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	<title>L&#039;hebdo des socialistes &#187; L&#8217;hebdo</title>
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	<description>Toute l&#039;actualité politique par la rédaction de l&#039;hebdo des socialistes</description>
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		<title>Un vote porteur d’espoir</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:11:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Valérie Fourneyron, Maire de Rouen, Députée de Seine-Maritime C&#8217;est avec un immense plaisir que je signe pour la première fois l&#8217;éditorial de notre hebdomadaire. Avec plaisir, mais aussi avec la fierté de nos résultats. Les 9 et 16 mars, à Rouen comme à Caen, l&#8217;autre capitale normande,ainsi que dans de nombreuses autres villes qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Valérie Fourneyron</strong>,<br />
<em>Maire de Rouen,<br />
Députée de Seine-Maritime</em></p>
<p>C&#8217;est avec un immense plaisir que je signe pour la première fois l&#8217;éditorial de notre hebdomadaire. Avec plaisir, mais aussi avec la fierté de nos résultats.</p>
<p>Les 9 et 16 mars, à Rouen comme à Caen, l&#8217;autre capitale normande,ainsi que dans de nombreuses autres villes qui ont suivi l&#8217;exemple de Paris et Lyon en 2001, les électeurs ont choisi d&#8217;accorder leur confiance à des femmes – permettez-moi de les saluer plus particulièrement – et à des hommes de gauche. Ce vote est porteur d&#8217;espoir, il est aussi source de responsabilités pour tous les socialistes.</p>
<p><span id="more-1210"></span></p>
<p>À l&#8217;occasion de ces élections municipales et cantonales, les Françaises et les Français ont en effet marqué leur attachement à deux principes d&#8217;action que nous, socialistes, nous ne devons pas perdre de vue : l&#8217;écoute et le rassemblement.</p>
<p>Les Français nous ont suivis parce que nous les avons écoutés et parce que nous leur avons proposé des projets concrets. Nous avons gagné parce que nous avons su jouer la carte du rassemblement, partout où cela était possible. Le rassemblement d&#8217;une gauche forte de ses diversités,d&#8217;une gauche qui amis en avant les valeurs pour lesquelles elle se bat depuis Jean Jaurès, celles de liberté, d&#8217;égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité.</p>
<p>Certes, le climat national et le rejet de la politique menée par la droite ont joué en notre faveur.Au cours de cette campagne, nous avons en effet rencontré beaucoup de citoyens frappés dans leur quotidien par la baisse du pouvoir d&#8217;achat, par l&#8217;inquiétude du lendemain, par l&#8217;incertitude de leurs conditions de vie&#8230;</p>
<p>C&#8217;est pour toutes ces raisons que les Français se tournent vers nous aujourd’hui. Ils nous demandent de mettre dès à présent en place,dans nos communes et nos départements, les politiques de solidarité et de cohésion sociale qui relèvent de nos compétences.</p>
<p>Nous devons maintenant nous mettre au travail pour redonner plus de forces à nos convictions. Celles-ci, et seulement celles-ci, tracent la voie de la reconquête.</p>
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		<title>Logement : pour la fin du désengagement de l’État !</title>
		<link>http://hebdo.parti-socialiste.fr/2008/02/06/1148/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2008 16:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[Logement - Transport]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;État est le garant du droit au logement. Or, depuis 2002, il se désengage et conduit une politique incohérente. Nous en connaissons les résultats : flambée des prix, explosion des charges, exclusion des classes moyennes et modestes des centres-villes,mal-logement persistant, trop d&#8217;habitat insalubre, augmentation de sans-domicile fixe…Face à cette crise majeure, les élus locaux sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;État est le garant du droit au logement. Or, depuis 2002, il se désengage et conduit une politique incohérente. Nous en connaissons les résultats : flambée des prix, explosion des charges, exclusion des classes moyennes et modestes des centres-villes,mal-logement persistant, trop d&#8217;habitat insalubre, augmentation de sans-domicile fixe…<span id="more-1148"></span>Face à cette crise majeure, les élus locaux sont souvent bien seuls à répondre aux besoins urgents et croissants de leurs concitoyens.Ils se mobilisent à l&#8217;échelle de leurs collectivités pour compenser l&#8217;absence d&#8217;une politique ambitieuse, respectueuse et réaliste.<br />
