Bruno Le Roux : « Nous ne nous résignerons pas à un émiettement de la gauche »
La réaction de Bruno Le Roux, secrétaire national en charge des élections, après la décision de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de faire acte de candidature à l’élection présidentielle.
Comment réagissez-vous après l’annonce de Jean-Pierre Chevènement de se présenter aux élections présidentielles ?
Il s’agit là sûrement d’une déclaration d’intention. Nous ne saurions, en effet, nous résigner à un émiettement de la gauche, sans raison valable. Si Jean-Pierre Chevènement a tiré, comme nous avons su le faire, les leçons de 2002, il doit comprendre la nécessité de se mettre autour de la table pour discuter des conditions du rassemblement autour du candidat désigné par les militants socialistes.
En faisant acte de candidature, ne fait-il pas courir à la gauche le risque d’un nouvel éparpillement des voix ?
Oui, bien sûr. Depuis 2002, nous n’avons d’ailleurs eu de cesse de mettre en garde nos partenaires contre la répétition d’un tel phénomène. Jean-Pierre Chevènement doit prendre l’aspiration à l’unité de nos électeurs très au sérieux, en gardant à l’esprit que notre victoire commune – je pense, par exemple, aux régionales de 2004 – fut la conséquence de l’accord.
Les prétentions affichées par le président du MRC, en perspective des législatives, ne vous paraissent-elles pas excessives ?
En plaçant le curseur trop haut, il prend le risque de donner un sérieux coup de frein à nos discussions. Je le répète. Il y a nécessité, pour nos deux partis, de trouver un accord programmatique – nous n’en étions pas très éloignés en juillet – Et permettre ainsi, ensuite, au MRC de reconquérir des sièges à l’Assemblée.
Compte tenu des risques d’émiettement que fait courir cette décision, quelles sont les conditions d’un rassemblement de la gauche ?
Nous devons travailler pour trouver les convergences qui nous permettront un large rassemblement dès le premier tour. C’est ce travail que nous avons fait avec le PRG pour aboutir à un accord. Nous sommes prêts à le renouveler avec tous nos partenaires.
Propos recueillis par Bruno Tranchant
Concernant les négociations MRC – PS : pour faire gagner la gauche, il serait temps que la direction du PS se réveille. Car – tout de même – 5 % ce n’est pas négligeable (et supérieur au score du PRG – ndlr)…
Je crois que le numéro du MRC est dans l’annuaire, tout comme celui de la mairie de Belfort, et celui de la mairie du XIe arrondissement !
A LIRE DANS LIBERATION LE 9 NOVEMBRE – PAGE 13 :
sachant qu’on ne peut pas dire que Libé soit pro chevenement…
>
Pourquoi s’attarde-ton à discourir sur l’opportunité de la candidature de Chevènement, à qui il faut reconnapitre quelques vraies spécificités idéologiques, alors même qu’on renonce bizarrement à travailler au désistement du candidat Verts, qui a des spécificités moindres et dont le désistement serait plus facile à obtenir (il appelle déjà à voter utile au second tour : qu’il fasse donc de l’utile dès le 1er, non?)
[...] “Trouver les convergences” par Bruno Le Roux, après l’acte de candidature de JP Chevènement [...]
[...] “Trouver les convergences” par Bruno Le Roux, après l’acte de candidature de JP Chevènement [...]
je suis désolé de voir se voir à nouveau la même situation qu’en 2002 avec une multiplication des candidats de gauche. Je suis désolé de constater que le PS provoque la candidature de chevénement parce qu’il aurait mis le curseur trop haut. Je suis désolé de voir que des candidtures à des présidentielles se négocient sur le nombre de postes aux législatives et non sur un programme : leçons du référendum du 29 mai, la corse ?, les banlieues, l’éducation nationale, la défense de la laicité, l’islamisme …
Chevénement 5,33 % en 2002 est-il négligeable par rapport à tous les autres candidats dits de gauche ?
Sur le site du MRC on lit que le PRG a « droit » à une trentaite de circonscriptions, le MRC « 4″ ? , que le PS n’a pas rencontré le MRC depuis juin ? … en contracdiction avec cet article.
N.B. : petit maire rural, ayant toujours soutenu la gauche, j’avais apporté mon parrainage à J.P. chevenement en 2002 et « risque » de renouveler cette « erreur ».
, erait due à voir que
Je ne vois pas trop ce qu’il y a a négocier avec JP CHEVENEMENT?
Je suis certain que JP Chevènement sait parfaitement qu’il ne dépassera pas le 1er tour ; alors pourquoi ?
Chevènement ne représente rien, que lui-même s’il a fait 5 % en 2002 c’est dû uniquement au fait qu’il démissionnait à loisir et représentait pour certains une forme de socialisme d’opposition au candidat Jospin que des électeurs de gauche voulait « punir », par ce vote.
