Ressources N°8 : articles et études, puisés « ailleurs sur le net »

Voici une série d’articles ressources -études, analyses, documents, statistiques- puisés « ailleurs sur le net », utiles pour nourrir la réflexion . Cette semaine entre autres thèmes abordés: « Internet donne plus de pouvoir aux consommateurs » , « Les tensions sur le marché du travail  » et « Les conditions du travail en France », « Évolution récente du commerce extérieur français », « L’Afrique des Inégalités « , etc…

Société, environnement

Internet donne plus de pouvoir aux consommateurs

Franck Lehuédé, Consommation et modes de vie N°197 – Octobre 2006,

Crédoc

Avec la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC), Internet devient un moyen de plus en plus utilisé par les consommateurs pour préparer ou concrétiser leurs achats. Dans quelle mesure Internet modifie-t-il les comportements d’achat ? Les consommateurs s’informent-ils différemment ? Achètent-ils plus, notamment en allant vers de nouveaux produits ou services ? Quelle place accordent-ils aux magasins par rapport aux sites commerciaux ? Les réponses à ces questions contribuent à déterminer les stratégies des entreprises. Vaut-il mieux être uniquement présent sur Internet, en magasin ou associer les deux ? Quelles politiques marketing mettre en oeuvre ? Quels sont les services à proposer aux clients et les techniques promotionnelles à utiliser ?

Pour en savoir plus : (doc pdf)

Social, santé, emploi

Les tensions sur le marché du travail au 2ème trimestre 2006

Premières Informations Premières Synthèses N°2006-46.1, 10 novembre 2006,

Dares, Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement

Au 2ème trimestre 2006, le ratio des offres d’emploi sur les demandes d’emploi enregistrées à l’ANPE s’accroît à nouveau après s’être replié au trimestre précédent. En données corrigées des variations saisonnières, les inscriptions à l’ANPE (-4,2 %) ont nettement diminué ce trimestre. Dans le même temps, les flux d’offres d’emploi ont diminué plus modérément (-1,7 %), tout en restant sur une tendance positive sur un an (+1,2 %). En outre, la part des contrats de plus de six mois dans l’ensemble des offres enregistrées continue à s’accroître de même que le taux d’écoulement des demandes d’emploi.

Par famille professionnelle, la mesure des tensions a fluctué sur la période récente ; sur plus longue période, on peut cependant distinguer différents types d’évolution :

• Dans les domaines professionnels de l’hôtellerie-restauration-alimentation et de la santé, le niveau des tensions est traditionnellement élevé, mais il apparaît en baisse toutefois depuis 2003.

• Dans d’autres domaines, les tensions atteignent un niveau élevé suite à une forte progression depuis 2003 : l’électricité-électronique, la maintenance, la mécanique, et surtout, l’informatique, la banque et les assurances. Pour les métiers du BTP, les tensions ont également progressé et demeurent élevées, malgré un certain repli depuis début 2006. Dans les domaines professionnels du commerce et de la gestion-administration des entreprises, l’indicateur est nettement moins élevé mais s’accroît depuis 2003. C’est aussi le cas des ingénieurs et cadres de l’industrie.

• Dans les métiers des transports, et des industries de process, le profil d’évolution des tensions est depuis fin 2002, légèrement en deçà de la moyenne d’ensemble.

• Dans des domaines professionnels comme les services aux particuliers et aux collectivités, les études et la recherche, les évolutions recouvrent des réalités diverses et sont moins significatives car les offres et les demandes d’emploi passent plus rarement par l’ANPE.

Pour en savoir plus : (doc pdf)

Les conditions du travail en France

Observatoires des inégalités , le 14 novembre 2006

L’inégalité dans l’emploi ne se résume pas aux salaires. L’écart est souvent énorme en matière de conditions de travail entre le bas et le haut de la hiérarchie sociale. Les emplois les moins qualifiés sont les moins bien rémunérés, mais aussi les plus précaires et les plus difficiles.