Quant aux parlementaires socialistes, ils tirent la sonnette d&#8217;alarme depuis 6 ans, déposent des amendements, font des propositions de loi que la majorité et le gouvernement rejettent systématiquement.<br />
Nous savons que pour gagner la bataille du logement,il faut agir à tous les niveaux, de l’hébergement d’urgence à la location privée en passant par les HLM,l’accession à la propriété ou les résidences pour personnes âgées.<br />
À l&#8217;inverse, Nicolas Sarkozy, a préféré bercer les Français dans l&#8217;illusion du « tous propriétaires » sans leur dire comment faire pour acheter aussi cher avec un pouvoir d&#8217;achat en constante diminution. Comment croire encore à « la maison à 100 000 euros » !<br />
La droite se contente de distribuer des cadeaux fiscaux aux plus riches tel le dispositif « de Robien » créé en 2003 qui coûte chaque année 400 millions d&#8217;euros aux contribuables alors qu&#8217;il contribue à la hausse des prix et ne comporte aucune contrepartie sociale.<br />
Depuis 2002, les gouvernements n&#8217;ont pas pris en compte l&#8217;ampleur et les conséquences de ce désastre. Le bilan de la droite est une facture salée pour le seul bénéfice de quelques uns !</p>
<p><strong>Annick Lepetit, secrétaire nationale au Logement et députée de Paris</strong></p>
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		<title>Les 35 heures, un enjeu historique et symbolique, par Jean-Marc Germain, délégué national au travail et à l’emploi</title>
		<link>http://hebdo.parti-socialiste.fr/2008/01/16/1108/</link>
		<comments>http://hebdo.parti-socialiste.fr/2008/01/16/1108/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Jan 2008 16:55:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les bons ouvriers ne sont pas ceux qui réclament la loi que nous discutons ; les bons ouvriers ont toujours en vue d’avoir du travail, d’en avoir longtemps. » « C’est une loi de faillite. » Ces mots ne sont pas ceux de Nicolas Sarkozy mais, pour les premiers, du député Bernard en 1848, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Les bons ouvriers ne sont pas ceux qui réclament la loi que nous discutons ; les bons ouvriers ont toujours en vue d’avoir du travail, d’en avoir longtemps. » « C’est une loi de faillite. » Ces mots ne sont pas ceux de Nicolas Sarkozy mais, pour les premiers, du député Bernard en 1848, lorsqu’il s’agissait de limiter à 12 heures par jour la durée légale du travail, et, pour les seconds, du député Pierre Taittinger combattant les congés payés en 1936. <span id="more-1108"></span>La nouvelle sortie de Nicolas Sarkozy sur les 35 heures montre malheureusement que sa préoccupation n’est pas de régler les problèmes des Français – le pouvoir d’achat, le logement, l’emploi… –, mais de régler des comptes. Après les étrangers, revoici les 35heures.</p>
<p>La France n’a pas de problème avec les 35 heures : a-ton oublié les 3 % de croissance et les deux millions d’emplois de 1997-2002 ? Pas plus que les Français : ceux qui en bénéficient y sont attachés.Quant au pouvoir d’achat, il avait progressé, certes insuffisamment, mais tout de même de 15 % entre 1997 et 2002. Non, ce sont les dirigeants de droite qui ont un problème avec les 35 heures,comme si rien n’avait changé en 150 ans. La droite veut la peau des 35 heures que lui réclament certains cercles patronaux. À nous de les défendre, lucidement, en procédant aux adaptations nécessaires comme nous y invitait Martine Aubry dès 1998,mais fièrement,parce que là se joue,au-delà des 35 heures, le combat historique entre les forces de progrès et le conservatisme venu du plus profond de notre pays.�</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Dossier : Le code du travail en miettes &#8211; Le temps du combat</title>
		<link>http://hebdo.parti-socialiste.fr/2008/01/16/1109/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Jan 2008 15:35:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis l’origine, le mouvement syndical s’est battu pour fédérer les travailleurs et créer le rapport de force leur permettant d’arracher nouvelles garanties et nouveaux droits. Depuis plus d’un siècle, le patronat cherche à briser ce rapport de force qui lui a tant coûté. Depuis sept mois, Nicolas Sarkozy poursuit un projet de refonte du marché [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l’origine, le mouvement syndical s’est battu pour fédérer les travailleurs et créer le rapport de force leur permettant d’arracher nouvelles garanties et nouveaux droits. Depuis plus d’un siècle, le patronat cherche à briser ce rapport de force qui lui a tant coûté. Depuis sept mois, Nicolas Sarkozy poursuit un projet de refonte du marché du travail. Il apparaît par touches impressionnistes mais il a toute sa cohérence, celle d’une libéralisation et d’une déréglementation. Le moyen est simple, celui d’un amoindrissement des solidarités professionnelles et l’individualisation des rapports employeurs/salariés.<br />
