Rencontres culturelles à Nantes avec Ségolène Royal

Rencontres culturelles de NantesSégolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment rendu hommage au rôle des intermittents et énoncé 10 propositions pour la culture.

10 propositions pour la culture

1/ Permettre à chaque élève d’avoir accès à l’histoire des arts, aux pratiques culturelles et à l’éducation à l’image, aussi bien à l’école, qu’au collège et au lycée.

2/ Réduire ce que l’on appelle la fracture numérique en permettant à chacun d’accéder à Internet, dans les lieux publics notamment. Protéger les auteurs à l’heure du numérique en défendant leurs droits et en organisant une véritable concertation sur l’avenir du droit d’auteur à l’ère d’internet.

3/ Soutenir le spectacle vivant par un plan sur 5 ans en réorganisant le système des aides publiques et en clarifiant les responsabilités de chacun. Pérenniser un système équitable de soutien aux intermittents du spectacle par la défense des métiers artistiques et techniques du spectacle.

4/ Soutien massif aux PME innovantes dans le domaine culturel et les médias : un crédit d’impôt pour soutenir l’emploi dans les entreprises culturelles qui développent des nouveaux talents ; renforcer les fonds propres des producteurs artistiques indépendants, par des mécanismes analogues à ceux des SOFICA.

5/ Défendre le Livre, fondement essentiel de la culture, par une politique de soutien renouvelée à la lecture, par la défense de la librairie indépendante (extension de la loi Sueur pour le cinémas d’art et essai aux librairies de proximité) et par une politique ambitieuse de numérisation.

6/ Réactiver le marché de l’art contemporain, notamment par des mesures fiscales adaptées et développer une politique d’ouverture d’ateliers sur tout le territoire pour encourager l’accueil et la résidence des artistes.

7/ Lancer un plan de sauvegarde du patrimoine historique, industriel et monumental mis à mal ces dernières années.

8/ Promouvoir la langue française dans le monde car elle a une histoire et une géographie, en renforçant les lieux de son expression et en réorientant notre système d’interventions culturelles à l’étranger.

9/ Garantir la pérennité des systèmes d’aides au cinéma en protégeant tout particulièrement le cinéma indépendant et en facilitant sa diffusion dans les salles.

Donner la capacité aux collectivités locales d’investir au cœur des villes pour préserver et défendre les cinémas d’art et essai.

10/ Assurer un véritable pluralisme de l’audiovisuel et de la presse qui passe par de nouvelles règles anti-concentration, par une refonte des systèmes d’aides, par une nouvelle autorité de régulation de l’audiovisuel et par la refonte d’un système fort indépendant, correctement financé, qui assure ses missions de soutien à la création et à la promotion de la culture.

Voir le discours de Ségolène Royal:

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Retrouvez les réactions de Jean-Marc Ayrault, Jean Blaise, Najat Balkacem, Fabrice Bousteau, Catherine Corsini, Catherine Trautman, Catherine Tasca, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Erik Orsenna et Daniel Mesguich à l’issue de ces rencontres.

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15 réponses à “Rencontres culturelles à Nantes avec Ségolène Royal”

  1. assirem(espoir en kabyle) dit :

    en étant étranger et vivant depuis 9 ans en france,je pense profondément que les français ne doivent pas rater leurs rdv avec l’histoire,loin de toutes sensibilités des uns est des autres je crois qu’il faut trouver l’équilibre juste de la france : l’enjeu est historique est grave pour cette belle france colorée,soit plus d’équité et de réforme social et de force pour cette notion de » l’état démocratique » qui est le régulateur des « choques des classes » soit l’érosion vers l’individualisme et l’adversité ou les pans sensible de citoyens de tout horizons seront adversaire ???!!!d’au le danger de d’américanisation de la france.pour terminer je tiens a saluer le discoure rassembleur et les convictions républicaines de madame royal .

