup de vieux ; La seconde vie du taylorisme ; Logement : comment sortir de la crise ; L’état du mal-logement : rapport annuel 2007 ; Démagogie fiscale ; L’offensive africaine de la Chine ; Le blairisme à la peine ”, etc…

Société, environnement

Disparités sociales et surveillance de grossesse

Suzanne Scheidegger et Annick Vilain,

Études et résultats N° 552, janvier 2007, DREES, Ministère de la santé et des solidarité

Cette étude complète les premiers résultats de l’Enquête nationale périnatale 2003, en analysant plus finement la surveillance prénatale des mères selon leur catégorie socioprofessionnelle, leur situation au regard de l’emploi, leur nationalité, leur âge, etc. Elle permet ainsi de caractériser les femmes dont la grossesse a été moins bien suivie. Les femmes qui ont déclaré leur grossesse au-delà du délai réglementaire (4 %) ont plus souvent la nationalité d’un pays d’Afrique subsaharienne (21 % contre 4% des Françaises). Le recours à un gynécologue ou un obstétricien libéral pour déclarer la grossesse concerne davantage les cadres (64 % des cadres ou des femmes sans profession dont le conjoint est cadre, contre 29 % des ouvrières non qualifiées ou femmes sans profession dont le conjoint est ouvrier non qualifié). La part des femmes qui n’ont pas eu les sept visites prénatales réglementaires (6 % des femmes interrogées) atteint 23,8% chez celles qui ne sont pas scolarisées et 4,4 % chez celles qui ont au moins un baccalauréat. Les femmes qui ont eu moins de trois échographies (2,4 %) sont surtout des femmes non scolarisées ou ressortissant d’un pays d’Afrique subsaharienne (12,3% contre 2% des Françaises). Concernant la mesure de la clarté nucale et le dépistage sanguin du risque de trisomie 21, les ouvrières ou femmes sans profession dont le conjoint est ouvrier apparaissent également moins bien informées que les cadres ou femmes sans profession dont le conjoint est cadre. Enfin, 10 % des femmes de 38 ans ou plus n’ont bénéficié d’aucun dépistage ni diagnostic de la trisomie 21.

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Social, santé, emploi

La loi Fillon prend un coup de vieux

Philippe Frémeaux,

Alternatives Economiques , février 2007

Au lieu du retour à l’équilibre prévu, les régimes de retraites sont en déficit. Faute de croissance.

Le récent rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), publié le 11 janvier, a mis les pieds dans le plat. La mise en oeuvre de la loi Fillon, dont on attendait qu’elle assure l’équilibre des régimes de retraites, n’assurerait, sur la base des données actuelles, qu’un tiers du financement nécessaire pour prendre en charge la montée des dépenses. Le déficit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) pourrait ainsi atteindre 3,5 milliards d’euros dès cette année. Alors que le premier rendez-vous entre Etat et partenaires sociaux prévu par la loi Fillon afin de surveiller l’évolution des différents paramètres doit intervenir en 2008, le COR appelle à durcir les conditions de départ à la retraite, afin d’alléger les charges des différents régimes.

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La seconde vie du taylorisme

Camille Dorival, Moatti,

Alternatives Economiques.fr, février 2007

Les conditions de travail se dégradent depuis trente ans. Et les négociations entre partenaires sociaux sur la pénibilité au travail sont au point mort.
« L’homme ne doit pas perdre sa vie à la gagner. » C’est François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, qui rappelait cet adage bien connu le 16 janvier dernier, à l’occasion du grand rassemblement organisé par son syndicat pour protester contre le blocage des négociations sur la pénibilité au travail. La loi sur les retraites d’août 2003 avait en effet donné trois ans aux partenaires sociaux pour négocier sur cette question, avec deux objectifs : réduire les risques professionnels au sein des entreprises et permettre aux travailleurs ayant connu des conditions de travail particulièrement pénibles de partir à la retraite de manière anticipée (1). Les négociations ont été ouvertes en février 2005, mais les partenaires sociaux ne se sont plus réunis sur ce thème depuis plusieurs mois, le patronat refusant catégoriquement de débourser un seul centime pour financer le dispositif de départ anticipé à la retraite.

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Logement : comment sortir de la crise

Sandra Moatti, Alternatives Economiques, février 2007

La relance de la construction depuis trois ans ne résoudra pas le mal-logement. Car la politique actuelle privilégie une offre trop chère pour la majorité des ménages.
Miracle du calendrier électoral ou efficacité de la mobilisation citoyenne ? Une centaine de tentes sur le canal Saint-Martin et l’habileté médiatique des Enfants de Don Quichotte auront obtenu du gouvernement ce pour quoi les associations pour le droit au logement militaient depuis longtemps : un droit au logement opposable. Pour Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, cette mesure est rendue possible grâce à la politique menée depuis cinq ans : effort de construction sans précédent depuis vingt-cinq ans, relance de la construction de logements sociaux, plan national de rénovation urbaine pour les quartiers en difficulté, etc. « Il y a tromperie sur la marchandise », répond la Fondation Abbé Pierre, qui dénonce « une politique d’affichage où le chiffre prime sur les besoins sociaux ». De fait, si les mesures prises ont indéniablement relancé la construction, l’offre qu’elles encouragent est inaccessible à la majorité des ménages français. Elles ont attisé l’envolée des prix et laissé pour compte les plus démunis.