<span id="more-1109"></span><br />
La profusion des projets touchant au travail est étonnante.</p>
<p>La durée légale du travail est malmenée ; les accords dérogatoires sont envisagés entreprise par entreprise,au péril d’une remise en cause du slogan qui a fait la fortune politique de son concepteur: le fameux «travailler plus pour gagner plus». Le code du travail est maltraité. À la faveur d’une ordonnance censée préparer une refonte du code du travail à droit constant, la majorité a fait basculer dans le domaine réglementaire 500 articles législatifs, autorisant, par cette déclassification, les modifications ultérieures sans avoir à assumer un débat parlementaire. Le droit de grève est limité dans les transports et dans l’éducation.</p>
<p>Le travail du dimanche est libéré au mépris de l’opposition des familles et des petites entreprises. Le paritarisme est remis en cause à travers la captation des fonds de l’UNEDIC par l’État. Les chômeurs sont désignés comme cause de leur propre inactivité et seront soumis demain à la sanction après le refus de deux offres d’emploi.</p>
<p>Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Raison de plus pour souligner les bonnes. Celle de la signature d’un accord autour du contrat de travail en fait partie. Certes, ce compromis entre partenaires sociaux demeure modeste dans son ambition. Nous sommes loin de la « flexisécurité » censée compenser la souplesse offerte aux entreprises en contrepartie de protections supérieures des salariés. La sécurité sociale professionnelle que nous appelons de nos voeux est encore hors d’atteinte. Il n’en demeure pas moins que cet accord vient de tordre le cou au CNE et au projet de « contrat unique » développé par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne.</p>
<p>La démocratie sociale, l’unité syndicale ont permis de freiner l’activisme dérégulateur du chef de l’État. De la même manière, la vigilance de l’opposition parlementaire a permis d’éviter le pire en ce début d’année, c’est-à-dire la suppression pure et simple de la durée légale du travail.</p>
<p>Depuis plus de cent ans, le droit du travail est un combat. Nous savons qu’il ne connaît ni trêve ni victoire définitive. Nous sommes prêts.</p>
<p>Thomas Colognac�</p>
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		<item>
		<title>Portrait : Jeannine Faure &#8211; Une citoyenne au service des consommateurs</title>
		<link>http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/09/05/880/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2007 16:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[invités de la semaine]]></category>
		<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>

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		<description><![CDATA[Un pays où la vie est moins chère. Plus qu&#8217;un vain slogan publicitaire, ce pourrait être la devise de Jeannine Faure. À bientôt 74 ans, cette militante infatigable ne compte pas quitter de sitôt la permanence CFDT de Rezé (Loire-Atlantique).Elle y gère les litiges des consommateurs dans le cadre de l’Asseco,l&#8217;association de la confédération syndicale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un pays où la vie est moins chère. Plus qu&#8217;un vain slogan publicitaire, ce pourrait être la devise de Jeannine Faure. À bientôt 74 ans, cette militante infatigable ne compte pas quitter de sitôt la permanence CFDT de Rezé (Loire-Atlantique).Elle y gère les litiges des consommateurs dans le cadre de l’Asseco,l&#8217;association de la confédération syndicale dévolue à ces questions.<br />
<span id="more-880"></span><br />
« Mes collègues croient toujours que je vais m&#8217;arrêter dans une semaine et finalement, je suis encore là. Cette année, c&#8217;est reparti pour un tour. » Surtout qu&#8217;avec l&#8217;arrivée de Sarkozy aux commandes,les combats ne manquent pas. Hausse des prix, baisse du pouvoir d&#8217;achat, surendettement, cadeaux fiscaux faits aux plus riches&#8230; « Ce nouveau gouvernement m&#8217;épouvante », lâche-telle. Malgré la litanie de voeux pieux : la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, qui promet de rester vigilante sur le prix du pain et son homologue à l’éducation nationale, Xavier Darcos, qui fait mine de réduire la facture de la rentrée scolaire. « Il annonce cela alors que 60 % des achats ont déjà été faits ! »</p>
