Les zones urbaines sensibles de plus en plus pauvres
Le rapport 2006 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) confirme l’échec de la politique de la droite dans les banlieues. Entre 2003 et 2005, les écarts n’ont cessé de se creuser entre les ZUS et les autres quartiers. Emploi, scolarité, qualité de vie, revenus ou santé, les zones urbaines sensibles n’ont vu aucune perspective d’amélioration depuis deux ans, au point que les habitants de ces quartiers sont aujourd’hui très appauvris. Les chiffres du rapport sont alarmants…
Les indicateurs recueillis pour le rapport soulignent qu’entre 2003 et 2005 la situation des zones urbaines sensibles (ZUS) n’a fait que se dégrader, montrant l’incapacité gouvernementale à impulser une dynamique positive dans ces quartiers. Ainsi, seule la moitié des habitants des ZUS ayant un emploi ou un diplôme supérieur accède à des postes de cadre ou similaires, contre les deux tiers pour les habitants d’autres quartiers.
De plus, le chômage des ZUS est deux fois supérieur à la moyenne des autres quartiers et a progressé de deux points entre 2003 et 2005, atteignant la triste moyenne de 22%.
Le rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles constate par ailleurs que le revenu annuel moyen des ménages résidant en ZUS est inférieur de 42% à celui des ménages vivant dans d’autres quartiers.
Pour en finir avec l’illustration chiffrée d’une situation catastrophique, le rapport 2006 sur les ZUS indique que dans le cadre du programme de rénovation urbaine lancé en 2003, seule la moitié des logements détruits ont été suivis de constructions nouvelles.
Fanny Costes