  2. [...] Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles. A la suite des témoignages d’artistes, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la Culture se trouve au centre du Pacte présidentiel. Elle a présenté les 10 propositions pour la Culture. [...]

  3. [...] Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment rendu hommage au rôle des intermittents et énoncé 10 propositions pour la culture. Lire la suite de cet article » [...]

  4. gigi des landes dit :

    Bravo Madame Ségolène ROYAL, ma candidate, pour cette réunion sur la culture, et pour le discours et les engagements que vous prenez: actuellement, heureusement que nos artistes français font des merveilles, mais pour les intermittents c’est la galère: j’habite dans les Landes à Contis un tout petit hameau au bord de l’océan et notreCINEMA était jusque là un pôle de vie : Betty et Rainer, un couple franco -allemand d’acteurs -intermittents -mettaient tout leur temps et tout leur coeur à le faire fonctionner tous les jours et toute l’année et nous avions toute la semaine 5 ou 6 films en même temps que les grandes villes ; De plus il organisaient depuis plus de 10ans un Festival international avec la participation de l’Allemagne, du Brésil , du Burkina(fespaco).. etc
    l’an dernier ils nous ont offert en juin et en avant première le film « INDIGENES »
    HELAS, cette année ils n’ont pas reçu la subvention du Conseil Général promise depuis 9 mois … et ils sont obligés d’arrêter… j’espère q’Henri Emanuelli qui est le président du Conseil Général pourra faire quelque chose: ceci ne lui ressemble pas, c’est en général un homme de parole §
    BON COURAGE et vive le 22 avril

  5. Marseille le 23 février 2007

    L’art permet-il de devenir acteur de la vie sociale ?

    Quel rapport entre culture et citoyenneté ?

    Ces questions sont nécessaires.

    Tenter d’y répondre nous permet de refonder l’action politique.

    L’article 27 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme précise que :

    « Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts… Et des bienfaits qui en résultent ».

    Déjà dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, l’Article 13 précisait que : « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture ».

    On retrouve encore une affirmation de cet ordre dans la Loi d’orientation n° 98-657 du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions

    Introduction

    >

    Nous sommes donc dépositaires et responsables de cette obligation de l’égalité de l’accès à la culture voulue par le législateur.

    Mais en l’affirmant comme cela, les raisons restent implicites, comme une évidence qui serait admise par tous.

    Au fil du temps, le sens s’est délité, effiloché et il nous faut repartager, repenser cette évidence en la démontrant.
    Il est nécessaire de remettre en lisibilité les motivations qui conduisent le législateur à poser l’accès à l’Art et la Culture comme un droit.

    Certains expliquent:

    « L’accès à la culture intervient en développant des points de rencontre entre les individus, les différentes formes culturelles… favorisant l’intégration et la diversité participant ainsi à la formation des individus et à la reconnaissance réciproque des groupes ».

    Il y aurait donc une influence fondamentale dans la constitution des identités individuelles ou collectives.

    Pour s’intégrer harmonieusement à la société, un individu a besoin de communiquer en comprenant le monde qui l’entoure, de maîtriser les langages et de comprendre la société dans laquelle il vit pour savoir d’où il parle.

    Si « langages » est au pluriel c’est qu’aujourd’hui au-delà de la parole et de la lecture-écriture, il nous faut bien considérer d’autres langages comme celui de l’image, et plus près ou plus loin de nous, le langage numérique. En permettant des associations nouvelles entre le son, l’image et l’écriture, ils révolutionnent les modes de pensées et de communication certainement très au-delà de ce dont nous avons conscience.

    Les pratiques artistiques constituent un espace essentiel d’expérimentation et d’expression dans le processus d’acquisition et de maîtrise des diverses formes de langage.