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L’état du mal-logement : rapport annuel 2007

Fondation Abbé Pierre pour le Logement des Défavorisés ( http://www.fondation-abbe-pierre.fr ), Paris 2007.

A la veille de rendez-vous électoraux majeurs qui vont nous conduire à nous interroger sur le type de société que nous voulons défendre, la sortie de ce nouveau Rapport annuel réaffirme la place centrale du logement dans la vie de chacun. Les feux de l’actualité récente ont permis de remettre ce sujet au coeur du discours politique. Mais au-delà des effets d’annonce, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que se traduise dans les faits un droit au logement effectif pour tous. A la lecture des pages de ce Rapport, on découvre l’ampleur du redressement à opérer pour que la situation des mal-logés et des sans-abri s’améliore vraiment, ainsi que les propositions que la Fondation formule pour y parvenir.

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État des lieux de la pauvreté et de l’exclusion en Île-de-France en 2005

Mission d’Information sur la Pauvreté et l’Exclusion Sociale en Île-de-France (MIPES) ( http://www.idf.pref.gouv.fr ), Paris 2007.

En 2005, le taux de chômage de l’Île-de-France passe en dessous de la barre des 10 % et retrouve son niveau de 2002. Cependant, les indicateurs de pauvreté continuent à clignoter. Entre 2004 et 2005, le nombre de personnes percevant le RMI a progressé en Île-de-France de 7 % et atteint près de 230 000. Les autres minima sociaux affichent une croissance de 4,6 %. Un Francilien sur 10, mais 15 % des moins de 20 ans, vivent dans un foyer allocataire au-dessous du seuil des bas revenus. Les situations de surendettement continuent à s’accroître (+ 0,4 %), à un rythme néanmoins moindre qu’entre 2003 et 2004.

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Recueil statistique relatif à la pauvreté et à la précarité en Ile-de-France au 31 décembre 2005

Mission d’Information sur la Pauvreté et l’Exclusion Sociale en Île-de-France (MIPES) ( http://www.idf.pref.gouv.fr ), Paris, 2007.

La Mission d’Information sur la Pauvreté et l’Exclusion Sociale en Île-de-France (MIPES), créée à l’initiative de l’Etat et de la Région dans le cadre du Contrat de Plan 2000-2006, publie pour la sixième fois un recueil de données statistiques relatives à la pauvreté-précarité en Île-de-France.

Les tableaux présentés dans cette version vont jusqu’à la dernière année connue soit 2004 ou 2005 selon les domaines. Certains chapitres ont pu être enrichis, tels celui de la Santé avec les cas recensés de tuberculose, tels aussi celui de l’urgence sociale avec les chiffres des personnes hébergées en Centre d’Hébergement d’urgence et ayant un emploi.

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Les aides aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise en 2005

C Daniel, Premières informations, n°05.2, février 2007,
Dares
, Ministère du travail et de la cohésion sociale

En 2005, 71 000 chômeurs ou allocataires de minima sociaux ont créé ou repris une entreprise avec l’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACCRE). Les créateurs optent de plus en plus fréquemment pour le statut de société, même si l’entreprise individuelle reste la forme juridique la plus répandue.

Les bénéficiaires de l’ACCRE sont de plus en plus diplômés. En 2005, 20 % des créateurs ont atteint le niveau du deuxième et troisième cycle de l’enseignement supérieur. 6 300 chômeurs créateurs, soit 9 % des bénéficiaires de l’ACCRE, ont bénéficié du dispositif d’avance remboursable EDEN. Depuis septembre 2004, ce dispositif s’est largement ouvert aux demandeurs d’emploi de 50 ans et plus. 210 000 chèques-conseil ont été consommés par les créateurs d’entreprise aidés par l’ACCRE et par EDEN, soit une progression de 40 % entre 2004 et 2005.

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Des indicateurs de santé moins favorables pour les habitants des Zones urbaines sensibles

C Allonier, T Debrand, V Lucas-Gabrielli, Aurélie Pierre,

Questions d’économie de la santé n° 117, Irdes

La création des Zones urbaines sensibles (ZUS) répond à un phénomène
de ségrégation spatiale, correspondant au regroupement, dans une zone déterminée, de personnes défavorisées. Cette ségrégation peut affecter l’état de santé du fait de la concentration de la pauvreté et d’une moindre qualité de l’habitat et de l’environnement.