Près des deux tiers des ouvriers sont exposés à des produits chimiques, environ 40 % à des nuisances sonores élevées, contre respectivement 8,4% et 4,7% des cadres. A la pénibilité physique s’ajoutent de plus en plus des contraintes de stress, liées notamment à l’élargissement de la rationalisation des tâches au secteur des services. Les cadences infernales ne sont plus l’apanage de la chaine ouvrière, les caissières en savent quelque chose.

Contrairement à une idée reçue, le travail répétitif, loin de disparaitre, s’accroit. Si les conditions de travail se sont améliorées depuis un demi-siècle, la tendance récente est pour le moins incertaine au niveau global et la dégradation assez nette pour les moins qualifiés.

Pour en savoir plus 

Les très hauts revenus ,

Observatoires des inégalités , le 14 novembre 2006

100 ans, 500 ans, jusqu’à 15 millénaires de Smic en une année ! Les sommes perçues tout en haut de la hiérarchie sociale sont considérables, même lorsqu’on en a retiré les impôts. Le talent exceptionnel de certains mérite sans aucun doute une récompense importante. C’est pour cela que ces niveaux de rémunération ne sont quasiment jamais remis en cause. Les plus jeunes, en particulier, rêvent devant des sommes dont ils ne peuvent saisir l’ampleur. Sont-ils aussi exceptionnels que cela, ces talents ? Si les inégalités de revenus sont largement acceptées, on voit mal comment la compétence, le talent, la responsabilité, l’effort ou la créativité pourraient justifier de tels revenus.

Pour en savoir plus 

Contexte et analyse économiques

Répertoire des entreprises contrôlées majoritairement par l’État au 31 décembre 2005

Isabelle Gandin, Insee résultat N° 26 eco – nov 2006,

Insee

Fin 2005, l’État contrôle un peu plus de 1 100 entreprises françaises contre 1 300 un an auparavant. Cette diminution résulte principalement de la privatisation de la Snecma, ainsi que du passage de plusieurs filiales importantes vers le secteur privé.
Avec 0,9 million de salariés, les entreprises du secteur public, hors fonction publique, représentent 4 % de l’emploi salarié total en France.

Pour en savoir plus 

Évolution récente du commerce extérieur français ,

P. Artus et L. Fontagné,

rapport N°69 du Conseil d’analyse économique

Alors que la France avait plutôt mieux résisté que la plupart des pays industrialisés à la montée en puissance de nouvelles concurrences, ses performances extérieures se sont dégradées depuis 2001. L’originalité du rapport de Patrick Artus et Lionel Fontagné tient à la couverture particulièrement complète des causes du décrochage récent des exportations françaises.

Les auteurs explorent en premier lieu les approches traditionnelles et concluent à leur faible pouvoir explicatif. Ils se livrent alors à une analyse axée sur les aspects microéconomiques : à partir d’analyses sur données sectorielles fines, ils identifient des sources d’asymétries importantes entre la France et l’Allemagne. Celles-ci concernent notamment la capacité des exportateurs à tirer parti des évolutions qui se produisent sur les marchés extérieurs : suite à une augmentation donnée de la demande, les exportations françaises augmentent au rythme de cette demande alors que celles de leurs concurrents allemands augmentent près de deux fois plus vite que la demande. La réactivité des exportateurs français apparaît ainsi particulièrement faible. Par ailleurs, le pouvoir de marché dont disposent les firmes françaises sur leurs marchés à l’exportation est lui aussi bien moindre que celui de leurs homologues allemandes.

Pour en savoir plus : (doc pdf)

Question et relations internationales

L’Afrique des Inégalités : où conduit l’histoire

Denis Cogneau, ( DIAL),

( Cepremap )

En Afrique, au sud du Sahara, les différentes strates de l’histoire longue se sont accumulées pour faire de cette région celle où les inégalités de ressources et de conditions d’existence sont les plus élevées du monde.