    Développer les pratiques culturelles et les activités artistiques, c’est :

    - Entrer par la porte du sensible et passer par le couloir des émotions pour construire des représentations mentales exploitables intellectuellement.
    - Mieux se comprendre, mieux comprendre le monde pour mieux se comprendre dans le monde et construire son rapport à l’autre.
    - Structurer sa pensée et développer son esprit critique.
    - Élargir son champ des possibles dans la diversité, pour être en capacité de faire des choix autonomes et exercer son rôle de citoyen.

    >(1)

    Depuis plusieurs années le « Développement Durable » est à l’ordre du jour des projets politiques.

    Le développement durable place l’homme au centre de sa problématique. Toutefois, les trois dimensions fondamentales du développement durable sont rarement prises en considérant l’homme comme être social mais surtout l’homme comme être biologique

    J’insiste donc sur la nécessité d’élargir l’approche du développement durable en intégrant la dimension culturelle au même titre que les dimensions économique, sociale et environnementale.

    Une culture accessible pour l’ensemble des citoyens est indispensable, ce qui ne veut pas dire une culture unique mais une approche culturelle globale et plurielle qui prenne en compte la diversité culturelle au sens de la Charte de l’Unesco, sur une approche comparable à celle de la biodiversité dans le cadre du Développement Durable.

    La diversité culturelle est à l’homme dans la société ce que la biodiversité est à l’homme dans l’environnement.

    > (1)

    Gilbert CECCALDI
    Militant Associatif
    Acteur Culturel
    ,

    (1) Commission Française du Développement Durable avis N°2002-07
    (2) Liens importants : http://www.2007culture.org, http://horschamps.org

  6. sreb dit :

    Enfin un candidat qui s’interesse à la culture ! La culture française, en pleine régression, est devenu un « centre de profit » et est gérée comme tel, tant au niveau national que régional. C’est effectivement par les Régions que le travail de redéveloppement culturel commence mais c’est aussi dans les Régions que commence la prise d’intérêts, la collusion, et le noyautage des services culturels et diverses commissions culturelles par les professionnels de la sous-culture. Plus par manque de compétences culturelles des élus en place et de leurs responsables des services concernés que par une volonté quelconque (j’espère).
    Les Régions ont un rôle essentiel dans le soutien à la création culturelle que malheureusement elles ne jouent que trés peu alors qu’elles soutiennent de façon considérable une sous-culture « grand public » pour la publicité personnelle de certains élus locaux. Il en est d’ailleurs de même dans les communes. Nos élus courent après les « people », surtout ceux de la TV, en nous faisant croire qu’ils sont l’avenir culturel de la France. Vraiment désolant !
    Pourtant, j’habite Lyon, ville socialiste(?) et donc Rhône-Alpes, Région socialiste. Cela nous fait mesurer combien est immense la réforme à entreprendre.

  7. bouche angéline dit :

    Comment pourrais-je « transférer  » cette page -intéressante pour mes amis enseignants et musiciens – par Internet?
    A.Bouche

  8. Claudine dit :

    Et les Maisons des Jeunes et de la Culture qui sont des vecteurs importants voire essentiels de la culture auprès des jeunes, qui développent la mixité sociale , le mixage des cultures, surtout auprès des populations les plus défavorisées par exemple, recevront-elles un soutien, retrouveront-elles la place qu’elles méritent? Le point n°1 ne parle que de l’élève, je pense que le citoyen en devenir n’est pas qu’un élève en classe et que la culture ne doit pas être promue qu’à l’école. Les autres points parlent du livre, de la musique , du cinéma,du théâtre, qui sont des points importants et je suis d’accord avec ces propositions, comme sur le dernier point concernant l’audiovisuel. Mais je pense que la gauche pourrait se montrer plus centrée sur l’individu dans tous les âges de sa vie et sur ses possibilités d’accès à la Culture.