<p>Avec plus de quarante années de syndicalisme à son actif, Jeannine ne se laisse pas berner par de tels discours. « Je ne suis ni une révoltée, ni une révolutionnaire, assure-t-elle. Mais je suis éprisede justice. » C&#8217;est cette quête de justice qui conduit son action depuis toujours. Rentrée à 21 ans comme secrétaire de direction dans un grand magasin de Nantes, elle se syndique très vite. « C&#8217;était l&#8217;époque des trente glorieuses, raconte-t-elle de son débit mitraillette. Les premières grandes surfaces voyaient le jour. On se battait contre le travail tardif, les ouvertures de magasins les jours fériés&#8230; » Alors, quand elle entend Sarkozy faire l&#8217;éloge du travail dominical, Jeannine Faure se dit qu&#8217;elle a encore beaucoup à faire. Tant comme syndicaliste que comme militante au PS. Sympathisante depuis longtemps, elle a pris sa carte, il y a quatre ans. Le sens de l&#8217;engagement, encore.</p>
<p>« Ce qui me motive, c&#8217;est d&#8217;aider les gens. Dans le cadre des permanences, j&#8217;entends des personnes qui se trouvent dans des situations intenables, souvent étouffées par les crédits. » Toujours mue par ce même principe de solidarité, elle n&#8217;envisage qu&#8217;une solution à toutes ces injustices : « Une meilleure répartition des richesses. Ce n&#8217;est pas en supprimant l&#8217;ISF ou en instaurant la TVA sociale que l&#8217;on augmentera le pouvoir d&#8217;achat des Français. » Mais c&#8217;est sans doute avec plus de gens comme Jeannine que les choses bougeront.</p>
<p><strong>Élisabeth Philippe</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les universités d’été, enjeu interne et médiatique</title>
		<link>http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/09/05/879/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2007 16:20:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire du PS]]></category>
		<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>

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		<description><![CDATA[Gérard Lindeperg, député de la Loire de 1997 à 2002 et ancien numéro 2 du PS, revient sur l’origine des universités d’été du Parti socialiste, dont l’objectif initial était de former les militants en confrontant les idées, loin de la pression médiatique et des grandsmesses qui caractérisent désormais le rendez-vous de La Rochelle, devenu incontournable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Gérard Lindeperg, député de la Loire de 1997 à 2002 et ancien numéro 2 du PS, revient sur l’origine des universités d’été du Parti socialiste, dont l’objectif initial était de former les militants en confrontant les idées, loin de la pression médiatique et des grandsmesses qui caractérisent désormais le rendez-vous de La Rochelle, devenu incontournable depuis lors.<br />
<span id="more-879"></span><br />
<strong>Quand les universités d’été du Parti socialiste se sont-elles tenues pour la première fois ? </strong><br />
Dans les années 1980.J’occupais alors la fonction de secrétaire national en charge de la formation. Les toutes premières universités d’été ont vu le jour à La Garde-Freinet (Var), Risoul (Hautes-Alpes) puis Ramatuelle (Var), à l’abri de toute pression médiatique et dans des espaces confinés.À l’époque,nous étions peu nombreux, 200 tout au plus. L’idée était de mettre à la disposition des militants un véritable outil de formation. Mais cette manifestation a du répondre ensuite à un double enjeu:interne et médiatique. Dès lors, trois étapes se sont succédé :la première, celle que j’ai personnellement initiée, était axée sur la formation, par le biais de spécialistes et d’universitaires. La deuxième reposait sur une approche mixte, en planifiant des stages, au coeur de l’été, suivis par l’université d’été proprement dite, en septembre. Par la suite, cette manifestation a acquis une plus grande notoriété, en offrant une tribune aux ténors du Parti, à l’occasion de la rentrée politique.</p>
<p><strong>Ces universités d’été n’avaientelles pas pour principale ambition de nourrir le débat d’idées? </strong><br />
Oui, mais à cette (petite) nuance près : les personnalités politiques étaient conviées à ces rencontres en fonction des responsabilités qu’elles exerçaient, au-delà des sensibilités exprimées.Puis,au fil du temps, le choix des forums et ateliers a répondu à des critères de plus en plus précis en termes dereprésentativité. Tant et si bien que les militants sont devenus de simples spectateurs, invités à assister à la rentrée de leurs leaders.</p>
<p><strong>Comment la ville de La Rochelle est-elle devenue le lieu d’élection de ces universités ? </strong><br />
