L’Hebdo des socialistes n°421

Au sommaire cette semaine :
Investiture socialiste :
après les professions de foi des candidats la semaine passée, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Ségolène Royal s’expriment sur les questions économiques et sociales et répondent à 5 questions tirées au sort de militants.
Actualité :
un an après les émeutes, la situation dans les banlieues continue de se détériorer. Delphine Batho, François Pupponi et Vincent Léna reviennent sur le bilan catastrophique de la droite et le projet socialiste pour sauver la solidarité urbaine.
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Adressé à Delphine Bertho
Je viens de lire l’hebdo sur le problèmes des banlieues. OK il y a un sérieux problème et j’approuve uniquement la proposition que tu fais qu’une commission parlementaire puisse se pencher sur le problème et prendre le temps d’écouter ceux qui ont une longue expérience de ce terrain ( J’en suis un vu mon âge et encore je suis psycho dans un Centre type CER pour 8 de ces jeunes qui cassent tout et que personne en peut supporter ) Je voudrais simplement te dire que le PS aurait intérêt à consulter plus large, à comprendre le problème autrement sinon si la gauche passe nous allons nous planter sur ce problème car je n’entends personne des pontes du PS l’ayant bien compris, cerné l’ampleur et mûri des propositions qui agissent à long terme sur le problème de société dont ces faits sont évidemment révalateurs .
Par exemple vous en faites un problème des banlieues… Vous datez de 10n ans au moins. Le phénomène de bandes organisées, structurées est présent partout en France , y compris en rural. C’est donc une question bien plus profonde que le quartier ou la précarité….
Donne moi ton e-mail je te ferai parvenir quelques écrits élarissant le problème ….
Avec mes amitiés socialistes, Jean
[...] L’Hebdo des socialistes n°421 [...]
C’est un probléme effectivement très complexe. Il y avait l’autre soir un magnifique débat sur A2 à partir du film indigénes.
Comme pour les petits italiens ou espagnols (dont je suis) la première chose qui fut faite par l’école de la république fut de nous redonner de la fierté. Oui les peuples dont étaient originaires nos pères furent de grands peuples et apportèrent au monde (même s’il faut tempérer tout cela en pensant aussi aux atrocités faites lors de conquêtes coloniales).
Nous avons appris l’histoire des pays d’origine, nous avons su aussi l’engagement que prirent nos pères en 1914 parfois et en 1939.
L’autre soir je fus sincérement étonné de voir ces jeunes arabes français confirmant que ce film leur avait révélé l’héroisme de ces « africains ». En fait il faut redonner confiance à ces jeunes et leur dire que la France ce n’est pas comme disait de Gaulle : « qu’une pute que tout le monde veut baiser », mais qu’elle est à eux parceque leurs pères et grands pères lui ont donné leur sang.
La fierté et l’estime de soi, c’est le début de l’intégration
Alain
Bonjour,
Censurer les militants qui veulent faire des commentaires sur l’hebdo, au prétexte que s’ils ne sont pas d’accord entre eux cela risque de diviser, est un mauvais calcul, ce qui divise assurément et durablement et provoque de la rancœur c’est de bâillonner les expressions…
Quand on peut débattre à armes égales et confronter ses points de vue on accepte plus facilement sa défaite et on se rallie plus facilement au candidat élu…
[...] Comme toujours à l’approche des élections, on se querelle à propos de « la dette ». M. Breton nous dit que c’est sa préoccupation majeure et dans l’Hebdo des socialistes numéro 421, qui présente les diagnostics et propositions des trois candidats possibles du PS, la dette est le première question de militant « tirée au hasard », selon un protocole sans aucun doute très scientifique. Qu’auraient fait les rédacteurs si la question tirée avait porté sur le trafic de défenses d’éléphants, on se le demande… Pour analyser les méprises habituelles sur ce sujet, je me fonderai sur les textes trouvés dans l’Hebdo précité; mais c’est juste par commodité. J’aurais certainement pu utiliser des textes de l’UMP. Le premier glissement se trouve dans l’énoncé de la question elle-même : on passe des « déficits publics » à « l’endettement de notre pays ». Evidemment, on peut, dans une synecdoque très commune en France, assimiler les administrations publiques (Etat, collectivités locales, Sécurité sociale) au « pays » – chose assez difficile à conceptualiser pour un Américain. Mais il convient de rappeler qu’il y a une grande différence entre la dette publique et la dette extérieure. [...]