  9. Matt dit :

    Les intermittents du spectacle souffrent également des abus des différentes sociétés de production qui plombent le système en laissant les assedics du spectacle payer congés et repos, François Bayrou propose de ne plus exclusivment combattre les abus des intermittents, mais aussi faire le ménage chez leurs employeurs. Le service public de l’audiovisuel est concerné depuis longtemps, mais les sociétés privées sont bizarrement oubliées par l’inspection du travail. Que propose Ségolène en réponse à un Bayrou séduisant auprès des intermittents.

  10. bugarel annie dit :

    il faut gagner ségolène pour le social ,la culture ,la remise sur les rails de notre France combattre le chomage ce mal qui nous ronge.moins de chomage c’est mons de dette moins de violence,notre place en europe et dans le monde.Mon fils travaillait chez un sous-traitant d’airbus comme ajsteur-monteur,depuis fin décembre il est au chomage personne ne sait si ça reprendra! quelle désolatio!!!
    je suis militante ps depuis janvier 2006 ça pour vous,je compte dur vous j’espère en vous..

  11. Pestel René Louis dit :

    Bonsoir,

    A ces 10 propositions peuvent s’ajouter :
    1- la refonte du ministère de la culture, de ses institutions à ses personnels du national au direction régionale des affaires culturelles. L’ensemble des modes de fonctionnement est désuet et en décalage total avec la réalité. Ces institutions tournent en vase clos et s’autosatisfont de leurs propres valeurs contrôlées par leurs propres corps d’experts et d’inspecteurs. La sauvegarde du pouvoir est devenu le seul objectif. Que devient la culture ? Un simple moyen de justifier leur présence.
    2- la dissociation du pouvoir politique de l’attribution des subventions aux artistes, afin d’éviter la dépendance et la soumission. Les artistes, le milieu culturel, doivent garder leur liberté d’expression, de remise en cause, de création de l’impensable imaginaire.
    A+++
    René Louis Pestel

  12. tomboul dit :

    Bravo, dommage que les media dominant carricaturent et déforment systématiquement les propos de Ségolène Royal.
    Avant j’aurais voté PS juste pour un vote efficace afin de contrer la droite et l’extrême droite, aujourd’hui j’aurais une raison de plus pour le faire.
    Je suis musicien, je m’en sort assez bien, mais je défends le régime des intermittents par ce qu’il aide les jeunes à se lancer dans les métiers artistiques et qu’il renforce leur qualité artistique par la pratique professionnelle, et que pour tout les artistes, il laisse plus de choix dans le domaine artistique ou l’on peut s’aventurer plus facilement dans des aventures créatives et diverses.
    Vous qui êtes eligible, merci de nous défendre et surtout prenez en compte la seule coordination compétente pour défendre nos métier la CIP-IDF (je n’en fait pas parti …)

  13. tomboul dit :

    Pour bouche Angeline :

    tu mets ce lien dans ton mail
    http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/03/27/635

    et tes amis pourront se connecter directement sur la page

  14. BACQUEY Dominique dit :

    La proposition n°1 est très importante pour l’accès démocratique des jeunes à l’art et la culture, par l’école, sur tout le territoire.
    Il est dommage que les enseignements artistiques, les professeurs et conseillers pédagogiques spécialisés qui oeuvrent depuis des années à l’école, au collège et parfois en lycée pour cet accès à la culture artistique (histoire de l’art, éducation à l’image, architecture…) ne soient jamais cités. Il est urgent, il est nécessaire de créer des postes et et de conforter leur travail. L’entrée des artistes dans l’école est très importante mais ne saurait se substituer à l’exigence d’une formation cohérente, dans la durée, avec un cahier des charges national en matière d’éducation artistique.
    Il n’est pas possible que la gauche fasse des économies de professeurs en sacrifiant les enseignements artistiques. La droite avance a grand pas vers cette solution, comme en témoigne les éléments connus du rapport du Haut Conseil de l’Ecucation Artistique et culturelle de déspécialiser l’éducation artistique.
    Il est des impasses et des silences qui sont très criants. Il est temps de les lever….
    Dominique Bacquey