Au préalable, j’avais souhaité que ces universités se tiennent à Montpellier dans le cadre d’un vaste rassemblement, sur le modèle de la Fête de l’Humanité. La proximité des Bouches-du-Rhône et la présence de la fédération de l’Hérault constituaient,de mon point de vue, deux atouts majeurs pour imposer le choix de cette ville. Et marquer ainsi une rentrée politique très festive, précédée par un séminaire de formation plus technique. Le comité directeur du Parti n’a pas retenu cette idée. J’ai donc porté mon choix sur La Rochelle, ville qui présentait l’avantage d’être dirigée par un Radical, Michel Crépeau, dont le premier adjoint n’était autre que Maxime Bono. Toute autre option, au sein même de notre famille politique, n’aurait fait qu’attiser des conflits en ravivant des tensions inutiles. Depuis lors, certains ont émis le souhait de changer à nouveau de lieu… C’est oublier que l’organisation d’une telle manifestation requiert des efforts colossaux. Tout autre choix que celui de La Rochelle exigerait un important travail d’anticipation auquel nous ne sommes pas forcément préparés. Au fil du temps, cette cité maritime est donc devenue un espace de rencontre incontournable, malgré des débuts difficiles. Il nous a fallu, en effet, tout inventer et nous mettre en quête de locaux adaptés à des besoins sans cesse grandissants.</p>
<p><strong>Parallèlement, le Centre Condorcet, créé en 1994, organise des séminaires de formation à l’intention des élus socialistes.</strong><br />
La loi n° 92-108 du 3 février 1992 a institué un droit à la formation des élus locaux. Pour les conseillers municipaux, généraux ou régionaux, ce droit est affirmé à l’article L. 2123-12 du Code général des collectivités territoriales qui stipule que « les membres d’un conseil (municipal, général ou régional) ont droit à une formation adaptée à leur fonction ». Instaurée comme un droit individuel, elle constitue une dépense obligatoire pour les collectivités. C’est cette même loi qui est à l’origine de la création du Centre Condorcet qui s’efforce de solliciter experts et élus, de préférence aux ténors du Parti. L’idée est de faire appel à des universitaires ou à des personnalités évoluant dans des cabinets. Et de multiplier les échanges, au-delà même des enjeux de pouvoir.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Bruno Tranchant </strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Recenser les bonnes pratiques locales</title>
		<link>http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/09/05/878/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2007 16:10:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[Territoires]]></category>

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		<description><![CDATA[Claudy Lebreton, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) et de l’Assemblée des départements de France (ADF), évoque les travaux du séminaire des élus, qui s’est tenu à l’ouverture des universités d’été de La Rochelle, du 29 au 31 août, et avance quelques pistes en prévision des élections municipales et cantonales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Claudy Lebreton, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) et de l’Assemblée des départements de France (ADF), évoque les travaux du séminaire des élus, qui s’est tenu à l’ouverture des universités d’été de La Rochelle, du 29 au 31 août, et avance quelques pistes en prévision des élections municipales et cantonales de mars 2008.<br />
<span id="more-878"></span><br />
<strong> Le Séminaire des élus de La Rochelle a rassemblé plusieurs centaines de participants autour des choix de société qui guident leurs actions. Quels enseignements tirez-vous de ces rencontres ?</strong><br />
Un mot d’abord sur leur déroulement. Jusqu’à une période récente, le nombre d’inscrits à ce séminaire d’été dépassait rarement le seuil de 300 participants. Mais, depuis trois ans, nous observons une augmentation annuelle des inscriptions supérieure à 40%. Ainsi, cette année,nous avons atteint le chiffre de 500 participants. C’est la preuve que la persévérance finit toujours par payer. Sur le fond des débats, chacun entend prendre part à la refondation du Parti. De ce point de vue, les élections municipales et cantonales donneront l’occasion aux élus de prouver que les réponses qu’ils apportent en matière d’emploi, de logement, de sécurité, de développement durable ou de solidarité sont adaptées aux défis que rencontrent nos concitoyens. Et de démontrer ainsi que les socialistes sont parfaitement audibles sur ces thématiques. Mais, soyons clairs : la refondation que nous appelons de nos voeux prendra du temps. Et chacun des rendezvous électoraux qui suivra l’échéance de mars 2008 sera un véritable test, en permettant de créer les conditions d’une alternance politique.</p>
<p><strong>À quelques mois seulement des échéances municipales, quels sont les principaux thèmes sur lesquels les élus socialistes vont devoir se concentrer?</strong><br />