Dans les premières décennies de leur existence, les jeunes nations indépendantes ont eu les plus grandes difficultés à se débarrasser de ces héritages pesants. Dans bien des cas, en particulier dans les anciennes colonies françaises, les inégalités se sont accrues, cette évolution étant facilitée par le maintien durable de régimes autoritaires. Néanmoins, les États-nations se sont mis à exister sous l’effet de forces centripètes s’exerçant à l’intérieur de frontières au départ artificielles. L’hétérogénéité ethnique et politique n’a pas empêché l’émergence d’idiosyncrasies proprement nationales. Mais la faillite des institutions dualistes extractives dans les années 1980 et la vague de démocratisation au début des années 1990 ont confronté toutes ces nations avec leurs inégalités internes. Il s’en est suivi des changements de trajectoire économique et politique, comme par exemple pour la Côte d’Ivoire (dans le sens négatif) et le Ghana (dans le sens positif). Un peu partout, l’inégalité constitue le substrat d’un clientélisme qui induit une ethnicisation du jeu politique, sous la forme d’une concurrence entre factions pour l’accès aux ressources de l’État. Combinée à de fortes disparités régionales, cette concurrence est susceptible de dégénérer en diverses formes de contestation de l’État central, notamment suite à une récession (la concentration des ressources et des activités étant de surcroît un facteur de vulnérabilité économique). Ces conflits internes ont tendance à s’internationaliser, tandis que les conflits directs entre États souverains sont extrêmement rares. La xénophobie envers les immigrés (réfugiés ou volontaires) constitue une forme parallèle d’ethnicisation des inégalités. Dans tous les cas, c’est l’inégalité qui induit la question des ethnies et des frontières plutôt que l’inverse. Devant le défi qui s’impose à elles, les nations africaines devront réinventer la démocratie et la coopération avec leurs voisins si elles souhaitent atteindre leur centenaire de manière plus heureuse qu’elles n’ont vécu les premières décennies de leur indépendance.

Pour en savoir plus : (doc pdf)

Une réponse à “Ressources N°8 : articles et études, puisés « ailleurs sur le net »”

  1. Galan dit :

    L’OMERTA SUR LA DETTE

    5500 Milliards d’ € ; tel est le coût vertigineux calculé par N.Stren ( ex-économiste
    en chef de la BM ) qu’ induirait le réchauffement de la planète si rien n’est fait pour
    l’ enrayer.
    Cette charge, non contestée, que devra assumer l’ ensemble des continents
    ( Amériques, Asie, Europe, etc. …) a été chiffrée afin de faire mesurer aux dirigeants
    du monde entier devant quel cataclysme économique nous nous trouvons.
    Pour la France, il faut en plus compter avec une dette de 1200 Mds d’€, alourdie, chaque année, par le triple déficit ( budgets, échanges, comptes sociaux) de
    50 Mds d’ € chaqu’un, sans compter les charges différées, non financées, qui ont été évaluées à 900 Mds d’ € ( retraites publiques, centrales nucléaires etc. ).
    Le rapprochement de ces deux chiffres :
    - l’ un à la charge de 6 Milliards d’ habitants de la planète,
    - l’ autre, de 20 à 35 % du premier, à la charge de 60 Millions d’ habitants Français ( soit 1% de la population du monde, pays qui passe du 4eme rang de la puissance économique mondiale en 1990, à la 10eme place à la fin de cette décennie ( source OCDE ), actuellement la 7eme ) permet de donner une échelle plus compréhensible de
    l’ énormité de cette somme accumulée par un pays, la France, qui vit à crédit depuis trente ans ( la droite ayant été plus néfaste que la gauche en la matière ).

    Il paraissait naturel de penser qu’ à l’ occasion de cette campagne électorale capitale, placée sous le signe des ruptures et du réalisme ce facteur majeur serait au cœur des analyses et propositions de l’ ensemble des candidats et de leurs mouvements.

    Et bien NON, c’ est l’ omerta et quant, incidemment, le sujet est évoqué c’ est un déni total et universel !

