Serge Moati : « Les médias sont ennemis de la complexité »
Journaliste, notamment de l’émission « Ripostes » sur France 5, Serge Moati revient sur le rôle des médias lors des campagnes présidentielles. Rencontre.
Depuis la première élection présidentielle au suffrage universel, en 1965, comment le rôle des médias a-t-il évolué ?
1965, c’était la préhistoire du phénomène médiatique. Quand j’ai rencontré Mitterrand au début des années 1970, j’étais quasi le seul au PS à travailler à la télévision. La notion même de conseiller en communication n’existait pas. C’était complètement artisanal. Tout s’est professionnalisé au début des années 1990. Cette évolution vers le « tout communication » marque l’avènement de la télévision, tandis que le rôle de la presse écrite et de la radio s’est amoindri. L’extension du phénomène Internet apporte une nouvelle donne. Sa place dans la campagne 2007 est évidente. Grâce à ce support, le citoyen se dit : « Je donne mon avis, je suis important, comme le ministre ou le candidat. »
Les médias font donc partie intégrante d’une campagne présidentielle ?
Le rôle des médias est capital. Nous écrivons l’histoire, à notre façon. Nous la racontons. Nous nous répondons d’émission en émission. Et nous nous efforçons de séduire les conseillers en communication des candidats, qui, de leur côté, veulent nous séduire.
Cette proximité ne crée-t-elle pas trop de connivences ?
Le journaliste doit entretenir de bons rapports avec les hommes politiques. C’est l’abc du métier. Mais pas de connivence. Le problème, c’est que les médias sont ennemis de la complexité. C’est donc aussi à la personnalité politique d’affirmer : « Attention, j’ai quelque chose de compliqué à dire. Et j’ai besoin de temps. »
Médias et conseillers en communication forment un monde fou, où beaucoup d’argent est brassé. Il ne faut pas que ce cirque agité nuise à la démocratie, aux rapports simples que l’on doit avoir avec les candidats etleurs programmes. L’abus de communication, on le sait, tue la communication.
Quelle est la véritable attente des médias par rapport aux candidats ?
Des moments de rupture et de langage singulier, où nous sentons que l’on ne triche pas, que l’on n’est pas là uniquement pour « faire plaisir ». La démocratie y gagnerait en vivacité et en liberté. Mitterrand, en affirmant, en 1981, qu’il abolirait la peine de mort alors que la population n’y était pas favorable, a fait un pied de nez aux médias. Et surtout à l’opinion publique. Il a parlé en homme libre bravant beaucoup de monde. C’est à ce moment-là qu’il a gagné sa campagne.
Propos recueillis par Fanny Costes
[...] Serge Moati : “Les médias sont ennemis de la complexité” [...]
Cher Serge Moati,
Vous, vous le savez mieux que personne, le média télévision est aujourd’hui le meilleur vecteur des idées proférées par les candidats au poste de Président de la République française.
Mais dans ce média, ont est arrivé, aujourd’hui, a fonctionner uniquement sous forme de « clips ». Le (ou la) candidat (e) doit, en quelques mots, et très rapidement dire ce qu’il a à dire. Plus le temps de développer la moindre idée.
Regardez, vous-même avec votre émision « Riposte » vous avez souscrit au genre.
Personne n’arrive à s’exprimer sans être interrompu sans cesse. Ces combats de « boxe verbale » n’apportent pas grand chose.
Les électeurs vont voter avec leurs sentiments et leurs penchants, mais certainement pas avec discernement et après avoir étudié les programmes et les propositions des candidats (es).
C’est désolant !
La France actuelle avec son système semi présidentiel n’est plus tout à fait une démocratie.
Néanmoins nous restons un grand pays libre, c’est toujours ça !
bonjour
oui je suis d’accord avec apoloig il est très difficile de suivre les emissions politiques ou autres d’ailleurs tout le monde parle beaucoup trop vite quand les tèlè spectateurs qui ne sont pas rompus à la politique il leur est difficile de suivre.j’ai des voisins qui sont venus voir un débat non seulement tout le monde s’interrompait mais la vitesse de paroles c’était le vel d’iv dans ses bons jours en cycliste
chers amis faites le savoir autour de vous on n’en gagnera tous en clarté et comprehention des idées socialites.cher serge Moati EN PASSANT TITILER UN PEU PLUS LES SARKOZISTES.avec toute mon amitié. jeanine
bonsoir
Le politique est le representant elu du peuple souverain le journaliste est un citoyen comme un autre .
Je pense qu’il doit faire son travail le plus honnetement possible sans esprit partisan et donner le plus d’informations sans prendre parti ainsi les citoyens feront leur choix en toute connaissance de cause ;
Au vu de ce qui se passe actuellement en tant que citoyen de gauche je ressens que tous les jours partout ou je vais a la radio a la tele dans les journaux .
un parti pris ,des journalistes partisans favorisant avec ruse leur camp ,
en mettant en position favorable a l’image ,endonnant plus souvent la parole ,en dirigeant le débat dans le sens du candidat de leur camp;
actuellement l’opposition au pouvoir est systématiquement écarté et on ne tient aucun compte de ses dires contrairement a la g
suite
contrairement a la gauche de Mitterrand qui a respecté l’opposition d’alors .
Je pense que quelque soit le pouvoir en place les medias doivent informer librement ,mais le ^politique doit etre respecté
quand un candidat ou candidate aux elections qui se decarcasse pour faire des propostions serieuses reflechies que les français apprecieront ou pas .
le jour aprés certains journalistes se permettent de porter des analyses
negatives partisanes dans le seul souci de faire du tort, ils sortent de leur rôle d’information;
Sourtout que certains n’ont aucune connaissance en économie ou programme politiques qui sont complexes , ils se servent de leur pouvoir de nuisance parce que ils passent sur le petit ecran;
En tant que citoyen je ne supporte plus ces pratiques et il me semble qu’il est necessaire que les jurys citoyens soient constitués qu’on reflechisse collectivement qu’on mette en place un systéme de vigilance qui intervient en cas d’abus averé et prouvé et corriger eventuellement si information partisane erroné ,ou dans l’intention de nuire etc…
un citoyen epris de justice et verité