Lui mettre un tapis rouge comme certains de chez nous veulent le faire c’est lui redonner un certain crédit et une importance qu’il n’a absolument pas et ce serait en même temps dévaloriser notre propre candidat (e)
je me demande si l’ego de JPC que je respecte pour ses idés ne le conduiront pas à s présenter pour exister quitte à empéchr le candidat socialiste à figurer au second tour
je me demande aussi s’il y a un deuxième tour interne si Fabuis et DsK avec l’apuui de jostin ne feront ils pas alliance pour battre SR quitte aussi àa faire perdre la seule qui a la chance de battre la droite.
dans ce cas je me demande si j’irai voter , pouttant j’ai depuis toujours voté pour le candidat socialiste ( j’ai 67 ans et je connais beaucoup de relations qui feront de même
j’ai été outre par les sifflets qui par hasard ont été diffusés et qui étaient orchestrés par les amis de DSK C’est inadmissible
CAMARADES TOUS UNIS A GAUCHE NOUS REEUSSIRONS SI NOUS NOUSDISPERSONS ALORS NOUS SERONS DESSOUS . VIVE L’UNION POUR LA VICTOIRE DE LA GAUCHE UNIE
Bonjour,
Les divergences entre le PS et le MRC ne sont pas si importantes, rien n’empêche un accord programmatique entre ces deux formations.
C’est davantage une question de bonne volonté.
Pourquoi ne pas envisager une négociation au sommet entre François Hollande et Jean Pierre Chevènement ?
Electeur de JP Chevènement aux dernières présidentielles, j’en ai tiré les conséquences. Sa nouvelle candidature peut se justifier par une faiblesse de l’esprit démocratique à l’intérieur du PS. A la lumière des derniers débats, je caresse l’espoir que la maturité des militants de ce parti permettra à chacun de se rallier au ( ou à la !) meilleur candidat sans autre forme de polémique. Si M. chevènement voulait être candidat, c’est à l’intérieur du PS qu’il devait se présenter.
Après les élections présidentielles de 2002, j’avais envoyé un message sur le site internet de JP Chevènement pour lui dire que je le tenais pour responsable de la défaite de la Gauche (J’attends d’ailleurs toujours une réponse).
Effectivement, si « Jean-Pierre Chevènement a tiré, (…), les leçons de 2002, il doit comprendre la nécessité de se mettre autour de la table pour discuter des conditions du rassemblement autour du candidat désigné par les militants socialistes… »
Je n’ai pas changé d’avis. De plus, à gauche, JP Chevènement n’est pas le seul à vouloir faire trébucher le candidat socialiste.
Ces gens veulent-ils voir le FN au 2° tour, avec la victoire quasi certaine de la droite grâce aux voix du PS.
En tant que militant socialiste, cette nouvelle candidature me désole, et semble montrer que les leçons de la « Bérésina » de 2002 n’ont pas été révisées par le « Che », qui, en fait, en diminuant, une fois de plus, les chanses du (de la) candidat (e) PS, de figurer au second tour, donne – je l’espère, involontairement – un coup de main à Sarko, qui lui réservera surement un « marocain », s’il est élu!…
Comme si les velléités de « rassemblement de la gauche » (!!) pronées par l’extrême gauche (??) de MG Buffet à l’inoxydable Arlette, ne suffisaient pas à l’émiettement de l’électorat de gauche!… (en supposant qu’ils parviennent, au moins à se trouver un leader commun!…). On a, au moins, échappé à Taubira!
Iconoclaste, j’adresse une prière, politiquement très incorrecte, aux élus socialistes: réservez vos signatures pour l’inverstiture à tous les « fachos », de Villiers à Mégret, et consorts, qui sont, de la même façon, les seuls à pouvoir barrer la route du deuxième tour à Le Pen!… mais, ne la donnez pas aux acteurs potentiels d’une nouvelle « Bérésina » en 2007.
Je crains fort que JP Chevènement fasse, hélas, partie de la troupe!
Que représente aujourd’hui Chevenement ?? Est il utile de faire des concessions, je ne crois pas. Le MRC ne possede pas de député en ce moment, il me semble et les prétentions de celui-ci sont bien entendu exessives. Il ne faut pas que les discussions modifient le projet socialiste et je ne suis pas très optimiste sur la volonté de rassemblement de Chevenement.
Je ne sais qui, du MRC ou du PS, n’a toujours pas tiré les conclusions, et lesquelles, du 21 avril 2002… mais au vu de l’hostilité affichée envers Chevènement dans ces colonnes, il semblerait que les conclusions du 29 mai 2005 soient également longues à venir…