La droite, les sans-papiers et la santé
Mercredi 28 mars 2007On a du mal à y croire. La circulaire du 21 février 2006 du garde des Sceaux et du ministre de l’Intérieur relative aux « conditions de l’interpellation d’un étranger en situation irrégulière » énumère les lieux d’interpellation des sans-papiers : centres d’accueil pour toxicomanes, foyers et centres d’hébergement, salles d’attentes et blocs opératoires des hôpitaux !
La droite a fragilisé notre sécurité sociale en laissant se creuser les déficits, en votant une réforme des retraites injuste, en multipliant les franchises pour les soins et en déstabilisant l’hôpital public.
Pendant dix longs mois, Philippe Guyot a vécu, au jour le jour, la grande exclusion des sans domicile fixe : le désespoir de la rue, la quête aléatoire d’une place en centre d’hébergement, la violence sociale faite aux personnes marginalisées. De cette terrible expérience lui vient une mission : faire connaître le sort de ses compagnons d’infortune. Socialiste, il décide d’alerter le Parti sur ses conditions de vie. Après une rencontre déterminante avec François Hollande, Philippe Guyot poursuit désormais son combat en tant que délégué PS à l’exclusion.
Un an après la distribution des premières tentes par Médecins du monde, leur pérennisation souligne combien la politique de l’État ne fait qu’accroître la précarité.