Nous devons faire vivre le socialisme du XXIe siècle, en maîtrisant pleinement les mécanismes qui régissent la vie locale et en nous penchant plus encore sur les relations entre État et collectivités, au-delà de la culture centralisatrice dans laquelle le Parti se complaît trop souvent. Il est essentiel de redéfinir les rôles et les missions de chacun. Il nous faut également impérativement réfléchir à la question des solidarités, à l’heure où la droite dénonce une prétendue politique d’assistanat qu’elle oppose au principe du «travailler plus pour gagner plus». Il s’agit d’imaginer de nouvelles solutions, en pensant aux quelque 20 millions de Français qui sont confrontés à l’insalubrité et à la précarité. Cela transite par la réhabilitation de l’impôt, érigé en véritable instrument d’égalité et de justice sociale. Ces éléments de réflexion feront l’objet d’un projet élaboré par le Parti et la FNESR, qui sera publié à l’automne. Ce document recensera les bonnes pratiques locales des municipalité et collectivités dirigées par des socialistes, dans la perspective d’élections municipales et cantonales qui représentent la première étape de notre stratégie de reconquête.</p>
<p><strong>Quels seront les temps forts de la campagne ?</strong><br />
Nous participerons activement aux rencontres programmées par le Premier secrétaire, en concentrant nos forces sur un projet inscrit au coeur de la réalité sociale et culturelle des territoires. À cet effet, un conseil national de la FNESR se réunira courant décembre. Notre souci est de faire vivre la diversité. D’ailleurs, toute équipe municipale doit être guidée par la volonté de représenter la cité dans sa pluralité.</p>
<p><strong>Bruno Tranchant</strong></p>
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		<title>La vision communautariste de Nicolas Sarkozy</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2007 15:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[International - Europe]]></category>
		<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>

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		<description><![CDATA[En axant son intervention devant les chefs de mission diplomatique français,le 27 août dernier,sur la confrontation entre l’islam et l’Occident,le président de la République met à mal l’approche universaliste et laïque de la politique étrangère de la France. Le discours du président Sarkozy devant la Conférence des ambassadeurs a fonctionné comme un acte d’alignement de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En axant son intervention devant les chefs de mission diplomatique français,le 27 août dernier,sur la confrontation entre l’islam et l’Occident,le président de la République met à mal l’approche universaliste et laïque de la politique étrangère de la France. <span id="more-876"></span></p>
<p>Le discours du président Sarkozy devant la Conférence des ambassadeurs a fonctionné comme un acte d’alignement de la diplomatie de la France sur la vision du monde défendue par le président Bush et les néoconservateurs nord-américains.</p>
<p>En présentant « la confrontation entre islam et Occident » comme « le premier défi mondial » à relever, Nicolas Sarkozy reprend à son compte la thèse simpliste et belliqueuse du « choc des civilisations » de Samuel Huntington que porte le président Bush. Le premier défi ? Cinq fois répété dans son discours ! Nicolas Sarkozy fait ainsi de la religion le critère de lecture du monde. Une aberration ! Le monde musulman est une réalité religieuse. Seuls les extrémistes, ultra-minoritaires, et le gouvernement islamique d’Iran veulent en faire un acteur politique mondial. En vain. Car l’histoire très différenciée des pays concernés rend ce critère sans efficacité pour comprendre leurs actions. Dès lors,réduire une telle série de nations à l’étiquette de «pays musulmans», évoquer à propos de l’énergie nucléaire le «droit des musulmans» «à l’énergie du futur» n’a pas de sens concret.La déclaration est donc destinée aux seuls dirigeants des États- Unis d’Amérique, comme un signe d’adhésion à leur vision du monde et aux conséquences qui en découlent.</p>
<p>Cette vision communautariste du monde est en rupture avec la conception universaliste de la politique étrangère de la France. Cette simplification implique bien des conséquences blessantes dès aujourd’hui et bien des menaces pour demain. On retiendra l’atteinte faite à la laïcité de l’État, dans la mesure où le président de la République affiche une stigmatisation des Français de confession musulmane, tout aussi « occidentaux » que n’importe quels autres Français. Plus choquant encore est l’idée que l’islam de France soit appelé à jouer un rôle en tant que tel auprès du président de la République dans ce cadre. Un tel revirement des fondamentaux de la politique étrangère de la France, effectué sans aucun débat préalable ni information du parlement,confirme une dérive ultra-présidentialiste des institutions. On en verra une nouvelle preuve dans la décision présidentielle de conforter la présence militaire française en Afghanistan alors même que celle-ci a déjà été organisée sans aucune autorisation du parlement.</p>