Près du tiers des résidants en ZUS se jugent en mauvaise santé contre un quart des personnes qui ne vivent pas en ZUS (26 %). Ils sont respectivement près de 23 % et de 20 % à déclarer au moins une incapacité. Ces résultats sont issus de l’enquête décennale Santé 2002-2003.

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Contexte et analyse économiques

Démagogie fiscale

Denis Clerc, Alternatives Economiques, février 2007

Suis-je naïf ! Je pensais qu’il était fini le temps des annonces démagogiques faites par tel ou tel candidat à la veille d’une élection pour tenter d’attirer les votes des gogos. Que les promesses du style « demain, on rasera gratis » avaient fait leur temps. Et que plus personne ne se laisserait désormais prendre au genre de fanfaronnades que nous avait servies Jacques Chirac en 2002, promettant dans l’incrédulité générale une réduction de 30 % de l’impôt (sur le revenu).
Eh bien si ! Même chez les journalistes, d’ordinaire plutôt sceptiques, pas grand monde semble s’être étonné du contenu de l’interview de Nicolas Sarkozy dans Le Monde du 23 janvier. J’en résume l’essentiel : baisse de 4 points des prélèvements obligatoires, plafonnement des impôts prélevés sur un contribuable (impôt sur le revenu, ISF, taxe d’habitation, CSG-CRDS) à 50 % du revenu perçu (1), le tout financé par des gains de productivité dans la Fonction publique, par non-remplacement d’un départ en retraite sur deux.

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Question et relations internationales

Incertitudes basques

Xabier Itçaina , édito du Kiosque,

CERI, en partenariat avec Alternatives internationales , février 2007 .

L’attentat de Madrid a mis un coup d’arrêt à l’amorce de processus de paix au Pays basque, renvoyant chacun des acteurs à ses positions traditionnelles malgré les espoirs de recomposition politique qu’avait fait naître en mars 2006 le cessez-le-feu d’ETA.

L’attentat commis par l’ETA à Barajas (Madrid) le 30 décembre 2006 a remis le Pays basque sous les feux de l’actualité. Cette nouvelle mise en scène de la « question basque » s’est faite sous un angle finalement assez convenu, comme si, au fond, le retour des bombes renvoyait chaque acteur à sa position traditionnelle. Tout se passe, en effet, comme si l’esquisse de recomposition du jeu politique provoquée par l’annonce du « cessez-le-feu permanent » de l’ETA en mars 2006 n’avait été que conjoncturelle.

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L’offensive africaine de la Chine

Valérie Niquet, La lettre du Centre Asie ifri n° 11, février 2007, Ifri

Le président Hu Jintao s’est rendu pour la troisième fois depuis 2004 en Afrique, voyage particulièrement riche en ce qui concerne le nombre de pays visités, Cameroun, Liberia, Soudan, Zambie, Namibie, Afrique du Sud, Mozambique et Seychelles.. Pékin confirme ainsi, après le sommet sino-africain organisé dans la capitale chinoise à l’automne 2006, l’importance prise – ou reprise – par l’Afrique dans sa stratégie extérieure.
Cette politique africaine de la Chine s’appuie sur un socle solide, celui de la coopération révolutionnaire sino-africaine qui remonte aux années 1960-70. A l’époque, la Chine maoïste, cherchant à rivaliser avec « l’hégémonisme soviétique », avait établi des liens solides avec plusieurs pays africains autour d’une thématique révolutionnaire et anti-colonialiste partagée. De cette époque demeurent de nombreux projets de coopération, dont le fameux chemin de fer Tanzam.

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Le blairisme à la peine

Wojtek Kalinowski,
Editorial de la vie des idées, Janvier 2007, République des idées

Si Tony Blair entretient le flou sur la date de son départ et rappelle volontiers à son parti qu’il est toujours aux commandes, il ne fait pas doute qu’une époque politique s’achève outre-Manche. Les travaillistes britanniques sont les premiers à le reconnaître, et s’engagent d’ores et déjà dans le débat sur le bilan de la « troisième voie », qui est aussi un débat sur l’avenir du New Labour. De ce débat, le dossier du présent numéro retient quelques-uns des thèmes majeurs: le renouveau idéologique, l’engagement international, le rapport à l’Europe, les réformes de l’État providence…

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Quel avenir pour le New Labour ? Les nouveaux défis du Parti travailliste

Matt Browne, la vie des idées, Janvier 2007, République des idées

Si le bilan du blairisme reste globalement positif, de nombreuses voix au sein du New Labour réclament un retour aux thèmes traditionnels du Parti travailliste, notamment un accent plus marqué sur la lutte contre les inégalités et la défense du service public.

Cela fera bientôt dix ans que Tony Blair est Premier ministre : le moment opportun, semble-t-il, pour revenir sur les réalisations du New Labour pendant ses années de gouvernement, et examiner les défis que le parti et le successeur probable de Tony Blair, Gordon Brown, auront à affronter dans la période à venir.

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