L’écologie mure et heureuse de Ségolène Royal

Le 25 janvier dernier, pendant plus de deux heures, Ségolène Royal s’est adressée à près d’un millier de personnes dans une salle municipale de Domérat, dans l’Allier, près de Montluçon, pour un forum participatif sur l’environnement et le développement durable. Un exercice réussi, visiblement très apprécié par les participants, et qui permet à la candidate de revendiquer la crédibilité de son action dans ce domaine.

Prenez connaissance du contenu du débat participatif de Montluçon. Vous sentirez battre le pouls inquiet d’une opinion mobilisée sur les questions d’environnement et de santé. Vous verrez une Ségolène Royal déterminée, à la hauteur des périls, prête à répondre par le courage politique aux prises de conscience récentes de l’opinion. Dans ce pacte qu’elle propose aux citoyens,elle va même plus loin :

• La politique environnementale sera à la base de toutes les décisions publiques, et l’un des piliers de son action,

• La reconstruction écologique sera un atout d’expansion pour notre pays et son économie.

• La relance de l’Europe se fera autour des mesures courageuses de réductions de CO2 qui s’imposent.

• Face aux risques de santé publique, à l’omerta des lobbys industriels, Ségolène Royal propose un pacte aux citoyens :les informer, redonner pouvoir aux associations,les associer à l’État. Il ne s’agit pas d’un affichage de circonstance, mais d’un engagement profond, mûri, mis en oeuvre sur le terrain. Il est validé aujourd’hui par l’adhésion de militants écolos à ce projet. Car sa candidature convainc, au-delà des rangs socialistes,radicaux ou citoyens –qui lui sont acquis– de plus en plus d’acteurs reconnus de l’écologie politique.Comme le dit Bruno Rebelle, son conseiller environnemental, l’ancien numéro deux de Greenpeace : «Ségolène Royal est aujourd’hui la meilleure candidate de l’écologie politique. » C’est qu’avec ce «détour » par la citoyenneté que certains lui reprochent, elle ouvre une issue très politique à un débat bloqué depuis longtemps entre les deux gauches, l’idéaliste et la concrète.

Refusant le renoncement comme l’incantation,la candidate dit en substance : si tout ne passe pas par le politique, des politiques courageux peuvent beaucoup plus qu’on ne le croit, s’ils sont en phase avec une population informée, consciente et responsable. Avec un nouveau pacte,il est possible de renverser la vapeur. De remettre l’homme au centre des priorités. Elle préempte ainsi largement l’espace politique que l’écologie peine à animer. Tout en montrant une articulation ouverte qui lui permet d’aborder, de façon réaliste, les sujets qui fâchent, comme le nucléaire. Ainsi s’installe dans la campagne la voie originale de Ségolène Royal. Le précédent de la loi sur le tabac montre que l’alliance entre politiques et opinion peut vaincre les résistances les plus ancrées et les lobbys les plus tenaces.

David Langlois-Mallet

4 réponses à “L’écologie mure et heureuse de Ségolène Royal”

  1. [...] * L’écologie mure et heureuse de Ségolène Royal [...]

  2. parlez-nous s’il vous plaît des déplacements : la plupart font moins de 5 km, faut-il pour ça dépenser des sommes folles et condamner les gens à l’immobilité? ne vaudrait-il pas mieux réhabiliter la marche à pied et la pratique de la bicyclette? ne croyez-vous pas qu’une impulsion nationale aiderait les élus locaux à agir? pensez-vous que des règles, programmes et incitations n’ont rien à faire là-dedans? mais alors, comment expliquez-vous qu’il soit toujours aussi difficile de se déplacer à pied ou à vélo? et ne pensez-vous pas qu’il s’agit d’une cause sociale, écologique, urbaine et aussi de santé?

  3. chiff dit :

    « Le précédent de la loi sur le tabac montre que l’alliance entre politiques et opinion peut vaincre les résistances les plus ancrées et les lobbys les plus tenaces. »
    Il me semble que le seul vrai lobby lié au tabac est celui des producteurs, majoritairement américains, contre eux rien n’a été fait.
    La loi sur le tabac n’est qu’une loi Sarkozy de plus, qui vise avant tout les fumeurs, les transforme en délinquants au lieu de les considérer comme victimes et malades, c’est à nouveau le choix de la répression et de la division, avec incitation à la délation, en lieu et place de d’éducation.
    Je ne vois donc aucune raison de se féliciter de cette « victoire », bien au contraire.

  4. guesnet dit :

    Je suis documentaliste dans l’éducation nationale, et je suis de près la campagne électorale. J’attends des candidats, la revalorisation de notre métier, (considération qui passe par de la monnaie sonnante et trébuchante, cela va de soi !).J’observe et j’écoute, bien pour les retraités, bien pour les petits salaires, les « laissés pour compte » : toujours les mêmes ! Vous avez entendu quelquechose sur la revalorisation des enseignants ? Avec un bac plus quatre, un enseignants va démarrer sa carrière payer au même tarif qu’un agent de service ! Cela ne vous interpelle pas ? Non, mais avez vous entendu parler du rattrapage du pouvoir d’achat ? 5 % pour les retraités, mais moi, j’ai perdu 10 % en 5 ans, y a t il quelqu’un qui peut faire des propositions pour que ces 10 % reviennent dans mon porte- monnaie ? Attention à ne pas oublier les enseignants qui sont les mal aimés du gouvernement de droite et qui l’ont payé cher ! Je voterai pour celui qui fera des propositions décentes en matière de rattrapage de pouvoir d’achat , pour les agents de l’état que nous sommes !