    Face à un aussi incroyable aveuglement on ne peut éviter de s’ interroger sur son pourquoi. De fait c’ est à la fois simple et terrifiant :

    1 ) Concernant les acteurs politiques,
    cet escamotage permet à la fois d’ occulter les responsabilités des uns et des autres quant à cette dérive, et surtout de ne pas hypothéquer une présentation lénifiante de
    l’ avenir et, ainsi, de permettre la poursuite de l’ usage de la machine à promesses totalement irréalistes.
    Ce faisant les citoyens de ce pays, totalement désinformés, sont maintenus dans un état d’ infantilisme qui obère tout espoir d’ une prise de conscience pourtant vitale.

    2 ) Les partenaires sociaux n’ ont également aucun intérêt à prendre ce facteur en considération car cela ruinerait instantanément l’ ensemble des fondements essentiellement revendicatifs sur lesquels sont encore fondés leur existence même.

    3 ) Quant aux acteurs économiques, ou plutôt, désormais, aux acteurs financiers, évidemment très au fait de cette situation, elle les laisse largement indifférents. En effet il y a longtemps que, par ex., les entreprises du CAC 40 se sont internationalisées et la globalisation accélère encore ce processus. Leurs activités et donc leurs intérêts sont très majoritairement situés à l’ étranger, de même que leur capital est détenu de manière croissante par les fonds de pension anglo – saxons. Des lors tous ces non dits leur conviennent parfaitement en ce qu’ ils leur permettent de poursuivre, discrètement, leur expatriation.

    Ainsi, pour des raisons très diverses, voire antinomiques mais en pratique convergentes, tous les acteurs institutionnels et économiques ont intérêt à taire « cette autre vérité qui dérange « .

    Certes cet angle de vision est univoque et il est certain que d’ autres facteurs moins négatifs existent aussi.
    Il est compréhensible – et même souhaitable – que le politique privilégie les aspects positifs, tant il est évident que la pire des attitudes serait de désespérer encore un peu plus ce pays.
    Mais à une double condition :
    - de ne pas enjoliver de façon éhontée et fallacieuse les atouts qui peuvent nous aider à conjurer cette malédiction ( ainsi la France n’ a pas, de loin, les mêmes possibilités de rebond que l’ Allemagne )
    - de ne pas dissimuler l’ extrême gravité de notre situation ( or c’ est le cas ).

    Dans l’ actuelle 3eme guerre mondiale ( économique ), à l’ instar de ce que fut notre attitude au début de la 1ere comme de la 2eme, le pire des comportements serait de vendre des illusions ; on a vu ce qu’ a donné leur engagement la fleur au fusil !

    Alors qui peut encore et donc doit sonner l’ alarme ?

    Puisqu’ il ne reste plus qu’ elle qui ne soit pas l’ otage de ces calculs irresponsables,
    c’ est la PRESSE ( hormis celle désormais asservie par un actionnariat capitalistique, et ce n’ est pas rien ! au fait pourquoi cet intérêt extraordinaire de celui-ci pour la presse ? certainement pas pour sa rentabilité économique ; alors pourquoi ?…)

    C’ est dans de telles circonstances que l’ on mesure le prix d’ une presse libre, combien elle est vitale pour dire la vérité et par conséquent essentielle pour la démocratie.
    Elle seule, quant toutes les autres institutions font défaut, peut et doit dénoncer ce vertige suicidaire !
    Elle le fait, un peu, de ci, de la, sans trop insister, comme par découragement ou défaitisme.
    Or il faudrait engager une formidable campagne, pourquoi pas concertée, et surtout opiniâtre pour faire exploser ce complot implicite du silence.

    Rarement la presse libre aura eu une telle obligation envers ce pays !

    Cette histoire aura une fin (qui n’ attendra pas le 22eme siècle, loin s’ en faut ), et si on poursuit dans cette voie elle sera encore plus sanglante pour la très, très grande majorité des Français.

    Extrait prémonitoire de la presse du 1er Janvier 2010 :

    « La France implore un abandon de ses créances extérieures,
    l’ Euro explose, une guerre civile économique s’ amorce…… »

    Est-ce seulement un film catastrophe ?