Quel avenir pour l’hôpital public ?

La Fédération hospitalière de France, FHF, représentant les 1000 hôpitaux publics français ainsi que la majorité des établissements sociaux et médico-sociaux, lance dès le 18 octobre une consultation nationale sur l’avenir de notre système de santé via un blog : http://heure-h.hopital.fr. Claude Evin, président de la FHF et député PS, se félicite « d’avoir, sur les questions de santé, un dialogue citoyen avec l’ensemble des professionnels, des patients et des malades potentiels que nous sommes tous ».

La démarche de la FHF est inédite : donner la possibilité à chacun de s’exprimer pour collecter propositions et réflexions en vue d’établir une plate-forme de propositions sur l’avenir de la santé. Cette plate-forme sera présentée le 15 décembre à l’Unesco. Elle est destinée à enrichir le débat sur la santé, dans la perspective des échéances électorales présidentielles et législatives de 2007. « Je considère que la santé est, avec l’emploi, la principale préoccupation des Français » affirme Claude Evin qui insiste sur l’idée « qu’il faut sur le plan politique être beaucoup plus attentif à ces questions ». Les enjeux sont en effet colossaux : la maîtrise des dépenses, dans un contexte d’augmentation des besoins ou l’exigence d’une équité dans l’accès aux soins n’en sont que des exemples.
Ce débat citoyen réaffirme que la santé est un service public principal qui appartient à tous.
Rendez-vous donc sur ce blog qui donne, outre la possibilité de réagir, une multitude d’informations, sur notre système de santé et sur la situation de nos hôpitaux publics, claires et précises.

Ariane Vincent

http://heure-h.hopital.fr

8 réponses à “Quel avenir pour l’hôpital public ?”

  1. BENZ dit :

    Enfin un débat ou les possibles concurents se respectent et mettent principalement en avant, leur adhesion à un projet démocratiquement ellaboré . Une belle leçon de démocratie.

  2. Drieu dit :

    Oui, pour un débat où toutes les questions sont mises sur la table (management des soins, à l’hôpital, recherche clinique, développement des pôles de santé, liens soins / prévention, …) mais attention de recentrer tous ces aspects sur le service au patient. Nous sommes déjà dans une baisse de la qualité des soins (délais de plus en plus long pour des soins en cancérologie, chirurgie opératoire, externalisation du patient en psychiatrie), tout celà en raison de priorité comptable qui n’amène pas à long terme de véritables économies….

  3. GOURIN dit :

    L’organisation en poles de l’hopital peut certes permettre de répondre à certaines difficultés actuelles mais aussi de « masquer et gérer » une pénurie dans certaines disciplines tout en mettant en avant une logique de rentabilité au détriment de la mission de service public qui ne devrait pas avoir comme priorité la rentabilité mais le service rendu indispensable au bénéfice des patients. Cela laisse penser que la logique de l’organisation des sions hospitalier ne serait plus qu’une logique de management « privé ».

  4. La coordination nationale des réseaux de santé(CNR)a mis également en place un blog sur les innovations en santé afin de lancer le débat et de proposer une plateforme pour les présidentielles.

    http://blogs.cnr.asso.fr/

    UNe synthèse sera faite aucours d’un séminaire début février.

    Vous pouvez aussi accéder aux actes du congrès de la CNR:

    http://congres.cnr.asso.fr/actes/

  5. CHRISTIAN BOURQUARD dit :

    Le gouvernement vient de démanteler en douce le statut de praticien hospitalier, les nominations devenant essentiellement dépendantes du Directeur de l’hôpital et du Conseil d’Administration . C’est un grave recul. La nomination par le ministère après concours était un gage de compétence et d’impartialité dans le choix. On revient très exatement quarante ans en arrière. On voudrait détruire l’hôpital public qu’on ne s’y prendrait pas différemment.
    Quant au déficit chronique de l’hôpital public, il ne peut plus se résoudre par des économies supplémentaires; elle ont déjà été faites; on est à l’étiage pour le mombre de lits, les personnels, les moyens techniques.
    Il faut admettre l’idée que la santé va coûter plus donc nécessiter des prélèvements supplémentaires.
    Que le parti et son candidat expriment dans cette affaire des opinions courageuses.

