Archives de l'hebdo des socialistes
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Surveiller et écouter

Fils des cités et fier de l’être, assumant pleinement ses origines, camerounaise par son père, nantaise par sa mère, James Balogog, 44 ans, a pris goût très tôt à la vie politique par le biais associatif.

Après un BTS d’informatique, il s’installe à Meaux, en Seine-et- Marne, où il concilie son métier, au sein d’un établissement pénitentiaire, et un parcours militant entamé au lendemain de la victoire de François Mitterrand à la présidentielle de 1981. En 1997, James Balogog est surveillant à la maison d’arrêt de Chauconin-Neufmontiers, village de la périphérie de Meaux. Quelques années plus tard, à force de pugnacité, le voici nommé au poste de premier surveillant et de responsable adjoint de bâtiment, en charge de la prévention du risque de suicide. Au quartier des arrivants, il accueille les futurs détenus pour les informer sur le fonctionnement interne et le déroulement de leur peine. « Mon rôle ne s’arrête pas là, précise-t-il. Je m’efforce également de détecter d’éventuelles fragilités et d’orienter les personnes nouvellement incarcérées vers les services appropriés. » James Balogog s’emploie aussi à coordonner les actions mises en oeuvre pour la prévention du suicide. Il assume également pleinement son rôle de responsable syndical de l’UFAP-UNSA, ainsi qu’un engagement sans faille dans le milieu associatif, au sein de l’ADOM (Amicale des départements d’outre-mer) et de l’association CARAF (Cameroun Afrique France) qui « contribue à l’éradication du mal-développement, de l’injustice et de l’arbitraire, au dialogue des peuples et des cultures, ainsi qu’au commerce équitable et à l’émergence de nouveaux leaders endogènes ».

Son investissement au sein du PS lui vaut par ailleurs de participer de plain-pied au débat engagé par le Parti dans le cadre du processus de rénovation. « Je suis membre du club de réflexion Dynameaux, créé par des militants socialistes meldois, qui rassemble adhérents et sympathisants autour des valeurs qui nous sont chères », précise-t-il. Comme de nombreux Meldois, James Belogog espère bien voir la sous-préfecture de Seineet- Marne, actuellement dirigée par Jean- François Copé, président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, basculer à gauche lors des municipales de mars prochain : « Meaux a longtemps été une ville socialiste, rappelle-til. En 1995, notre défaite s’est traduite par un écart de 600 voix au terme du troisième mandat du maire socialiste Jean Lion. Ici, comme ailleurs, notre salut transite par le renouvellement des cadres. » Cette fois-ci sera peut-être la bonne…

Bruno Tranchant

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