<p>Ce discours est un jour triste pour la France laïque et universaliste.</p>
<p><strong>Jean-Luc Mélenchon, </strong><br />
sénateur PS de l’Essonne</p>
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		<title>Le fier bilan du président d’Homosexualités et socialisme</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jun 2007 09:22:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 23 juin, Alexandre Carelle a quitté ses fonctions de président de HES, Homosexualités et socialisme, une semaine avant que ne défile à Paris la marche des fiertés gaie et lesbienne. Quand on lui demande ce qu’il ressent, il répond : « c’est la fin d’une partie de ma vie dont je suis très fier. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 23 juin, Alexandre Carelle a quitté ses fonctions de président de HES, Homosexualités et socialisme, une semaine avant que ne défile à Paris la marche des fiertés gaie et lesbienne. Quand on lui demande ce qu’il ressent, il répond : « c’est la fin d’une partie de ma vie dont je suis très fier. » Alexandre va avoir 30 ans et passe la main après cinq ans d’activisme dans une association fondée en 1983 et qui a, en quelque sorte, grandi avec lui.</p>
<p><span id="more-837"></span><br />
Nous sommes loin de l’étudiant à Sciences Po Lyon,qui adhéra au PS puis devint président de la fédération des étudiants lyonnais. Aujourd’hui, Alexandre travaille pour le mécénat d’une grande banque française. Il parle de ses combats avec la plus grande maturité : « Je rêve que nous, associations pour la défense de l’égalité des droits, on n’ait plus besoin d’exister. » Il faut dire que les batailles qu’Alexandre a menées tiennent plus d’une nécessaire évolution de la société que de fantasmes irréalisables. En tête de liste, le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe, mais aussi et tout simplement l’égalité stricte des droits.</p>
<p>Lors de son adhésion à l’association, en 2001, rien n’était encore joué au PS. Le gouvernement Jospin, en créant le pacs, avait ouvert la porte à une véritable égalité entre homos et hétéros, mais il restait beaucoup   faire. Élu à la tête de HES, Alexandre Carelle s’impose un calendrier : trois ans pour réfléchir, deux ans pour convaincre… Objectif atteint. Pour preuve, l’introduction du mariage et de l’adoption dans le projet socialist  puis dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal.</p>
<p>La vocation de HES, c’est aussi de conseiller ceux qui ne se sentent pas acceptés ou qui rencontrent des difficultés administratives du fait de leur orientation sexuelle.Pour Alexandre,c’est un rôle majeur que de savoir aider ceux qui vivent des phases difficiles :« Si tu n’es pas serein,tu ne peux pas être à l’écoute. Je sais pour qui et pour quoi je me bats : mes droits se retrouvent dans le combat collectif. » Aujourd’hui, Alexandre tourne la page, pour se consacrer à la défense du financement du spectacle vivant.</p>
<p>À son regard, il est facile de voir qu’il est déjà dans ce nouveau combat.Il insiste pourtant :« Je sais la chance que j’ai eu de pouvoir rencontrer un milieu ouvert à nos propositions, une organisation politique qui soit profondément pour l’égalité des droits. »</p>
<p>Ariane Vincent</p>
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		<title>Léon Blum et l’exercice du pouvoir</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jun 2007 09:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[Vie politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Du congrès de Tours à la fin de sa vie, le leader de la SFIO est demeuré un partisan du régime parlementaire. Cependant, pour l’ancien président du Conseil, si la responsabilité du pouvoir est une nécessité liée au suffrage universel, l’action du Parti socialiste ne saurait être limitée à cet objectif. Dans une conférence prononcée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du congrès de Tours à la fin de sa vie, le leader de la SFIO est demeuré un partisan du régime parlementaire. Cependant, pour l’ancien président du Conseil, si la responsabilité du pouvoir est une nécessité liée au suffrage universel, l’action du Parti socialiste ne saurait être limitée à cet objectif.</p>
<p><span id="more-836"></span><br />