  6. Julie dit :

    L’hopital n’est pas une entreprise, pourquoi ? parce qu’il a l’obligation d’accueillir tous les patients, SDF, gens du voyage etc, ce que ne font pas les cliniques privées. Il est injuste de comparer ce qui ne l’est pas. D’autre part prenez un pharmacien hospitalier il a passé le concours d’internat, puis le concours de praticien hospitalier. Une clinique peut se satisfaire d’un pharmacien d’officine ( bac+6), dans ce dernier cas la rémunération sera en adéquation avec le CV du candidat recruté.
    Une entreprise travaille avec des clients, pas avec des patients.
    Pourquoi pour une même intervention l’hopital vous gardera 5 jours alors qu’une clinique vous gardera 10 jours, j’ai eu à choisir entre l’hopital et le privé pour hystérectomie, j’ai choisi l’hopital, 5 jours me semblait suffisant. J’en ai déduit que si la clinique me proposait 10 jours c’était pour rentabiliser sa pseudo hotellerie, dans ce cas elle me considérait comme une cliente ce que je refuse, mais pendant ce temps la sécurité sociale intervient pour ceux qui ne font pas la différence. Les médecins scient la branche sur laquelle ils sont assis. On peut trouver bien des exemples qui nous font bondir. Les patients ont avant tout besoin de personnels de santé qualifiés, au niveau des directions il y aurait peut-être un peu de « ménage » à envisager.

  7. LEGRAND dit :

    L’hôpital de Creil en danger !

    L’hôpital public devrait permettre de garantir l’accès aux soins pour chacun, quels que soient ses moyens financiers. L’hôpital de Creil est en déficit d’environ 15 millions d’Euros avec comme conséquence une politique de restriction budgétaire qui met ses missions de santé publique en péril de fait. Nous ne remettons pas en cause le dévouement et le professionnalisme des personnels, mais bien les politiques successives d’étouffement financier de l’institution.

    En tant qu’élus, nous sommes interpellés par les habitants du bassin creillois sur les difficultés qu’ils rencontrent. Nous voyons depuis quelques années se développer les hospitalisations dans les couloirs des urgences, faute de place dans l’hôpital.
    Le temps d’attente augmente proportionnellement puisque les urgences, saturées par des patients qui pourraient être hospitalisés ailleurs, ne peuvent accueillir normalement les nouveaux arrivants. Faute de praticiens en nombre dans le Service public, c’est également le parcours du combattant pour obtenir un rendez-vous avec un spécialiste.

    D’ailleurs les médecins et les personnels urgentistes qui, à plusieurs reprises ont dénoncé ( y compris en recourant à la grève), leurs conditions de travail conduisant à des situations inhumaines pour leurs patients. Nous sommes interpellés par les conditions de travail imposées à l’ensemble des personnels qui subissent des politiques de formation très insuffisantes, engendrant un manque dramatique de personnel infirmier en particulier.

    Les choix financiers faits par l’Etat à travers l’Agence régionale d’hospitalisation nous inquiètent. Dans l’Oise, la priorité est donnée au financement public du regroupement des cliniques privées de Creil et des jockeys à Gouvieux et la rénovation de la clinique de Compiègne.Rien n’est prévu pour anticiper le vieillissement de la population et la progression de la demande de soins liée aux progrès médicaux et à la croissance de la population du bassin Creillois.

    Le projet d’extension de l’hôpital de Creil, qui prévoit 130 lits supplémentaires aux dires de la direction de l’hôpital, à l’horizon 2009, et l’adjonction d’une capacité complémentaire de 50 lits sur le site de la clinique médico-chirurgicale de Creil, ne pourront pallier que temporairement ces besoins. Ce d’autant plus que les projets sont flous. En additionnant tous les lits annoncés dans le détail, on arrive à environ 70 lits au lieu de 130. Et parmi ces lits sont comptés les lits d’hôpital de jour qui ne permettent pas d’hospitaliser des patients en attente dans les couloirs, ainsi que les 12 lits de maternité.

    Lors de discussions avec les personnels de l’hôpital, nous avons entendu leur inquiétude de la réforme hospitalière en cours (Hôpital 2007) qui vise avec la tarification à l’activité à les faire rentrer dans une logique purement comptable et à leur faire organiser eux-mêmes la restriction des soins pour rentrer dans les normes budgétaires imposées.

