Cachan : l’accord, au bout de la nuit !
Jeudi 5 octobre 2006
Six semaines après leur évacuation musclée, par le ministre de l’Intérieur, les anciens squatteurs de Cachan sont en passe de voir le bout du tunnel. Un accord de principe sur leur relogement a en effet été conclu dans la nuit du 4 au 5 octobre entre France Terre d’Asile, les médiateurs de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et de SOS-Racisme et le maire PS de la municipalité, Jean-Yves Le Bouillonnec. « L’accord est irrévocable, a affirmé Pierre Henry, directeur général de France Terre d’Asile. Les personnes ont accepté le principe de sortie dans les structures que nous gérons », a-t-il ajouté, avant de préciser que l’évacuation du gymnase Belle-Image où elles sont hébergées dans des conditions particulièrement précaires pourrait intervenir le 7 ou le 8 octobre. (Lire la suite…)
Quelque chose s’est cassé. Dans les têtes d’abord. C’est ce que nous rapporte le livre d’Alain Mergier et Philippe Guibert, Le descenseur social. Dans les milieux populaires, la représentation de la société, comme celle de l’avenir est singulièrement pessimiste. L’ascenseur social fonctionnerait toujours… mais dans le sens exclusif de la descente ! L’Etat, hier garant de la promesse républicaine, serait devenu une « menace ». Les dispositifs de protection sociale contribueraient même à déposséder les individus « de toute capacité à se retrouver sujet de sa propre vie ». La société vécue par les milieux populaires est violente, la menace y est permanente et « toute relation devient potentiellement agressive ». Là encore, l’Etat aurait failli en « renonçant, de fait, à son monopole de la violence ». Enfin, troisième pilier de la société vécue par les milieux populaires, les politiques d’intégration seraient un échec.
La VIème conférence des villes, jeudi 27 septembre, à Paris, a été l’occasion pour les maires des grandes villes de France de se réunir autour du thème : « les villes à l’heure des choix ». Trois axes ont alors été développés lors de cette journée débat : l’éducation, le développement durable et enfin la démocratie locale. Jean-Claude Antonini, maire d’Angers, intervenant lors de la table ronde sur les dynamiques territoriales environnementales, livre son point de vue sur les nouvelles donnes en matière de développement durable pour les municipalités. 