Dans une conférence prononcée en mai 1947, devant les élèves de l&#8217;École normale supérieure, Léon Blum rappelle la distinction établie dans les années 1920 entre exercice, conquête et occupation du pouvoir. Il voit dans l’exercice du pouvoir par le Parti socialiste une conséquence directe de l’acceptation du suffrage universel. Il abandonne à cette occasion deux dogmes du marxisme. L’État n&#8217;est pas l&#8217;expression de la classe dominante. Il est transformé par la pratique du suffrage universel, et la démocratie permet le développement des organisations politiques de gauche. Il n&#8217;y a pas de croissance inévitable des antagonismes de classe. Ce qui est peut-être la dernière pensée de Blum se résume dans ces phrases qu&#8217;il prononce alors : « Dès que le groupe parlementaire du Parti devient une majorité, il est condamné à exercer le pouvoir. Que cela soit difficile ou non, l&#8217;obligation pour lui est la même, et il ne pourra l&#8217;éluder qu&#8217;en répudiant la notion d&#8217;action politique. »</p>
<p><strong>Soutien sans participation </strong></p>
<p>Dans les années 20, il apparaît toutefois que Blum, leader incontesté de la SFIO, l&#8217;a tenue volontairement à l&#8217;écart du pouvoir. Il s’élève clairement contre la participation à un gouvernement radical. Et se dit partisan du soutien, sans participation, au moment du Cartel des gauches, en 1924. « J’ai joué, déclare-t-il lors du procès de Riom, un rôle un peu singulier dans la vie publique, en ce sens que je n’ai jamais recherché le pouvoir, que j’ai même mis à m’en écarter autant d’application et de soin que d’autres pouvaient mettre à s’en rapprocher et que j’en ai détourné mon parti aussi longtemps que cela m’a paru possible. »</p>
<p>Pour les socialistes, cette période apparaît comme une période de reconstruction, après la scission de Tours, en 1920. La tension est toujours palpable entre la direction du Parti et le groupe parlementaire. L’heure est à la concurrence avec le nouveau Parti communiste.L&#8217;important alors est que les socialistes n&#8217;apparaissent pas infidèles à l&#8217;idéologie traditionnelle de la gauche, dont le marxisme. En 1929, c&#8217;est en le justifiant ainsi que Léon Blum refuse l&#8217;abolition du dogme de la dictature du prolétariat. Les années 20 revêtent aussi une spécificité par l&#8217;importance des questions internationales dans la vie politique française. La recherche d&#8217;une réconciliation entre la France et l&#8217;Allemagne en est une dominante. Léon Blum privilégie donc une entente avec les radicaux face à une Union nationale revancharde.</p>
<p><strong>Pas de légalisme excessif </strong></p>
<p>Du congrès de Tours à la fin de sa vie,Blum demeure un partisan du régime parlementaire. À Tours, il défend l&#8217;action des socialistes élus à la Chambre des députés. En 1934, la position est la même face à la réforme Tardieu. Contre De Gaulle enfin, Léon Blum réagit. Suite au discours de Bayeux (16 juin 1946) dans lequel le général expose ses idées constitutionnelles, il dénonce la menace d&#8217;instauration d&#8217;une monarchie non héréditaire, que contiennent ces projets. Si l&#8217;exercice du pouvoir apparaît comme une nécessité du fait de la défense du régime parlementaire et de la pratique du suffrage universel, l&#8217;action des socialistes n&#8217;est pourtant pas enfermée dans l&#8217;action parlementaire.</p>
<p>Le 6 février 1934, alors que les factieux marchent vers le Palais-Bourbon, Blum prononce à la tribune de la Chambre des députés un vibrant discours appelant à combattre le fascisme, y compris dans la rue et par des actions illégales. Cet exemple fort confirme que le leader de la gauche n&#8217;est pas embarrassé par un légalisme excessif. En juin 36, face aux occupations d&#8217;usines, il refuse d&#8217;accéder aux demandes de la droite et du patronat, qui souhaitent un renfort de l&#8217;armée pour faire respecter le droit de propriété. En mai 1947, il revient sur ce que devrait être l&#8217;exercice du pouvoir par les socialistes : « Il faut donner l&#8217;impression, le sentiment, que les intérêts collectifs de la Nation sont aussi bien placés dans les mains du Parti socialiste que dans n&#8217;importe quelles autres mains. En même temps, il faut donner au pays tout entier, et tout spécialement à la classe ouvrière, le sentiment qu&#8217;il se produit un événement à part, le sentiment que les choses vont se passer autrement que si n&#8217;importe quel autre parti exerçait le pouvoir. Il faut accélérer le<br />
rythme de l&#8217;évolution. »</p>
<p>Jean-Marcel Bichat, d’après une communication de Robert Verdier, Colloques de la commission Histoire et mémoire du parti, 1996</p>
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