    Dans le même temps, l’industrie pharmaceutique engrange des profits records. C’est inadmissible ! La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital public n’est pas un jouet pour financier.

    Il est donc indispensable que l’Etat donne les moyens à l’Agence régionale de l’hospitalisation pour verser les crédits nécessaires afin de combler ce déficit. Cet appui permettra de maintenir la dynamique de développement de l’établissement et devra prendre en compte sa situation d’hôpital de recours du territoire hospitalier Sud-ouest de l’Oise.

    Nous exigeons l’arrêt de la fermeture massive des lits durant les vacances, aggravant encore davantage les difficultés rencontrées tout au long de l’année,

    Nous exigeons, enfin, une programmation budgétaire :

    - qui tienne compte de la projection des besoins de santé publique sur les années à venir.

    - qui permette aux personnels de travailler dans des conditions acceptables.

    Nous exigeons l’abrogation du plan hôpital 2007 et de la tarification à l’activité.

    Premiers signataires :

    Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire –
    Alain Blanchard, maire de St Leu, vice-président du Conseil Général –
    Jean-Claude Villemain, maire-ajoint de Creil, vice président du Conseil général,
    Eric Montès, Conseiller Régional de Picardie,
    Viviane Claux, Conseillère régionale de Picardie,
    Gérard Weyn, maire de Villers st Paul, Vice président du Conseil Général,
    Jean-Luc Dion, maire de Thiverny,
    Serge Macudzinski, maire de Saint Maximin,
    Paul Cesbron, coonseiller municipal de Creil,
    Loic Pen, médecin urgentiste de l’hôpital,
    Sylvie Poiret, laborantine, secrétaire CGT de l’ hôpital,
    Philippe Bourgeois, secrétaire FO du personnel de l’hôpital,
    Christiane Carlin, conseillère municipale de Nogent sur Oise, responsable section PCF de Creil-Nogent-Villers
    Marie-Paule Buzin, maire adjoint de Montataire,
    Claude Couallier, maire adjoint de Montataire, président du groupe communiste
    André Georgin, membre du conseil d’administration de l’hôpital,
    Elisabeth Dheilly, maire adjointe de Villers st Paul, membre du conseil d’administration de l’hôpital, Karim Laribi, médecin urgentiste de l’hôpital,
    Bruno Devergie, médecin, responsable du syndicat national des praticiens hospitaliers (SNPH), Bernard de la Sala, secrétaire de la section du PCF de Montataire,
    Jean-Paul Legrand, responsable de la section du PCF de Creil-Nogent-Villers,
    Yvette Cesbron, responsable de la section du PCF de Creil-Nogent-Villers,
    André Marin, curé de Montataire
    Michèle Goberville, aumônerie catholique de la prison de Liancourt
    Guillaume Fauchoix, fédération du PS,
    Alain Lebrun, secrétaire de l’Union départementale CGT,
    Danièle Carlier, maire-adjointe de Creil,
    Hélène Salès, conseillère municipale de Montataire,
    Stéphane Godard, maire-adjoint de Montataire, président du groupe socialiste,
    Louis Raymond, maire-adjoint de Montataire,
    Boyer Patrick, conseiller municipal de Montataire, secrétaire section PS de Montataire,
    Dominique Clérice, directeur de la base de loisirs intercommunale de saint leu d’Esserent,
    Christiane Guenneteau, retraitée Nogent sur Oise,
    Bissangou Marie-France, conseillère municipale PS de Montataire,
    Burato Colette, conseillère municipale de Montataire,
    Brahim Sébastien, responsable section PS de Montataire,
    Michel Vincent, maire-adjoint de Thiverny,
    Papinutti Jean-Pierre, conseiller municipal de Thiverny, responsable section PS,
    Bezin Dominique, conseiller municipal, secrétaire de la section PS de Thiverny
    Vandenbrock Jacky, conseiller municipal, responsable section PS de Thiverny
    Dinh Van Re Sabrina, infirmière, Montataire
    Colette Broc, Montataire,
    Dominnique Le Meliner, Creil
    Dauzet Michel, Monchy saint Eloi
    Dauzet Sylviane, Monchy Saint eloi
    Vincent Marylise, Thiverny
    Lengler Gérard, Thiverny

    Le 6 décembre, lors d’une initiative à l’hôpital, 165 personnes de Creil et de sa région ont signé cet appel