  15. Fouchard dit :

     » 6/ Réactiver le marché de l’art contemporain, notamment par des mesures fiscales adaptées et développer une politique d’ouverture d’ateliers sur tout le territoire pour encourager l’accueil et la résidence des artistes. » S. Royal

    ——————————————————————————————————————

    Effectivement, en période de campagne le marché de l’art en France mérite qu’on se penche un peu sur son sort. Ce n’est peut-être pas un sujet vital pour beaucoup de nos compatriotes en difficulté et en situation de précarité, mais après tout, étant donné la situation économique préoccupante de notre pays, pourquoi ne pas explorer toutes les idées puisées dans notre environnement quotidien, afin de retrouver, petit à petit, un certain équilibre ou une harmonie ?

    Prendre des mesures fiscales en faveur des acheteurs d’art, des particuliers (collectionneurs ou non), des professionnels ou des entreprises est un bon principe d’incitation à l’acquisition d’œuvres contemporaines, de relance et d’ouverture à l’art en général. Les artistes, les amateurs d’art et les projets culturels en tout genre en tireront tous les bénéfices, dès lors que ces mesures seraient plafonnées, appliquées et contrôlées correctement au niveau national et surtout local.

    Mais il y a un « Mais »
    Du côté de l’artiste cette fois-ci. Un genre d’artiste qui se défini comme « non-professionnel » ou « bon amateur ». Retraité ou salarié d’ailleurs, qui exerce une activité artistique comme une passion ou un passe-temps, celui qui vend le dimanche, puis le lundi, puis les autres jours de la semaine d’ailleurs…  par loisir… occasionnellement, mais payé en liquide si possible…
    Doit-on ignorer ce marché noir de l’art ? Ce noir d’absence de lumière et de transparence fiscale ? Ce black tant prisé par certains participants aux salons, expositions et autres foires locales, ou l’on retrouve mélangés, professionnels déclarés, artistes amateurs de bonne foi,  mais aussi professionnels de l’amateurisme !

    Une goutte d’eau parmi les fraudes ? Pas tant que çà !
    En ne déclarant rien aux impôts, donc en ne versant aucune cotisation en cas de bénéfices, ce genre d’artiste, par sa démarche, freine réellement le marché de l’art, réduit la marge de manœuvre et la crédibilité de ceux qui souhaitent en faire une activité professionnelle. C’est aussi un manque à gagner pour l’État ! La vente d’une œuvre artistique devrait systématiquement être associée a une déclaration, les dispositions fiscales existent : il suffit de s’inscrire au régime fiscal spécifique  (BNC -bénéfice non commercial – déclaration aux frais réels), ce qui permet à l’artiste de déclarer ses frais (petit outillage, frais de port, etc…), de tenir une comptabilité et d’être inscrit à la Maison des Artistes ou à l’Agessa, suivant la nature de l’activité artistique.

    Un vrai statut pour une vraie solidarité
    Aujourd’hui être artiste c’est aussi évoluer dans un monde réel, c’est savoir défendre ses droits, vivre et travailler avec les autres, dans un paysage culturel mais aussi politique et économique. C’est une démarche personnelle qui peut répondre à une attente, à des projets d’éducation, d’embellissement, d’évolution, etc…
    Vouloir lui donner un statut, un cadre légal, c’est lui ouvrir des portes, c’est le rendre crédible vis a vis de la société moderne. C’est aussi lui accorder, dès lors qu’il joue le jeu,  une couverture sociale, une valeur réelle sur l’économie d’un pays. L’artiste lui-même, (qu’il soit fonctionnaire, retraité ou salarié) par ce statut, par sa volonté d’officialiser son activité contribuera directement à assainir le marché de l’art, à le renforcer et a faire preuve de solidarité à l’égard de ceux qui partagent le même besoin d’exister à travers une activité artistique ou d’être créatif.

    O. Fouchard